mercredi 6 janvier 2010

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20100106/064 relatif à la visite de M. Bernard Kouchner au Rwanda et en RD Congo

Le ministre français des Affaires étrangères et européennes, M. Bernard Kouchner, effectuera respectivement, du 7 au 10 janvier, une visite dans cinq pays d’Afrique : le Rwanda, la République Démocratique du Congo, la République du Congo, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire.

Ayant à l’esprit la responsabilité morale de la France dans l’opération Turquoise, Union du Congo espère que, durant son séjour au Rwanda,  M. Bernard Kouchner fera comprendre au président Paul Kagame, s’agissant de la situation régionale, la nécessité de transférer dans les meilleurs délais Laurent Nkunda à Kinshasa afin d’y être jugé pour crimes de guerre et crimes contre l’Humanité perpétrés dans l’Est de la République Démocratique du Congo.

En République Démocratique du Congo, outre la situation intérieure et la Mission des Nations (monuc), Union du Congo souhaite vivement que le chef de la diplomatie française fasse comprendre au président Joseph Kabila que la paix dans la région des Grands Lacs dépendra surtout de l’extradition de Bosco Ntaganda à La Haye afin d’y être jugé par la Cour Pénale Internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l'Humanité, ainsi que du respect des procédures judiciaires contre les auteurs de violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants en vue de l’indemnisation des victimes.

Bien entendu, Union du Congo n’ignore pas que la France, avec d’autres pays, a vaillamment porté l’idée de justice internationale dès les premiers jours. Ainsi souhaite-t-elle que M. Bernard Kouchner rappelle à ses interlocuteurs rwandais et congolais que cette justice internationale représente une véritable menace suspendue, telle l’épée de Damoclès, au-dessus de la tête des dictateurs et des génocidaires.

Le Bureau d’Union du Congo

Fait à Paris, le 6 janvier 2010

mardi 5 janvier 2010

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20100105/063 relatif à la balkanisation de la RD Congo



Le président Joseph Kabila a reconnu à juste titre, lors de sa déclaration sur l’état de la Nation et de ses vœux à la Nation, l’existence d’un complot visant à la balkanisation de la République Démocratique du Congo.
Union du Congo, qui a toujours dénoncé et démontré à travers les médias l’existence d’un agenda caché et l’imminence de son exécution à travers les groupes d’invasion – le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD) et le Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP) – soutenus  par le Rwanda et ses alliés, ne peut que se satisfaire de cet aveu présidentiel. En effet, Union du Congo tient à rappeler qu’un tel complot, bien que diligenté de l’extérieur, ne peut en aucun cas être envisagé sans la complicité à l’intérieur du pays, notamment au sommet de l’État. Des actes comme l’infiltration des ennemis du peuple congolais dans l’armée nationale, dans les services des renseignements et dans les institutions de la République confortent ce postulat.
Ne cessant d’œuvrer pour de la paix au Congo et dans la région des Grands Lacs, Union du Congo appelle instamment le peuple congolais à la vigilance et lui demande de constituer un bloc solide pour faire échec à la mainmise des éléments du CNDP sur les leviers du pouvoir congolais.

Le Bureau d’Union du Congo

Fait à Paris, le 5 janvier 2010

samedi 2 janvier 2010

Non aux violences sexuelles en République Démocratique du Congo



Rassemblement qu'Union du Congo a organisé devant le Mur de la Paix à Paris, le 21 novembre 2009, contre les violations des droits fondamentaux. Veuillez cliquer sur le lien ci-contre pour se faire une idée de ce qui a été entre autres dit : http://www.dailymotion.com/video/xbpmx4_non-aux-violences-sexuelles-en-rd-c_news

jeudi 31 décembre 2009

Le monde aime le Congo, mais pas les Congolais

Le 23 novembre la sénatrice Els Schelfhout s'est rendue pour deux semaines en République Démocratique du Congo (RDC). L'objectif de sa mission: avoir des entretiens avec plusieurs organisations et personnes de différents domaines à Kinshasa et dans l'est du pays (Kivu) et prendre connaissance de la situation actuelle en Afrique centrale afin de rassembler de bonnes informations pour ses activités parlementaires sur le Congo. Els est rentrée bien informée mais elle ressent aussi mal au cœur pour la population à l'est du Congo, qui souffre énormément et semble être oubliée.
Le monde entier aime le Congo, mais pas les Congolais.”

Kinshasa – Goma

L'est du Congo n'est pas un sujet attrayant ni dans la politique, ni dans la presse : trop loin, trop grand, trop complexe... une forte accoutumance à la souffrance humaine. Les morts après un massacre récent à Lokweti sont simplement moins intéressants qu’un assassinat par exemple à Erps-Kwerps. Ceci est bien entendu regrettable. L’intérêt pour le Congo ne rapporte rien aux élections. Après la déclaration malheureuse de l'ancien ministre des Affaires étrangères et ensuite, fin de l'année passée, quand il semblait que les affrontements à l'est du pays commençaient à compter beaucoup de victimes parmi les civils, l’information sur le Congo s’est quasi arrêtée.
Les discussions actuelles sur la RDC EN BELGIQUE se limitent principalement à deux sujets: premièrement le rapport récent de l'ONU dans lequel est retenu sélectivement que le groupe rebelle FDLR serait soutenu à partir de la Belgique, et deuxièmement un éventuel voyage du Roi Albert II au Congo dans le cadre des 50 ans d'indépendance: « VA-T-IL LE FAIRE OU PAS ?»
Estimés à six millions de morts, les victimes directes ou indirectes de la violence dans les territoires près de la frontière avec le Soudan, l'Ouganda, le Rwanda et le Burundi font partie des dommages collatéraux. Ce sont des chiffres tirés d’un rapport qui ne tardera pas à disparaître.

La richesse conduit à la pauvreté

Les provinces orientales du Congo disposent d'une immense quantité de ressources naturelles. L'est de la RDC a une terre très fertile. Les Kivus peuvent nourrir tout le Congo. Ce grenier Congolais peut également ravitailler toute l'Afrique subsaharienne. Le territoire se compose en grande partie de forêts appelées ‘les poumons verts de l’Afrique' et dispose de ressources naturelles qui alimentent l'égoïsme des prédateurs locaux et internationaux.
Mais ces terres fertiles peuvent à peine être exploitée, vu que le chemin vers les champs est parsemé de dangereuses embuscades: il arrive d’être violé aussi bien à l’allée tout comme au retour. Les poumons verts Congolais se voient déforestés. L’année passée, 23% du parc Virunga au Nord-Kivu a été coupé illégalement. Les troncs d’arbres deviennent du charbon de bois ‘makala’. Les ressources naturelles sont pillées de toute part, mais toutes ces méthodes ont un point commun : elles ne sont pas en faveur de la population. En 2008 le gouvernement congolais a recueilli 92 millions de dollars de revenus découlant de l’exploitation des ressources. Il a perdu 450 millions de dollars dû au manque d'enregistrement, au trafic, aux contrats frauduleux et à l’évasion fiscale. De 74,73 millions de dollars de taxes, le gouvernement a seulement encaissé 22 %. L’année passée, 100 kg d’or congolais ont été officiellement exploités. En réalité – selon des estimations approximatives- il s’agit de 28.000 à 30.000 kg. Selon d’autres sources au moins 90 % de l’extraction de l’or est illégalement exportée. Cobalt, coltan, casserite… Les documents ‘officieux’ indiquent que chaque camion chargé quittant la mine, perd 80 % de sa charge. En route des groupes armés prélèvent des taxes: la route menant de la mine au comptoir est occupée successivement par les FDLR (rebelles hutu), les FARDC (armée congolaise) et le CNDP (milices tutsi). Ils veulent tous une part du gâteau. Les groupes armés peuvent aussi prélever des taxes sur cigarettes, batteries, carburant etc. La population doit payer une taxe ou ‘le pizzo’. Ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas s’esposent à subir les conséquences. Les pratiques maffieuse ne sont absolument pas étrangères aux groupes rebelles. Dans la brousse, ils se retrouvent armés l’un en face de l’autre; le long de la route, ils deviennent des commerçants et hommes d’affaires.

L'opportunisme international

La communauté internationale laisse faire, bien que quelques initiatives servent d’exemples: une résolution sénatoriale et une proposition de loi aux États-Unis, des projets récents allemands et britanniques et enfin plus d’attention pour le Congo en Belgique. Mais soyons surtout réalistes: la plupart des pays avec un intérêt pour le Congo ont un plus grand intérêt à défendre : l’intérêt personnel. Ils ont développé des stratégies, l’un plus explicite et plus opportun que l’autre.
En dehors de l’Europe c’est surtout le Canada qui a des grands intérêts dans l’exploitation des ressources naturelles au Congo. Différentes multinationales sont active dans le secteur minier. En échange pour les concessions minières et toutes sortes de deals, ils offrent des services pour la reconstruction des routes et des infrastructures. La Chine a aussi le sens des affaires en RDC. Comme geste de remerciement pour un nombre des projets lucratifs, les Chinois ont promis des routes et des infrastructures. Malheureusement, ces projets ne font pas non plus la différence. Que vaut une école sans enseignants? Ou encore un hôpital sans médecins?
Au sein de l’Europe, la Grande Bretagne observe la situation en Afrique Centrale surtout à partir de Kampala et Nairobi. Avec comme importante tâche d’empêcher une éventuelle déstabilisation à partir de l’Afrique centrale. 'Oublier le passé' est le message. La culpabilité concernant le génocide rwandais a conduit à ce que le Royaume Uni se soit de plus en plus profilé comme état européen derrière le président rwandais Kagame.
Résultat : grâce au plaidoyer du conseiller personnel Tony Blair (!) le Rwanda est entré au Eastern African Community et récemment au Commenwealth. En Europe, il y a à peine une attitude critique vis-à-vis de Kagame, même si entretemps, il est connu de tous que son rôle dans le génocide n’était pas celui du cavalier blanc. Même si selon une étude – tenue secrète - de l’ONU, il semble incontestable qu’en ’97, des dizaines de milliers de hutu soient massacrés par des tutsi. Même si entretemps, il est plus que clair que les projets de Kagame dans l’est du Congo, riche et fertile, aient été très calculés. Qu’il s’agisse de l’appui au CNDP de Nkunda, du déplacement stratégique des réfugiés rwandais comme pions sur un échiquier pour annexer certains territoires congolais, de l’implication des troupes rwandaises dans ces territoire ; Kagame y agit comme bon lui semble.
Seulement quelques pays européens reconnaissent ses intentions perverses. Notre pays voisin, les Pays-Bas, a longtemps suivi la Grande Bretagne, mais récemment –sous l'influence des pays scandinaves- un processus de prise de conscience a commencé et les Pays-Bas ont diminué l’aide directe au Rwanda.
Pendant la guerre de 1998-2003, la France a fait le mauvais choix en pariant sur Jean-Pierre Bemba. A ce jour, elle a encore des problèmes avec l’arrivée du président Kabila au pouvoir.
Pendant la visite du président Sarkozy au Congo début 2009, les signes d’antipathie n’étaient donc pas un hasard. La France a pu mettre la main sur l’industrie du ciment en RDC. Les tentatives pour avoir accès aux mines d’uranium ont réussi en partie. La France est parvenue à mettre la main sur la mine de Shinkolobwe (Katanga).
La Tchéquie était un important fournisseur d’armes de la RDC. Après son adhésion à l’UE, les livraisons ont été reportées. Récemment, les relations se sont améliorées. Il y a entre autre une plus forte présence diplomatique à Kinshasa. La Suisse a tout juste découvert le Congo et réfléchit sur une politique de présence. Elle suppose qu’elle peut avoir de très grands intérêts en Afrique centrale, même s’il n’est pas encore clair de quels intérêts il s’agit. Les pays scandinaves à leur tour sont financièrement très actifs au Rwanda et en Ouganda. Le Portugal s’occupe plutôt des intérêts de son ancienne colonie l'Angola.
C’est clair: la politique vis-à-vis du Congo de la plupart des pays actifs dans la région est conduite par l’intérêt personnel. Je ne suis pas naïve : c'est donnant donnant. Mais ce qui se passe maintenant, est hallucinant : une dizaine de milliard de dollars quittent le Congo par des fuites de capitaux, par des ventes frauduleuses de propriétés publiques, par des concessions et accords douteux qui ne sont qu’en faveur d’une petite élite congolaise et qui font sourire les partenaires commerciaux. Le gouvernement congolais a ‘carte blanche’ : du cash et pas d’ingérence.
‘Bonne gouvernance’ est au Congo un terme vide et signifie : prévoir que le propre clan se porte bien. Le gouvernement congolais néglige son obligation d’organiser les services de l’état et les finances. Les fonctionnaires, les militaires, la police, les médecins, les enseignants… sont payés rarement et très peu.
Un médecin à l’Hôpital Général de Référence, hôpital public, gagne à peu près 60 dollars par mois, un chirurgien, 100 dollars. Pour un enseignant c’est à peu près la moitié. Les militaires gagnent par mois entre 50 et 80 dollars. Tous se sentent obligés de compléter ce maigre salaire. Le médecin compte ‘une visite’. Ceux qui ne peuvent pas payer sont pris en otage à l’hôpital, sans soins. L’enseignant demande le minerval. C’est pour cela que beaucoup d’enfants ne peuvent pas aller à l’école. Le militaire utilise son arme pour avoir un salaire. Et les fonctionnaires… J'entendais dire: «  Le domaine public a été privatisé entre les mains de celui qui détient le cachet officiel. »

Le Congo n’est pas gouverné : crime et impunité vont main dans la main

Presque 80 fois plus grand que la Belgique, avec un budget d’état aussi grand que celui d’une ville moyenne belge, le pays est à la dérive et victime des projets et des stratégies perfides des pays voisins perturbant à cœur joie la moitié des frontières. Victime d’un gouvernement corrompu et impuissant d’affronter les troubles internes et les tensions ethniques. L'impuissance, l'incompétence et l’indifférence sont des caractéristiques des dames et messieurs élus du peuple. Et mauvaise volonté. Leur pays est victime de toutes formes d’agression, mais cela semble ne pas les toucher. Pauvreté extrême, angoisse et incertitude, maladie et désespoir se trouvent à la base des familles brisées et de la violence domestique. Des bandes de jeunes, pillages, rébellion, esclavage, viol des femmes et hommes, recrutement et incorporation d’enfants soldats… l’insécurité est un atout. Le gouvernement donne l’impression ne pas vouloir faire quelque chose. Par exemple : le colonel Kibanga, ‘le marteau’ Ndayambase, un homme avec une réputation horrible, était arrêté de courte durée. Il a fuit au territoire des FDLR. Il était condamné à 20 ans. Aujourd'hui, il se trouve commandant au sein d’une unité CNDP, intégré dans l’armée congolaise. Les coupables sont connus, mais leurs responsabilités ne sont pas engagées. L’impunité règne.
La communauté internationale se montre impuissante. Le peu d’espoir prématuré à l’occasion de Kimya II, l’accord entre le président Jospeh Kabila et le président Paul Kagame pour désarmer les rebelles FDLR avec une action conjointe, a accouché d’une souris. L’opération Kimya II est un échec. Les FDLR se sont retirés au fond de la brousse, une zone que les combattants connaissent par cœur. Les bataillons se regroupent, renforcés par des jeunes sans aucune conscience morale, sans perspective, qui ont grandi avec violence et en manque. En cas de danger, les FDLR peuvent souvent compter sur les habitants des villages limitrophes; leurs femmes, leurs enfants, leurs familles y habitent. Les Congolais disposent de peu et souvent de rien, mais ils ont tous des téléphones mobiles. Ainsi les FDLR ont souvent une meilleure vue sur les avancées des troupes FARDC que les FARDC elles-mêmes. ‘Je ne peux quand même pas dénoncer mon beau-fils ?’ me demandait un vieux monsieur hochant de la tête. Le prix que la population civile paie pour ce genre de ‘trahison’ est élevé: pillage, viol, torture, meurtre.
La MONUC soutenait l’action conjointe de l’armée congolaise et du CNDP par la livraison de nourriture, le transport et l’évacuation médicale. Mais elle n’avait rien à faire avec le planning opérationnel. Maintenant la MONUC se retrouve entre le marteau et l’enclume. Chaque année bonne pour 1 milliards de dollars – une capacité selon certains trop insuffisante pour sa tâche – la MONUC n’a pas réussi à protéger la population civile au Kivu. Les architectes de Kimya II ont trompé la mission onusienne. Elle jouit dune mauvaise réputation de la part des ‘experts’ de l’ONU elle-même et encore une fois diffamée par la presse. Sa dernière confiance en soi diminue, aussi sous les commentaires au niveau international. Il n’est pas exclu que la MONUC fasse dans les 6 mois suivants ce que Kabila aimerait voir le plus: disparaître en silence. Cela serait une très mauvaise chose. Avec une attitude conséquente de la communauté internationale la MONUC a un rôle à jouer.
Le processus de paix est un échec. Il me semble mieux de reconnaitre cela et d’exposer les causes afin d’anticiper les conséquences. Un faux optimisme ne sert à personne, les Congolais en premier lieu.
A partir de leur cages dorées, les expatriés de l’ONU passent devant la misère des Congolais et sont trop occupés à écrire des rapports.
Ce qui caractérise les 84 organisations internationales actives à Goma, permettez-moi l’expression, c’est du protagonisme et de l’egomanagement. De grandes jeeps, avec lesquelles ils sont responsables pour de grands soucis de circulations sur les routes de Goma.
EUSEC (European Security) est la mission européenne spéciale qui fourni l’assistance à la réforme du secteur de sécurité en conseillant les autorités congolaises sur le processus d’intégration des FARDC. Elle doit également soutenir les réformes administratives de l’armée. La mission reconnaît que l’intégration du CNDP de Nkunda et de l’autre criminel, Ntaganda, dans les FARDC n’est pas une réussite. ‘Un vrai bordel’. Pendant la première partie de 2008, le CNDP se trouvait dans deux petits territoires au-dessus du lac Kivu au Nord-Kivu. Fin 2008, la présence de cette milice tutsi, soutenue par le Rwanda, s’est étendue. Aujourd’hui, on peut constater que le CNDP a la région de Masisi complètement sous son contrôle. Le CNDP disposerait encore d’un millier d’armes non enregistrées.
Kimya II n’est pas une opération militaire de l’armée congolaise, mais des Rwandais. Chez les groupes de résistances armés congolais (les ‘non rwandophones’) ; Mai Mai ; APCLS et PARECO, il y a beaucoup d’incompréhension et de colère vis-à-vis de l’accord. Il n'y a pas très longtemps, ils se battaient à côté des troupes congolaises pour repousser le CNDP. Maintenant, ce sont 'les méchants' et se livrent comme les autres aux vols, pillages, viols et tueries. La tension augmente.
EUPOL est une initiative européenne pour assister à la réforme de la police. Elle a également obtenu - à partir de Kinshasa – peu de résultats. Et puis, il y a REJUSCO, qui devrait appuyer la reconstruction de la justice… Il n’y pas d’état de droit, il n’y pas de juridiction, il n’y pas de justice. Crime et impunité vont de pair au Congo. Cela ne changera pas tant que la police, les juges et les gardiens de prison ne sont pas ou peu payés.
Si Les États-Unis et l’Europe disaient: ça suffit maintenant, ça sera fini!” Mais ils ne disent rien.

Et où sont les Belges ?

Avec un président européen, avec la présidence européenne en 2010, avec la fête de 50 ans d’indépendance au Congo… des attentes émergent. Avec notre connaissance et nos compréhensions de notre ancienne colonie, nous pouvons faire la différence.
Nous avons le choix: soit nous mobilisons nos atouts pour la journée de l’indépendance et nous envoyons des troupes d’élite au ‘Boulevard du 30 juin’, ou ils montreront à leurs collègues congolais ce qui est l’ordre et la discipline. Nous envoyons en même temps le couple royal. Assis à côté du président Kabila, ils peuvent saluer et sourire aux enfants noirs qui chantent successivement l’hymne national belge et congolais.
Soit, nous mobilisons nos atouts pour un Congo indépendant qui est capable de se gouverner soi-même, avec des tribunaux, écoles, universités, hôpitaux, routes, infrastructures, chemins de fer, ports et aéroports… Nous avons un rêve pour le Congo et pour les Congolais. Un rêve que nous changeons en ambitions réalistes.
Nous organisons des tribunaux et cours qui veillent à ce que les lois soient respectées et que les violations punies.
Nous formons une armée disciplinée, bien équipée et bien assistée: pas dans les rues, mais dans des casernes, mobilisable à tout instant et en tout lieu, lorsqu’une nécessité s’impose.
Nous désarmons les rebelles, et nous leur offrons une perspective : ‘un toit pour une arme’, la possibilité d’échanger une arme pour construire une vie.
Nous construisons une académie de police, ou hommes et femmes sont formés et proches de la population.
Nous construisons des hôpitaux, des écoles, des universités… mais pas à l’inconditionnel: médecins, infirmières, enseignants, professeurs… reçoivent un salaire acceptable et l’enseignement est gratuit.
Nous formons des douanes, nous appuyons une relance économique, en commençant par la promotion de la transparence dans le commerce des ressources naturelles. En contribuant à l’exploitation et la vente des ressources dans un cadre légal afin que les entrées bénéficient à la population. Avec la construction des fours à concentration dans lesquels les minerais bruts peuvent être transformés. Nous pouvons créer une valeur ajoutée pour l’emploi et l’économie locale. En développant l’agriculture – la vraie richesse du Congo – et les infrastructures routières, les boîtes de tomate purée ne doivent plus être importées en masse à partir de la Chine, mais les tomates cultivées sur les champs peuvent être transportées vers les villes pour consommation.
Nous organisons des programmes de soutien pour la population. Nous creusons des puis d’eaux, pour que les femmes et enfants ne doivent plus marcher des kilomètres sur des chemins dangereux pour avoir accès à de l’eau. Nous prévoyons de l’électricité pour que les femmes ne soient plus livrées à toutes sortes de dangers.
Nous formulons des objectifs au niveau macro et micro, nous établissons des bonnes pratiques qui motivent, enthousiasment et stimulent les autres pays membres de l’UE et la communauté internationale à agir unanimement.
Nous avons le choix : nous ignorons la souffrance de millions de congolais et nous n’entreprenons rien ou nous attaquons les causes en profondeur.

Espérence : ‘Que Dieu vous bénisse’

Espérence était assisse blottie sur une caisse en bois. Sa maison: une baraque de sac en plastique et des morceaux de tôles ondulées. La pluie laissait des traces par terre. Elle courbait les orteils, déformés par les longues promenades sur des pierres et pour éviter l’eau. Elle ne bougeait pas. Ensuite, elle commençait à raconter qu’elle a été veuve et responsable de la mort de son mari. Tout lui a été pris. Elle a uniquement ses enfants : cinq en total. Mais elle ne sait pas ou ils traînent. Dehors. De toute façon, elle n’a rien à leur offrir. Elle redresse ses épaules. Il y a quelques jours, elle était violée. En route pour les champs, elle a été arrêtée et coincée à terre: ‘C’étaient des hommes en uniforme’, chuchotait elle. Et soudain des larmes coulaient sur ses joues. Un moment, le monde s’arrêta...
Des opinions basées sur des entretiens avec l'ONU-MONUC, l'EUSEC, l'EUPOL, le REJUSCO, d'ONGs internationales et locales, des soeurs, des pères et des prêtes, de partout, des parlementaires et politiciens congolais, chefs locaux, propriétaires des comptoirs, des hommes d’affaires, des diplomates, des médecins, des enseignants, des soldats, des réfugiés, des enfants … et des femmes : violées, humiliées et désespérées : les éternelles victimes.

Remerciement à mes ‘compagnons de route’


Sénatrice

mercredi 23 décembre 2009

Vœux de Gaspard-Hubert Lonsi Koko, président d'Union du Congo, à la Nation congolaise

Pour écouter les Vœux, prière de cliquer sur le lien ci-contre : http://www.youtube.com/watch?v=K2YfzJk9JuI&feature=channel



Chers Compatriotes,
En cette fin d’année 2009 et à la veille de l’année 2010, j’ai éprouvé la nécessité de m’adresser à vous, en temps que représentant des associations qui composent Union du Congo, pour faire le point sur notre pays et envisager des perspectives salutaires pour notre avenir commun.
L’année 2009, qui va s’achever dans quelques jours à peine, a été rude pour un bon nombre d’entre nous. Ma pensée s’adresse particulièrement à ceux que la vie a durement éprouvé ; à ceux qui sont privés de liberté pour avoir révélé, ou seulement cherché à connaître la vérité ; à ceux qui sont malades sans pour autant bénéficier de soins appropriés ; à ceux qui n’ont pas de toit et, de ce fait, vivent dans la rue ; à ceux qui ont été atteints dans leur dignité la plus intime ; à ceux qui sont toujours sans emploi et ne savent pas comment subvenir aux besoins de leurs familles ; à ceux que l’on cantonne dans des camps, comme déplacés ou réfugiés, loin de leurs proches ; à ceux qui sont victimes d’injustices de toutes sortes ; à ceux qui se battent sur les différents fronts pour sauvegarder l’intégrité de notre territoire ; à tous les membres de la société civile qui consacrent la plus garde partie de leur temps en vue du triomphe des droits humains ; à ceux à qui l’on refuse les droits civiques parce qu’ils vivent hors de nos frontières ; à ceux à qui l’on essaie exprès de priver de la nationalité congolaise d’origine du fait de détenir une citoyenneté étrangère. Disons, une citoyenneté étrangère.

Chers Compatriotes,
En droit, les autorités en place à Kinshasa tiendront jusqu’à l’élection présidentielle et aux élections législatives de 2011 leurs pouvoirs de la représentation nationale. En fait, à l’issue des prochains scrutins, elles laisseront la place, si tel est votre souhait, aux véritables partisans de la liberté et de la souveraineté populaire.
Certes, aujourd’hui, nous sommes très inquiets, voire très angoissés, mais nous ne nous laisserons vaincre par le désespoir. De plus, il reste encore beaucoup de choses à réaliser et la République Démocratique du Congo résiste toujours à la balkanisation qu’essaient de lui imposer, par tous les moyens, certaines puissances en s’assurant des complicités internes et en se servant de nos voisins comme outils de leurs néfastes projets. De toute évidence, la foi et la volonté de consolider notre cohésion nationale seront, à n’en pas douter, les gages de notre salut.
Pourquoi résistons-nous ? C’est parce que nous combattons les injustices, les humiliations, les privations et les violations des droits fondamentaux, l’impunité dont jouissent les auteurs des crimes de guerre et crimes contre l’Humanité sans cesse perpétrés en République Démocratique du Congo. C’est surtout parce que nous sommes des hommes et des femmes épris de Paix, de vrais humanistes, des gens révoltés contre l’humiliation de l’Homme par l’Homme à l’aide des structures socio-économiques, étatiques et politiques. Ainsi sommes-nous conscients de la nécessité d’une réelle révolution culturelle, dans notre pays, en vue d’une évolution profonde des mentalités.
Beaucoup de gens partagent les avis selon lesquels il est anormal que plus de 8 millions de personnes mortes, du simple fait d’être nées congolaises, ne puissent susciter aucune indignation de la part de la communauté internationale ; il est inacceptable que l’on amnistie des gens ayant violé et continuent de violer nos femmes et nos enfants dans le but de piller nos richesses et de s’approprier nos terres ; il est incompréhensible de promouvoir des individus qui ont enrôlé de force des enfants et les ont poussés, par la suite, à utiliser les armes contre leurs parents ; il est inhumain de gagner de l’argent au moyen des actes ignominieux, pis encore, criminels.
Notre combat pour le Congo du troisième millénaire réussira parce que nous sommes convaincus d’une chose : à savoir, les transformations de notre société ne dépendront pas seulement de la prise de pouvoir, mais avant tout de notre propre prise de conscience et de l’implication des masses. À moins d’être de mauvaise foi ou complice de l’humiliation du peuple congolais, personne ne pourra mettre en doute notre légitimité à défendre les intérêts vitaux de nos compatriotes.

Chers Compatriotes,
C’est parce que nous constatons une sorte de dérives du système politique qui fonctionne au détriment de la chose publique, pas du tout pour l’intérêt de l’État, que nous exprimons avec conviction le refus de renouveler notre confiance aux élus, majorité et opposition confondues, qui, pour des raisons individuelles, confisquent notre dignité de citoyen et pénalisent notre vie quotidienne. Notre objectif primordial, c’est d’avoir recours à notre propre imagination afin de trouver des voies et moyens susceptibles de permettre au peuple congolais d’être capable, par l’information et par la formation, par le dialogue et également par les convictions politiques, de décider de son avenir. Même si demain nous parvenons aux commandes de l’État, nous échouerons dans notre mission tant que nous ne répondrons pas à cette volonté consistant à rendre les Congolaises et les Congolais les premiers responsables de la destinée de leur pays.
Ayons donc à l’esprit qu’il est impossible de lutter de manière efficace et de transformer la société en étant divisés, en étant incapables d’accoucher d’une puissante organisation en mesure de remettre en cause l’ordre injustement établi par ceux qui ont intérêt à garder le monopole de nos richesses. C’est là que se trouve le nœud de la problématique congolaise, car ceux qui sont aujourd’hui au pouvoir à Kinshasa ne sont que les exécutants de ces différents monopoles.
En tout cas, quelques questions s’imposent. Quelle voix devons-nous emprunter ? Qui veut réellement hypothéquer notre avenir ? Sur qui devons-nous compter ?
Face à ces interrogations, un seul choix, me semble-t-il, est envisageable : celui qui consiste à adopter une tactique pouvant nous permettre de gouverner politiquement pour tous les Congolais. Dans cette optique, trois possibilités s’offrent à nous : soit de conquérir à tout prix le pouvoir pour le pouvoir, soit de constituer un bloc contre le régime en place à Kinshasa afin de garantir l’accès au pouvoir, soit d’œuvrer dans le cadre de l’Union des Congolais.
J’ai fait, quant à moi, le choix de l’Union du Congo, laquelle doit être bien entendu ouverte. De plus, comment deviendrons-nous majoritaires si nous excluons ceux qui ne sont pas membres de cette Union du Congo ? Nous sommes condamnés à dépasser nos divergences, à cesser de nous regarder en chiens de faïence. Bref, à nous unir.
Je suis conscient qu’Union du Congo a une vocation qui lui permet d’être l’entité fédératrice de vos talents, de rassembler tout ce qui est épars. Car, Union du Congo se situe à la jonction des différentes aspirations pour lesquelles vous militez. Mon souhait, pour l’Année 2010, c’est que, dans l’unité, nous constituions une structure cohérente, aspirant au pouvoir politique et donc à la gestion économique de notre pays. Et si nous parvenons à réaliser cette entreprise, nous devrons être loyaux envers ceux qui ont accepté de faire cause commune avec nous et avoir conscience de nous-mêmes par rapport à ceux qui, en provenance de partout, viendront nous rejoindre.

Chers Compatriotes,
Ayant été élevé, entre autres, dans la mystique bantoue, je ne peux que croire à la force et au bienfait de nos valeurs ancestrales. Sachons que bon sang ne saurait, ou ne pourrait, mentir. Il ne peut que, malgré les coalitions de circonstances contre notre pays, faire triompher l’ordre tant préconisé par Mfumu Simon Kimbangu, Joseph Kasa-Vubu, Patrice Lumumba, Laurent-Désiré Kabila et d’autres héros nationaux.
Voilà pourquoi, agissant en communion avec la volonté divine et les esprits de nos ancêtres, notre peuple rétablira, qu’on le veule ou non, l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire congolais. Il saura apporter la paix dans la région des Grands Lacs et impulsera la dynamique économique en Afrique centrale. Mais tout ce que je viens d’évoquer ne se concrétisera que dans la conjonction du spirituel et de la volonté humaine.

Bonnes fêtes de Noël !
Que l’Année 2010 soit propice à vos attentes !
Longue vie à notre peuple !
Vive la République Démocratique du Congo, une et indivisible !

Gaspard-Hubert Lonsi Koko
Président d’Union du Congolaise
Paris, le 21 décembre 2009

Pour écouter les Vœux, prière de cliquer sur le lien ci-contre : http://www.youtube.com/watch?v=K2YfzJk9JuI&feature=channel

samedi 19 décembre 2009

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20091219/062 relatif au rattachement de l'Inspection Générale des Finances à la présidence de la RD Congo


La présidence de la République Démocratique du Congo a annoncé récemment le rattachement  de l’Inspection Générale des Finances (IGF) à ses services. En tenant tous les cordons de la bourse, la seule prérogative qui lui échappait jusque-là, le président Joseph Kabila est désormais seul maître à bord du navire Congo-Kinshasa. En effet, s’agissant du fonctionnement de l’économie nationale et des services des douanes, seul le président de la République est habilité à donner des instructions relatives à leur contrôle. L’éventualité de l’intervention de la justice par voie de réquisition pour obtenir certaines informations et le rôle attribué à l’Inspecteur général, en évoquant le statut particulier des fonctionnaires affectés à l’IGF, ne constituent aucune garantie dans la gestion des finances de l’État.

Primo, en faisant main basse sur les finances de l’État après plusieurs différents au sein de l’exécutif gouvernemental, la présidence de la République passe outre plusieurs articles de la Constitution :
- L’alinéa 3 de l’article 69 dans la mesure où le président de la République n’aura plus à assurer, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics. En effet, comment le magistrat suprême peut-il être l’arbitre de ses propres attributions ?
- Les alinéas 1, 2 et 4 de l’article 91, dans la mesure où la présidence de la République ôte au Gouvernement la possibilité d’assumer sa responsabilité relative à la politique de la Nation. De facto, non seulement il ne disposera plus de l’administration publique du point de vue des finances mais il dépendra du président de la République dans la conduite de ladite politique.
- L’article 138, car la présidence a dorénavant le pouvoir d’empêcher tout contrôle du Gouvernement par le Parlement. De ce fait, le Gouvernement est sous la menace directe du président de la République qui pourra, à tout moment, recourir au chantage à son encontre.
- L’article 146, car la présidence de la République retire au Parlement la possibilité de mettre en cause le Gouvernement, ou un membre du Gouvernement, par le vote d’une motion de censure ou de défiance.
- L’article 180, puisque la Cour des comptes ne pourra plus contrôler la gestion des finances de l’État et des biens publics conformément aux conditions fixées par la loi.
- L’alinéa 4 de l’article 181, dans la mesure où la présidence de la République ôte au Gouvernement la tutelle de la Caisse nationale de péréquation dont la mission consiste à financer des projets et programmes d’investissement public, en vue d’assurer la solidarité nationale et de corriger le déséquilibre de développement entre les provinces et entre les autres entités territoriales décentralisées.

Secundo, en cédant aux desiderata  présidentiels et en gardant un silence consentant, le Gouvernement congolais a entériné sa mise sous-tutelle par la présidence de la République.

Tertio, en ayant préféré s’inscrire aux abonnés absents, l’opposition, en ce qui la concerne, a confirmé son inexistence par rapport à la majorité présidentielle. De facto, elle partage les positions de l’Alliance pour la Majorité Présidentielle (AMP) quant à la gestion de la chose publique.

Vu les arguments évoqués supra, Union du Congo :
- dénonce vigoureusement cette reprise en main de différents services de l’État liés au fonctionnement de l’économie nationale et des services des douanes par la présidence de la République à moins de deux ans de l’élection présidentielle de 2011 ;
- prend donc à témoin le peuple congolais en lui demandant, le moment venu, de choisir des filles et fils du Congo épris de la bonne gouvernance et de l’intérêt supérieur de la Nation congolaise ;
- demande au Parlement d’oser jouer son rôle de représentant du peuple en garantissant le respect de la Constitution.

Le Bureau d’Union du Congo

Fait à Paris, le 19 décembre 2009

jeudi 17 décembre 2009

Escalade de violence en République démocratique du Congo

"Il faut une solution politique pour arrêter la violence inimaginable au Congo"
 
«Il y a eu plus de missions dans le cadre de la politique européenne de défense de sécurité en République démocratique du Congo que dans n'importe quel autre pays.
 
Ni la MONUC, mission de l'ONU depuis 2000, ni la mission de formation de l'UE EUSEC et EUPOL depuis 2005 n'ont pu entraver la violence : des milliers de personnes ont été tuées, torturées, violées, des centaines de milliers personnes ont été déplacées.




 Les troupes soutenues par les Nations Unies et l'Union européenne ont contribué à des crimes de guerre et à des atrocités contre la population civile.
 
Les conclusions du Conseil demandant la prolongation des missions de l'UE étaient erronées et le sont toujours ! La lutte contre les troupes non gouvernementales ne peut pas être considérée comme la seule stratégie pour une solution du conflit au Congo oriental. 
 
Il existe deux causes directes de l'escalade de violence récurrente. La première raison est l'exploitation des ressources du pays, et la deuxième est le fait que les pays d'Europe et de l'UE soutiennent les troupes rebelles et le gouvernement corrompu de Joseph Kabila. 
 
L'argument principal du programme européen d'éducation au Congo dit qu'il s'agit de stabilisation et de sécurité. La question est : sécurité pour qui ?
Il semble que l'UE ne signifie pas la sécurité pour les civils congolais, en particulier la sécurité des femmes et des enfants. 
 
Le programme européen d'éducation offre une stabilité uniquement au régime corrompu de Kabila, mais ce régime a plus intérêt à signer des contrats avec des sociétés minières internationales que de prendre soin du peuple congolais".
 
Par Marie-Christine Vergiat
Députée de la GUE/NGL Sabine Lösing


Congo : situation dramatique selon l'Europe



L'Union européenne a exhorté mercredi le président Joseph Kabila à faire davantage pour mettre fin aux violences contre les civils dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), se disant "préoccupée" pour "l'avenir du pays".

"Les autorités congolaises ont la responsabilité de faire en sorte que la politique de tolérance zéro (proclamée par Joseph Kabila contre les violences) ne soit pas que des mots, mais soit traduite dans la réalité", a prévenu la ministre suédoise des Affaires européennes, Cecilia Malmström, dont le pays préside l'Union européenne, devant le Parlement européen.

De son côté, le commissaire européen à l'aide au développement, l'ancien ministre belge des Affaires étrangères Karel De Gucht, a invité le chef de l'Etat congolais à faire preuve de "volonté politique" pour mettre fin à "l'impunité" des auteurs.

Il a aussi rappelé que l'Union européenne versait beaucoup d'aide humanitaire à la RDC mais laissé entendre que les pouvoirs publics n'en faisaient pas toujours le meilleur usage, vu le peu de résultats sur le terrain.

"Quel est l'intérêt de tout cela si vous n'avez pas en face de vous des interlocuteurs politiques appropriés ?", s'est-il interrogé.

Karel De Gucht a parlé de l'"énorme gâchis qu'est devenue la RDC, un pays ou presque tout est à refaire, à commencer par la reconstruction de l'Etat, dont l'absence est au coeur du problème".
Il a aussi appelé à "consolider la démocratie" dans le pays en vue des élections prévue en 2011.

Cecilia Malmström a qualifié d'"extrêmement dramatique la situation au Congo, où les droits de l'Homme sont foulés au pied et où il y a beaucoup d'actes de violences sexuelles" notamment dans l'est du pays. "Nous sommes préoccupés par l'avenir de ce pays", a-t-elle ajouté.

Le tout dernier rapport de l'ONG Human Rights Watch (HRW) sur la situation dans l'est de la RDC recommande à l'ONU de mettre en place "des stratégies de protection des civils" dans cette zone où des soldats de l'armée congolaise et des combattants rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) s'en prennent massivement à la population.

Belga

mardi 15 décembre 2009

Des ex-rebelles désertent l'armée pour rejoindre un ancien officier



Dans la province du Nord-Kivu, plusieurs centaines d'ex-rebelles du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) intégrés dans l'armée congolaise ont déserté la semaine dernière et ils seraient en train de rejoindre un officier congolais rentré au Nord-Kivu après des années d'exil en Ouganda.

Il s'agit du général Gad, un Tutsi congolais qui a participé à la première guerre du Congo au sein de l'AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo) qui a porté au pouvoir feu Laurent désiré Kabila en 1997. Cet officier n'a pas participé à la seconde guerre de l'est en 1998, il est parti s'installer en Ouganda.

Depuis un mois,selon nos sources, il a réapparu à Nyamilima au nord de Rutshuru et de Goma, la capitale provinciale. Deux colonels, ex-rebelles du CNDP intégrés dans les forces armées congolaises, ont déserté la semaine dernière avec une partie de leurs hommes pour, selon certaines sources, tenter de rejoindre le général Gad. Ce dernier aurait également pris des contacts avec les Maï Maï du groupe Lafontaine pour rallier ces miliciens locaux réticents à l'intégration.

Plus surprenant encore, des informations indiquent que le général Gad aurait reçu lundi une délégation de FDLR, les rebelles hutus rwandais que les Forces congolaises essaient de traquer. Cette alliance contre nature est elle possible ? Et dans cette hypothèse pour le moins étrange quels seraient les objectifs poursuivis ?

Quoi qu'il en soit depuis l'arrestation de Laurent Nkunda au Rwanda, certains ex-rebelles fidèles à leur chef se sentiraient laissés pour compte. Plusieurs de leurs commandants seraient plus occupés à s'enrichir qu'à tenir les troupes. Si ces informations se confirment la situation déjà très difficile au Nord-Kivu risque d'échapper totalement au gouvernement de Kinshasa.

© RFI

samedi 12 décembre 2009

BNP Paribas Fortis a vendu sa participation dans la BCDC à Forrest

BNP Paribas Fortis, l'ancienne Fortis Banque, a vendu sa participation de 25,6 % dans la Banque Commerciale du Congo (BCDC) à l'homme d'affaires George Forrest, écrit samedi De Tijd.



Un porte-parole de BNP Paribas a confirmé l'opération mais ne donne pas le montant de la transaction. La BCDC est la principale banque en RDC. La participation de l'ex-Fortis Banque, via sa filiale Belgolaise, était à vendre depuis plusieurs années. Mais l'opération n'a été clôturée qu'au cours des derniers mois.      

Fin 2008, George Forrest détenait déjà 11,55% de la BCDC. Avec ce rachat, il devient vraisemblablement le plus gros actionnaire de la BCDC. En février, il avait pu nommer deux administrateurs à la BCDC, dont l'ex-secrétaire d'Etat Pierre Chevalier.

vendredi 11 décembre 2009

Le bilan des 5 chantiers de Joseph Kabila, trois ans après son élection à la présidence de la République

Le président Joseph Kabila a totalisé, le 6 décembre 2009, trois années à la tête de la République Démocratique du Congo depuis son investiture. Le programme du gouvernement durant le mandat 2006-2011, les fameux « cinq chantiers », a également trois ans d’existence. À cet effet, Union du Congo livre au peuple congolais le constat concernant son élaboration au cours des années écoulées. Elle met donc en évidence des zones d’ombres et évoque quelques sujets d’inquiétude.

Pour prendre connaissance de la réaction d’Union du Congo, prière de cliquer ICI.

Le Bureau d’Union du Congo

Fait à Paris, le 11 décembre 2009

mercredi 9 décembre 2009

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20091209/061 relatif à la situation en cours en RD Congo

Compte tenu des injustices à l'encontre des Congolais de la diaspora et des violations des droits fondamentaux dans le territoire national, quelques fils et filles de la République Démocratique du Congo ont éprouvé la nécessité de changer le régime en place à Kinshasa. Pour atteindre cet objectif, certains ont préféré recourir aux armes, tandis que d'autres – c'est le cas d'Union du Congo – ont fait le choix de privilégier la voie des urnes.

En conséquence,

Au vu de l'impunité dont bénéficient à ces jours les individus ayant systématiquement violé les articles 5, 52, 62, 63 et 64 de la Constitution congolaise,

Au vu de la privation des droits civiques, notamment sur le plan électoral, à l'encontre des Congolais de la diaspora,

Au vu de la non-reconnaissance par le gouvernement de la double nationalité aux Congolais d'origine,

Au vu du refus du gouvernement congolais de procéder à un recensement sérieux de la population avant les prochains enjeux électoraux,

Sans forcément condamner ce qui se passe en ce moment à Dongo, dans la mesure où les autorités congolaises ont dans d'autres circonstances eu recours aux mêmes méthodes, Union du Congo suit de très près l'évolution de la situation dans l'ensemble du territoire national. Ainsi assumera-t-elle ses responsabilités, le moment venu, en vue de la sauvegarde de la cohésion nationale et de la paix en Afrique centrale.

Le Bureau d'Union du Congo

Fait à Paris, le 9 décembre 2009

Bukavu : après un abbé samedi, une religieuse assassinée à son tour lundi à Murhesa

L’Eglise catholique de Bukavu est encore en deuil. Une religieuse, la soeur Denise Kahambo Murahirwa a été tuée par balle, lundi soir à 19 h 30 locales, par des hommes armés en uniforme. Selon le responsable de la commission justice et paix de l’archidiocèse de Bukavu, les assaillants ont attaqué le monastère Notre Dame de la Clarté de Murhesa situé à 20 kilomètres de la ville de Bukavu, en territoire de Kabare, rapporte radiookapi.net

Marche pacifique à Bukavu (Archives)

Alertés, le vice-gouverneur et le commandant de la police se sont immédiatement rendus sur le lieu du drame. Un point de presse est prévu ce mardi matin par le vice-gouverneur de province tandis qu’une messe se tiendra sur place à Murhesa.

Deux religieux abattus à moins de 48 heures

L’assassinat de la soeur survient deux jours seulement après le meurtre d’un prêtre de la paroisse de Kabare. L’abbé Daniel Cizimia a été abattu lui aussi par des hommes armés dans la nuit de samedi à dimanche, dans sa chambre du couvent de la paroisse de Kabare. En signe de protestation de cet assassinat, les écoles publiques conventionnées du secteur de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel de Bukavu n’ont pas ouvert leurs portes lundi. Cet arrêt de travail irait jusqu’à l’enterrement ce mardi du prêtre assassiné. Les obsèques étaient initialement prévues lundi ont été reportées à mardi, en attendant l’arrivée à Bukavu de Mgr Maroyi. Le corps de l’abbé Cizimia est exposé à la cathédrale Notre Dame de la paix où plusieurs personnes défilent pour lui rendre leur dernier hommage. Pendant ce temps, la police continue à auditionner trois suspects. Leur évacuation de Kabare à Bukavu a entraîné dimanche la mort d’une autre personne et cinq blessés. Le drame a eu lieu au moment où la foule voulait lyncher ces suspects. Elle a été dispersée par des coups de feu, tirés à balles réelles, par des FARDC en faction à Kabare.

D’après le président provincial du Syndicat national des écoles conventionnées protestantes du Sud-Kivu, M. Munganga Muzegekwa cette décision se justifie par le fait que les assassinats se multiplient au jour le jour, sans que cela ne puisse inquiéter les gouvernants. « Nous trouvons que nous sommes en danger. Si on doit tuer un pasteur, un prêtre, de surcroît un enseignant, nous pensons qu’il y a un danger qui nous guette. Nous devons donc nous mobiliser tous, la vie humaine est sacrée, elle doit être protégée par n’importe qui, et même par le pouvoir. », déclare-t-il.

Des religieux, des journalistes, des défenseurs des droits de l’homme, sont particulièremet visés

Il faut dire que l’insécurité n’épargne aucune catégorie sociale au Sud Kivu, et plus particulièrement à Bukavu et ses environs. Déjà, en octobre 1996, l´archevêque de Bukavu, Mgr Christophe Muzirhwa, avait été abattu par les soldats de l´AFDL. Dans le domaine des droits de l’homme, en juillet 2005, on assistait à l’assassinat de l’activiste de Pascal Kabungulu, activiste des droits de l’homme bien connu. Sa perte avait suscité un émoi dans l’opinion, à Bukavu et dans tout le pays. Le procès sur cet assassinat avait été suspendu en décembre 2006, le tribunal de Bukavu s’étant déclaré incompétent. En juillet 2007, soit exactement 2 ans après la disparition brutale de Pascal Kabungulu, les activistes de droits de l’homme avaient manifesté à Kinshasa, non seulement pour exiger la réouverture du procès, mais aussi sa délocalisation, de Bukavu à Kinshasa. Depuis lors, plus rien.

Les malfaiteurs n’ont pas désarmé. Cette fois, leur nouvelle cible était des journalistes. C’est ainsi que le 13 juin 2007, Serge Maheshe, journaliste de Radio Okapi, avait été assassiné. Sa disparition attrista toute la corporation et un procès fut ouvert à Bukavu et le verdict rendu. Mais les organisations de défense des droits de l’homme et des professionnels de la presse avaient dénoncé des irrégularités dans le déroulement de ce procès. Et en novembre 2008, c’était le tour de Didace Namujimbo, un autre journaliste de Radio Okapi/Bukavu d’être abattu par des hommes armés non autrement identifiés jusqu’à ce jour. Le procès n’a jamais eu lieu. Enfin, toujours à Bukavu, Bruno Koko Chirambiza, 24 ans, journaliste présentateur du journal en Swahili à la radio Star, une radio locale émettant de Bukavu, a été tué dans la nuit de samedi à dimanche 13 aôut 2009 au quartier Kasali dans la commune de Kadutu alors qu’il rentrait chez lui.

© Radio Okapi

samedi 5 décembre 2009

Rassemblement contre les violations des droits fondamentaux



Rassemblement qu'Union du Congo a organisé devant le Mur de la Paix à Paris, le 21 novembre 2009, contre les violations des droits fondamentaux. Veuillez cliquer sur le lien ci-contre pour se faire une idée de ce qui a été entre autres dit : http://www.youtube.com/watch?v=mK4imQfniKM.

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20091205/060 relatif à l'appel des ONG en vue de l'assistance des populations congolaises en 2010

Selon un communiqué de l'Agence France Presse (AFP) daté du 4 décembre, les organisations humanitaires en République Démocratique du Congo ont lancé "un appel de fonds" de 827 millions de dollars américains en vue d’apporter de l’assistance à des "centaines de milliers de Congolais" en 2010.

Ainsi Union du Congo s'interroge-t-elle sur le bilan réel des ONG en RD Congo et sur le rôle du gouvernement congolais dans l'assistance d'urgence aux "déplacés internes" vivant dans des conditions précaires, aux populations en proie aux maladies et victimes des violences ainsi que d'abus sexuels. Il est évident que l'aide humanitaire ne pourra en aucun cas constituer une alternative à une crédible politique étatique en matière de développement.

Face à la catastrophe humanitaire en cours à l'Est de la RD Congo, la prolifération de ces organismes et leur appel de fonds devant être interprétés comme le résultat de la défaillance, voire de la démission, de l'État congolais, Union du Congo est convaincue que les solutions viendront en premier lieu de la capacité des gouvernants à mettre un terme aux récurrentes violences armées. De ce fait, Union du Congo préconise une politique efficace en vue du désarment de différentes bandes qui sévissent dans la région et de la sécurisation des frontières orientales de la République Démocratique du Congo.

Le Bureau d'Union du Congo

Fait à Paris, le 5 décembre 2009

jeudi 3 décembre 2009

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20091203/059 relatif au financement de la vaccination en RD Congo

D'après Radio Okapi, les activités de vaccination se poursuivront en République Démocratique du Congo en 2010. En effet, le gouvernement congolais a annoncé le mercredi 2 décembre le versement d’un acompte de 511 000 dollars américains à GAVI-alliance (la coalition mondiale des partenaires financiers de la vaccination). Cette organisation avait menacé de suspendre le financement des activités de vaccination en RD Congo si le gouvernement ne s'acquittait pas de sa contribution estimée à 1,3 million de dollars américains.

D'aucuns ont en mémoire le communiqué de presse daté du 25 septembre 2009, dans lequel Union du Congo avait interpellé le Parlement congolais pour qu'il dégage en urgence une ligne budgétaire en vue de la vaccination afin de permettre au gouvernement de se mettre en conformité avec les bailleurs et de prémunir ainsi la population contre les diverses maladies. Cette fois-ci, Union du Congo demande au gouvernement congolais de ne pas oublier de verser dans le compte de Gavi via l'Unicef, dans les meilleurs délais, les 739 000 dollars d'arriéré pour ne pas mettre en danger la santé de nos compatriotes.

Le Bureau d'Union du Congo

Fait à Paris, le 3 décembre 2009

mercredi 2 décembre 2009

Une autre vision pour la RD Congo




Gaspard-Hubert Lonsi Koko, invité de Robert Kongo sur Radio Vexin. Pour écouter cette émission, prière de cliquer ICI.

mardi 1 décembre 2009

Cinq questions à Gaspard-Hubert Lonsi Koko

1. Le parvis du Mur de la Paix aux Champs de Mars à Paris où Union du Congo a décidé d’organiser le 21 novembre un rassemblement pour dénoncer, encore une fois, les violences sexuelles, les crimes de guerre et les crimes contre l’Humanité en RD Congo est un symbole très fort. Pouvez-vous justifier ce choix ?

A Union du Congo, nous avons toujours été favorables à une solution humaniste par rapport aux violations des droits fondamentaux sans cesse en cours à l’Est de la RD Congo. Le Mur pour la Paix étant inspiré du Mur des Lamentations de Jérusalem, les visiteurs peuvent déposer sur place leurs messages de paix dans les interstices du Mur prévus à cet effet. Partisans de la Paix, nous avons choisi ce lieu hautement symbolique pour interpeller le gouvernement congolais et la communauté internationale par rapport au non-respect de la dignité des femmes et des enfants congolais. Notre interpellation a concerné aussi l’arrestation de Bosco Ntaganda et son extradition à la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’Humanité, ainsi que le transfert de Laurent Nkunda à Kinshasa afin d’y être jugé pour les même motifs.

2. Union du Congo a suffisamment sensibilisé l’opinion nationale et internationale à ces faits. Avez-vous l’impression de ne pas être entendu ?

Nous ne serons pas complices des actes barbares dont sont victimes nos compatriotes du simple fait d’être nés Congolais. Je pense plutôt que nous sommes très entendus et nos actions sont suivies à la loupe non seulement à Kinshasa mais aussi en Occident. J’en veux pour preuve, la présence de l’ambassadeur chargé des droits de l’Homme au Quai d’Orsay, François Zimeray, au rassemblement organisé par Union du Congo. La présence de ce diplomate est tout simplement une reconnaissance de la lutte que nous menons.

3. En effet, la présence de M. François Zimeray a été remarquée. N’est-ce pas hypocrite de la part d’un gouvernement qui n’ignore pas ce qui se passe au Congo ?

Nous avons appris, en tant que société civile, à faire de la très haute politique. Je ne pense pas que le ministère français des Affaires étrangères a dépêché l’un de ses hauts fonctionnaires par simple hypocrisie. Si le gouvernement français n’avait pas envoyé son représentant, cela aurait montré sa complicité avec les forces négatives qui cherchent à déstabiliser notre pays. Il ne faut surtout pas voir de l’hypocrisie dans la présence de son Excellence François Zimeray, mais plutôt de la reconnaissance de la France envers une structure soucieuse du bien-être du peuple congolais. Pour l’avenir de notre pays, nous devons avant tout compter sur nous-mêmes. En effet, nous devons être les premiers gardiens de nos intérêts. Si nous sommes cohérents vis-à-vis de nous-mêmes, les puissances étrangères ne pourront que prendre acte et abonder dans notre sens.

4. La diaspora congolaise ne semble-t-elle pas indifférente à ce qui se passe à l’Est du pays ?

Nos compatriotes, aussi bien ceux de la diaspora que de l’intérieur, sont très préoccupés par les tristes événements qui se déroulent dans la région du Kivu et dans la province orientale. D’ailleurs, sans le réveil de la conscience congolaise, le Congo aurait déjà été balkanisé. Tous les moyens qu’on a mobilisés n’ont pas suffi à désunir notre peuple. Avant le rassemblement devant le Mur de la Paix, nous avons parrainé au mois de septembre à Paris le concert des Bantunani pour dénoncer les violences sexuelles à l’encontre des femmes et des enfants. Nos prises de positions permettent aux opinions congolaise et internationale d’être informées sur ce drame humanitaire. Notre rôle, ainsi que celui de nos partenaires congolais, c’est de continuer à conscientiser nos populations, y compris la diaspora.

5. Au Congo, des manifestations sont également organisées pour dénoncer les mêmes faits. Certaines sont pilotées au plus haut sommet de l’Etat. Une façon de couper l’herbe sous le pied d’Union du Congo ?

C’est bon signe que les Congolais de l’intérieur prennent des initiatives consistant à dénoncer les barbaries auxquelles sont exposées nos compatriotes de l’Est. Union du Congo, en tant que société civile, ne peut qu’agir de la sorte. En revanche, il est consternant de constater que ceux qui dirigent le pays soient réduits à dénoncer ces méfaits au lieu d’agir efficacement pour les enrayer. Cela montre leur incapacité à rétablir l’ordre, à imposer la présence de l’État à travers le territoire national. Tout le monde a constaté que ces derniers temps le gouvernement ne cesse d’adopter nos propositions. C’est le cas pour la délivrance de la carte d’identité, encore faut-il que cela soit le résultat d’un recensement sérieux de la population. C’est aussi le cas pour le projet relatif à la mise en réseau des médecins, etc. Le constat est évident. Union du Congo est une véritable force de proposition pour un Congo meilleur et davantage éclairé.

PROPOS RECUEILLIS PAR ROBERT KONGO, CORRESPONDANT EN FRANCE.

Président d’Union du Congo

© Le Potentiel

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20091201/058 relatif au SIDA en RD Congo

Selon le quotidien français Le Monde, « s'il est un endroit abandonné au risque du VIH, en Afrique, c'est bien Goma, ville de l'Est de la République Démocratique du Congo ».

Effectivement, à Goma, on ne sait pas exactement le taux de prévalence de la maladie. La défaillance des ONG ne permet pas de s'appuyer sur des données fiables en vue des évaluations des progrès ou non de tous ces engagements humanitaires. Ces lacunes ont forcément des répercussions négatives sur l'approvisionnement en médicaments. Quant au gouvernement congolais, triste constat, il n'est pas en mesure, en cette journée mondiale de la lutte contre le SIDA, de faire son bilan par rapport à l'épidémie.

N'ayant aucun chiffre sur le nombre de personnes infectées par le VIH, ne connaissant pas non plus les mesures gouvernementales pour lutter efficacement contre cette pandémie, Union du Congo encourage les ONG qui œuvrent vaille que vaille sur place. En revanche, Union du Congo demande aux autorités congolaises de prendre en urgence des mesures appropriées, en vue de stabiliser la propagation du virus en RD Congo. Ainsi conseille-t-elle au gouvernement de mettre en place une vraie politique sanitaire en matière de dépistage, de sensibilisation de la population et de prévention, ainsi qu'une aide aux orphelins et victimes du VIH.

Le Bureau d'Union du Congo

Fait à Paris, le 1er décembre 2009

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20091201/057 relatif aux mouvements massifs des populations en provenance du Rwanda

Selon Radio Okapi, des mouvements massifs des populations en provenance du Rwanda s’observent de plus en plus dans les territoires de Masisi et Rutchuru depuis près de 4 mois maintenant. Ces personnes traversent clandestinement la frontière à partir de Kibumba, à une vingtaine de kilomètres au nord de Goma, sur l’axe Rutshuru. Leur nombre est estimé à ce jour à plus de 12 mille familles - sachant que ce nombre devrait être multiplié par 10, compte tenu de l’aspect élargi des familles africaines.

D’aucuns constatent la confusion dans la mesure où les personnes qui rentrent, en majorité tutsie, n’ont pas été inscrites, pour la plupart, dans les camps de réfugiés au Rwanda. En effet, comment peut-on identifier efficacement ces personnes à l’intérieur du Congo dès lors qu’elles ne détiennent aucun document fiable pouvant justifier leur appartenance à la Nation congolaise ? En tout cas, Union du Congo s’interroge sérieusement sur les raisons pour lesquelles aucune identification n’a été faite à la frontière.

En conséquence, Union du Congo demande des explications au gouvernement congolais sur les conditions et les préparatifs d’accueil des candidats au retour. Ainsi estime-t-elle que le peuple congolais doit être éclairé sur le fait que l’identification n’a pas été faite avant que les réfugiés ne franchissent la frontière nationale.

Le Bureau d’Union du Congo

Fait à Paris, le 1er décembre 2009

dimanche 29 novembre 2009

RDC : l’afflux des réfugiés venus du Rwanda soulève doute et inquiétude

L’arrivée d’environ 12.000 familles, ces derniers mois, dans les territoires de Masisi et Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu à l’est de la République démocratique du Congo (RDC), venues du Rwanda et se présentant comme des réfugiés congolais, suscite des doutes sur leur origine et fait craindre une subtile infiltration d’étrangers.

Le coordonnateur de la Commission nationale pour les réfugiés au Nord-Kivu (CNR), Laingulia Njewa, cité par une radio locale, a indiqué cette semaine à la presse que ces personnes, entrent plutôt clandestinement par la frontière à partir de Kibumba, à une vingtaine de kilomètres au nord de Goma, sur l’axe Rutshuru.

Accompagnés de leurs dépendants, du gros et petit bétail pour certains, ils se sont installés dans des villages congolais et 80% de ces populations se déclarent provenir des camps de réfugiés de Byumba et Kibuye au Rwanda, a-t-il précisé.

Laingulia Njewa tente de rassurer les populations locales, les appelant au calme, indiquant que le gouvernement se penche sur la question, afin d’identifier ces réfugiés douteux dont l’effectif n’est pas encore définitif.

Pour le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés ( HCR), il est difficile de dire avec exactitude si ces personnes sont réellement des réfugiés congolais.

"On ne connaît pas vraiment le profil de ces personnes. En tout cas, la majorité n’avait pas avec eux, des documents attestant qu’ils étaient des réfugiés. En plus, la Commission nationale des réfugiés et les autorités provinciales doivent encore vérifier pour mieux comprendre d’où ces personnes proviennent", a déclaré mercredi à Kinshasa Francesca Fontanini, administrateur chargée des relations extérieures du HCR en RDC, de retour d’une mission dans la province du Nord-Kivu.

© Xinhua

mardi 24 novembre 2009

Paris : Manifestation du 21 novembre 2009 contre les violences sexuelles faites aux femmes en RD Congo


Intervention du CRID (*)

Je remercie les organisateurs de nous accorder la parole. J’interviens ici au nom du CRID : Convention pour le République, les Institutions et le Développement. Un parti légalement enregistré en RDC et ayant participé aux deux scrutins législatifs récemment organisés : élections législatives nationales et provinciales.
Aussi discret qu’il soit, notre mouvement est connu par la plupart des participants de cette manifestation car depuis 13 ans il n’a cessé de dénoncer les crimes qui font que nous nous réunissons aujourd’hui. Il suffit de vous rappeler le nombre d’interventions faites par son président sur RFI, Africa N°1, Radio Notre Dame, Agence PANA, l’Autre Afrique et tant d’autres.
Durant ces treize années nous avons en effet dénoncé :
Le massacre de Makobola qui souvenez-vous un jour de la Saint Sylvestre alors que tout le monde célébrait le nouvel an les habitants de tout un village Makobola avaient été massacrés.
Souvenez-vous aussi que dans la foulée de la marche de l’AFDL vers Kinshasa, des femmes avaient été enterrées vivantes dans un autre village du Sud-Kivu : KASIKA.
Des images ont circulé sur les massacres de MASISI. Encore une fois c’est grâce au CRID que ces images macabres ont pu être vues malheureusement sans presque de réaction ni compassion.
Rappelez-vous également nous avons dû déplorer des massacres et traitements inhumains et dégradants, la coupure d’électricité à Kinshasa entraînant, la mort de malades et des bébés dans les hôpitaux.
L’assassinat de Mgr MUNZIHIRWA et l’exil forcé de Mgr KATALIKO font également partie de cette stratégie de déstructuration et déstabilisation de notre pays. Ces prélats ont été assassinés pour avoir prêché la paix à l’Est en dénonçant les violences et l’agression.

Cette liste macabre n’est malheureusement pas exhaustive et des violences les plus ignobles y compris la sodomisation des pères devant leurs familles, continuent encore aujourd’hui à être perpétrées sans distinction d’âge (de 7 à 77 ans) principalement dans l’Est de la RDC. L’Hôpital de Panzi à Bukavu n’a jamais été aussi surchargé.
Chers amis, participant à cette manifestation. S’il y a une seule conclusion valable à tirer de ces observations nous retiendrons objectivement la conclusion suivante : « LES MÊMES CAUSES PRODUISENT LES MÊMES EFFETS ».

Les violences perpétrées hier par les partisans de l’AFDL ou du RCD, aujourd’hui par les FDLR ou par des éléments incontrôlés des FARDC ont une justification :
Depuis 1997 nous commettons des erreurs sur les personnes
Depuis 1997 nous commettons l’erreur sur les objectifs des uns et des autres
Depuis 1997 nous nous sommes trompés d’ennemi.
Il nous appartient de faire un effort d’autocritique pour déceler ce qui ne va pas chez nous et accepter notre part de responsabilité car « CHAQUE PEUPLE A DES CHEFS QU’IL MÉRITE ».
Si nos mamans, nos grands-mères et nos sœurs ont continué à être violées pendant quinze ans, ne les avons nous pas quelque part condamné nous mêmes ?
Chers amis, chers compatriotes, nous savons tous que les responsables de ces crimes se promènent en toute liberté et certains sont parmi la classe qui gouverne notre pays depuis 17 ans ?
L’une de nos responsabilités c’est de n’avoir pas su évaluer le risque de nos choix politiques. Notre responsabilité ultime c’était d’avoir laissé à d’autres, la gestion de nos problèmes.
CECI DIT, UN HOMME AVERTI EN VAUT DEUX et ce n’est pas par hasard que nous sommes cette fois-ci plus nombreux à dénoncer ces violences faites aux femmes.
Nous aurions bien souhaité que l’on soit nombreux à célébrer la fin des atrocités. Malheureusement encore une fois c’est pour déplorer la recrudescence, la généralisation et leur caractère systématique. Je dis bien caractère systématique.
Chers amis, chers compatriotes. Nous ne soulagerons la souffrance de ces victimes que lorsque nous regarderons les bourreaux les yeux dans les yeux et leur dirons qu’ils sont responsables et qu‘ils doivent payer.
Chers compatriotes, chers amis manifestants, lorsqu’un gouvernement ne peut ou ne sait défendre ses citoyens, lorsqu’il est incapable de se constituer une armée digne de ce nom pour défendre l’intégrité du territoire national, il est considéré à minima incapable et incompétent avec toutes les conséquences qui s’en suivent. On doit aussi s’interroger si cette incompétence flagrante ne peut s’apparenter à une certaine complicité.

Les violences que connaît notre pays depuis toutes ces années ne sont qu'un symptôme du mal profond et de la disparation de l'état. L’état actuel est incapable de sécuriser son peuple car ses animateurs sont occupés par des intérêts privés et rongés par la corruption qui empêche l'avènement de vraies institutions et d'une armée républicaine.

Chers compatriotes, chers amis manifestants permettez-moi de conclure par cette comptabilité macabre que je livre à votre réflexion. Lorsqu’un soldat occidental est tué en Afghanistan, le monde s’en émeut. La RDC a perdu 7 million de civils et plusieurs centaines de femmes sont violées par jour à l’Est du pays avec ses violences ?
7 million de morts c’est la totalité de la population rwandaise
7 million de mort c’est deux fois la population du Gabon
7 millions de morts, c’est le double de la population du Togo
7 million de morts c’est la totalité de la population burundaise
7 million des morts c’est l’équivalent du Congo Brazzaville qui est rayée de la démographie africaine
Pourtant disent les dirigeants du monde, 7 million de morts c’est n’est que 9 % de la population Congolaise, il n’y a donc pas de quoi s’alarmer.
Quant aux femmes violées, leur sort a tout au plus abouti à la création d’une nouvelle activité touristique : « la visite des femmes violées » .
Pourtant des solutions existent et les instruments pour les appliquer existent. Seule la volonté politique manque.
La Cour Pénale Internationale a été créée justement pour que de telles crimes ne restent impunies et ainsi éviter leur répétition
La MONUC, force des Nations Unies est fortement présente en RDC avec des effectifs avoisinant les 20 000 hommes. Que représentent les miliciens des FDLR face à une telle force ? Les FDLR sont-ils plus forts que les talibans ?
Les institutions actuelles de la RDC sont tout de même issues des urnes. Manquent-elles de la légitimité pour prendre des mesures énergiques en vue de sécuriser le territoire national ?
Pour terminer je voudrais vous partager ma forte conviction : plus que jamais le CRID est convaincu que le peuple s’est réveillé. Et plus que jamais notre peuple a changé. 2011 sera l’année de la vérité car :
"On peut tromper une partie du peuple tout le temps,
on peut tromper tout un peuple une partie du temps,
mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps".

AU NOM DU CRID, de ses dirigeants, de tous ses militants et des victimes je vous remercie.

(*) Convention pour la République, les Institutions et le Développement.

lundi 23 novembre 2009

Paris : Rassemblement contre les violations des droits fondamentaux en RD Congo

Allocution de M. Gaspard-Hubert LONSI KOKO, Président d’Union du Congo et candidat à l’élection présidentielle de 2011, prononcée devant le Mur de la Paix à Paris, relative aux violences sexuelles, aux crimes de guerre et crimes contre l’Humanité en République Démocratique du Congo

Chers Compatriotes,
Chers Amis,

La paix en République Démocratique du Congo commence, entre autres, par le respect de la vie des femmes et des enfants, par la dignité à laquelle le peuple congolais a droit. De ce fait, ceux qui s’en prennent aux populations civiles en ayant recours au viol systématique sont coupables de crimes contre l’Humanité.

Dans le cadre des actions visant à dénoncer le silence complice à propos de ces crimes ainsi qu’à obtenir l’abrogation de la loi d’amnistie pour faits de guerre et insurrectionnels votée par le parlement sur proposition du gouvernement congolais, à Union du Congo, nous disons donc, « avec force et vigueur » :
– NON à l’utilisation massive des femmes et des enfants comme arme de guerre ;
– NON à l’impunité et à l’indifférence, s’agissant de viols des femmes et des enfants ;
– NON à la terrible torture mentale des Congolais à travers les traitements dégradants à l’encontre de leurs familles ;
– NON à la complaisance de la majorité des médias et au cynisme des firmes internationales complices de l’humiliation du peuple congolais ;
– NON aux enlèvements par les bandes armées et les criminels de guerre ;
– NON aux violations massives des droits de la personne humaine en vue du pillage des richesses et de la déstabilisation de la République Démocratique du Congo.

En conséquence, nous demandons au gouvernement congolais et à la communauté internationale :
– de faire respecter les dispositifs de la Convention (IV) de Genève du 12 août 1949 (article 27), relatifs à la protection des personnes civiles en temps de guerre, qui stipulent que les femmes seront spécialement protégées contre toute atteinte à leur honneur, et notamment contre le viol, la contrainte à la prostitution et tout attentat à leur pudeur ;
– de faire appliquer les décisions de la résolution 1820 du Conseil de sécurité des Nations Unies du 19 juin 2008 appelant à la fin des violences sexuelles contre les civils lors des conflits armés ;
– d’obtenir les sanctions à l’encontre des auteurs de violences sexuelles et l’indemnisation des victimes ;
– de garantir la paix et la sécurité dans la région des Grands Lacs.

Chers Compatriotes,
Chers Amis,

À Union du Congo, nous sommes convaincus que la diaspora congolaise ne doit pas rester indifférente à ce qui se passe à l’Est de notre pays. Son rôle ne doit pas se limiter à la seule interpellation du gouvernement congolais et de la communauté internationale. Bien au contraire, elle doit apporter sa contribution non seulement en vue de la Paix dans la région des Grands Lacs, mais aussi dans l’épanouissement socio-économique et politique de la République Démocratique du Congo.


Dans cette optique, Union du Congo réunira très prochainement les Congolaises et les Congolais de la diaspora autour d’une table pour, dans un premier temps, laver le linge sale en famille. De plus, l’union ne peut que faire la force. Ensuite, nous demanderons à nos compatriotes expatriés de s’impliquer dans un projet de société dont la finalité est le Rassemblement pour le Développement et le Progrès au Congo (RDPC). Nous tendons donc, à cet instant précis, la main à tous nos compatriotes de la diaspora, en leur offrant la possibilité de participer activement à cette merveilleuse initiative humaine.

Chers Compatriotes,
Chers Amis,

Je le dis en toute liberté absolue de conscience, que cette journée en mémoire de nos femmes et enfants violés du simple fait d’être nés Congolais renforce à jamais le lien patriotique qui nous est commun.

Que ce rassemblement, dans la capitale du pays des Droits de l’Homme et du Citoyen, autour du symbolique Mur de la Paix, soit le véritable acte fondateur qui sera à l’origine d’un Congo pacifié et vivable, d’un Congo meilleur et davantage éclairé.

Vive la République Démocratique du Congo !

Vive le peuple congolais !

Vive les Amis de la République Démocratique du Congo !

Fait à Paris, le 21 novembre 2009

PARIS : SIT-IN CONTRE LE VIOL DES CONGOLAISES AU KIVU

Samedi 21 novembre 2009 de 14 heures à 18 heures, l’Union du Congo a organisé un sit-in pour dénoncer le viol des congolaises à l’Est de la RD Congo. Accusés, les différents groupes armées, les pays qui avaient déclenché la guerre à l’Est de notre pays, et surtout les multinationales qui tirent des bénéfices énormes du pillage de nos richesses pour la fabrication des téléphones portables, des PC portables. Et indirectement tous ceux qui utilisent ces appareils teintés de sang congolais.


Parvis du mur de la paix aux champs de Mars à Paris


Samedi 21 novembre 2009 de 14 heures à 18 heures, l’Union du Congo a organisé un sit-in pour dénoncer le viol des congolaises à l’Est de la RD Congo. Accusés, les différents groupes armées, les pays qui avaient déclenché la guerre à l’Est de notre pays, et surtout les multinationales qui tirent des bénéfices énormes du pillage de nos richesses pour la fabrication des téléphones portables, des PC portables. Et indirectement tous ceux qui utilisent ces appareils teintés de sang congolais.

Une centaine de personnes ont répondu à l’appel dont des jeunes surtout.

Une confrère de RFI était là, interviewant plusieurs manifestants et bien sûr aussi monsieur Gaspard-Hubert Lonsi Koko l’organisateur.

Le ministère français des affaires étrangères a dépêché sur place monsieur François ZIMERAY, ambassadeur pour les Droits de l’Homme à quai Orsay.

Comme les représentants de différentes associations de Congolais de France, le diplomate français a fait une communication axée sur deux points : la problématique du viol des femmes à l’est de la RDC et l’impunité avec l’existence aujourd’hui de la CPI, cour pénale Internationale. (visionner vidéos plus bas)

Sur ce dernier point, quelques réactions négatives se sont exprimées parmi les manifestants. Peu de Congolais croyant en l’actuelle justice internationale.

Si la manifestation organisée par l’Union du Congo est une action louable, il est à déplorer une certaine apathie dans la communauté congolaise. Un drame aussi grave aurait dû mobiliser plus de compatriotes.

À l’avenir, les différents organisateurs de pareilles actions devraient être plus incisifs dans les campagnes préparatoires.

Nous les congolais qui vivons dans différents pays occidentaux, nous ne devons jamais nous leurrer. Nous ne pouvons avoir de la considération dans nos pays d’accueil que si nous sommes engagés dans des actions visant à améliorer la situation politique et socio-économique des nôtres, au pays.

Sacrifier son temps, son énergie, son talent et son argent pour la patrie est un devoir civique.

Qu’on ait acquis la nationalité française, belge ou américaine, nos racines sont au Congo. Un jour ou l’autre chacun de nous peut être rattrapé par les effets pervers de la catastrophe qui sévit en RD Congo.

Ne soyons pas comme ces gens qui traversent tous les jours la rivière en pirogue pour leur petit commerce, mais qui n’ont jamais voulu apprendre à nager. Le jour à la pirogue se retourne, ils crieront au secours en direction de ceux qui voulaient leur apprendre à nager. Et ce sera trop tard.


Cheik FITA

Paris, le 22 novembre 2009

Pour écouter les déclarations de l'Ambassadeur François Zimeray, prière de cliquer sur le lien lien ICI

France : Rassemblement contre les violences sexuelles en RD Congo

Société - Un groupe de personnes s'est rassemblé samedi au pied du Mur des droits de l'homme à Paris pour dénoncer les violences sexuelles contre les femmes dans l'Est de la RD Congo et pour appeler la communauté internationale à mettre fin à à cette tragédie, a constaté sur place la PANA.

"En nous réunissant ici, nous anticipons sur la Journée mondiale contre les violences sexuelles prévue lundi. Notre sit-in vise surtout à sensibiliser l'opinion internationale sur un fléau qui met en danger la dignité même de la femme et de l'enfant congolais", a déclaré à la PANA Gaspard-Hubert Lonsi Koko, principal organisateur de la manifestation.

Réunis à l'appel de l'Union du Congo, une plate-forme d'associations de la diaspora congolaise, les manifestants ont accroché deux grandes banderoles disant "non aux violences sexuelles aux femmes en RD Congo", "Non à l'impunité et à l'indifférence".

"Le viol systématique des femmes et des enfants est considéré comme arme de guerre au Congo depuis plusieurs années. Le gouvernement de Kinshasa a quasiment démissionné face à cette tragédie. Notre conscience de citoyen nous oblige à être ici aujourd'hui pour dire ça suffit", a expliqué M. Hubert Lonsi Koko.

Quelques femmes, comme Gloria Edzoutsa, sont venues au rassemblement pour dire leur horreur et apporter leur soutien aux femmes et aux enfants victimes de viols en RD Congo.

"Je suis venue ici soutenir cette cause très juste. Je suis solidaire de mes s?urs de l'Est du Congo. On ne peut pas rester indifférent face à cette situation totalement inadmissible", s'est emportée Mme Edzoutsa.

Les organisations humanitaires dénoncent régulièrement les viols massifs des femmes et des enfants dans l'est du Congo, une région en proie à la guerre civile.

Les ONG reprochent aux autorités congolaises leur inaction et leur incapacité à empêcher que certaines violations des droits de l'homme, dont des viols, soient commises par les forces armées régulières.

Paris - 21/11/2009

© PANA

jeudi 19 novembre 2009

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20091118/056 relatif à la légion d'honneur remise par la France au docteur Mukwege

L’ambassadeur de France en République Démocratique du Congo, Pierre Jacquemot, a remis le 16 novembre 2009 les insignes français de la légion d’honneur au docteur Denis Mukwege, chirurgien spécialisé dans la réparation des fistules dans la province du Sud-Kivu. Il a aussi signé le même lundi, à la demande de la ministre française des Sports, Rama Yade, une convention de financement de 100 000 euros pour l’équipement de l’hôpital Panzi que dirige Dr Mukwege.

Union du Congo remercie la France pour l’honneur qu’elle vient de faire, à travers le Dr Mukwege, à toutes les victimes de violences sexuelles perpétrées dans l’Est de la RD Congo. Ainsi ose-t-elle espérer que le Pays des Droits de l’Homme et du Citoyen, à travers ce geste, condamnera avec fermeté le non-respect des droits fondamentaux de la part des individus qui, forts de l’impunité dont ils jouissent, ne cessent de s’adonner à des actes inhumains.

En conséquence, Union du Congo demande à la France de faire la pression sur le gouvernement congolais dans le but de faciliter les poursuites judiciaires à l’encontre des auteurs de crimes contre l’Humanité dont sont victimes les femmes et les enfants congolais.

Le Bureau d'Union du Congo

Fait à Paris, le 18 novembre 2009

mercredi 18 novembre 2009

Jean-Lucien Busa se dit victime d'un véritable coup de massue

Battu par Jean-Claude Baende lors de l'élection du gouverneur de la province de l'Equateur qui a eu lieu à Mbandaka, chef-lieu de cette province le 13 novembre, le candidat du Mouvement de libération du Congo (MLC), Jean-Lucien Busa qui est déjà de retour dans la capitale, s'est confié à la presse ce lundi 16 novembre pour expliquer les causes de son échec.

C'est au Palais du peuple, siège de l'Assemblée nationale où il siège comme député nationale pour le compte de son parti qui est de l'opposition que l'honorable Busa a été aperçu hier par les journalistes après son retour de Mbandaka. Avec un air très détendu, Jean-Lucien Busa ne s'est pas fatigué a répondre aux multiples questions des groupes des journalistes qui l'abordaient chaque fois qu'ils l'apercevaient l'un (groupe) après l'autre sur les différents contours de l'élection du vendredi dernier.
Pour le candidat malheureux du MLC, toute la machine a été déjà mise en place pour contrecarrer son élection à la tête de la province de l'Equateur. Et il accuse l'Alliance de la majorité présidentielle (AMP) d'avoir actionné cette machine au profit de Jean-Claude Baende. Moyens financiers de l'Etat, services de sécurité, intimidation des électeurs députés provinciaux) avant et après l'élection ainsi que tricherie favorisée par la CEI, sont, d'après Jean-Lucien Busa autant des facteurs, mis à contribution pour faciliter l'élection de Jean-Claude Baende.

En ce qui concerne précisément la corruption des députés provinciaux, Jean-Lucien Busa a fait part de la présence à Mbandaka de la trésorière de l'AMP qui, a-t-il affirmé, aurait remis la somme de 10 mille dollars américains à chaque député provincial dont 6 mille dollars la veille de l'élection avec promesse d'en ajouter les 4 mille restant si Baende passait.

" Chaque député provincial a reçu en plus de cela, une moto et une promesse de 2 mille dollars en plus de l'émolument pendant 5 mois " a dit l'honorable Busa. Toujours dans ses accusations, il a signalé le déblocage de fonds estimés selon lui a 9 millions de dollars des caisses de l'Exécutif provincial de l'Equateur pour servir à l'élection de Baende.

Selon l'honorable Busa, les députés provinciaux de l'Equateur, ont reçu depuis Kinshasa, des menaces consistant à couper la province de tout financement provenant du gouvernement central au cas où ils voteraient pour le candidat du MLC. Voilà pourquoi au regard de tous ces faits, qu'il a mis à charge de l'AMP, Jean-Lucien Busa parle d'un véritable coup de massue de la part du pouvoir de Kinshasa, orchestré contre sa candidature.

Ainsi donc, au regard de tout cela, il s'est interrogé si l'alternance démocratique est-elle encore possible en RDC.

Charles Bofasa Djema confirme les faits

Egalement présent à Mbandaka pour soutenir Jean-Lucien Busa, le député national Charles Bofasa Djema, interrogé hier par la presse pour apporter son témoignage sur le déroulement de cette élection, a confirmé les faits de corruption des députés provinciaux de l'Equateur. Il a dit avoir été alerté à plusieurs reprises de la sortie de fonds de la Banque centrale qui, selon lui, auraient pris la direction de Mbandaka pour servir à la corruption des députés provinciaux. Il a également confirmé le cas de tricherie orchestrée selon lui par la CEI.

Selon Charles Bofasa, les députés provinciaux ont bel et bien reçu la somme de 10 mille dollars chacun en raison de 6.000 $ Us la veille de l'élection et 4.000 $ Us après.

Interrogé sur un éventuel recours par le MLC comte tenu de faits dénoncés, Charles Bofasa estime que cela ne servirait à rien, eu égard aux autres recours de ce genre qui, dans le passé, n'ont abouti à rien.

S'agissant du rapport d'une commission du Sénat chargée d'enquêter sur la gestion du gouverneur de l'Equateur, Charles Bofasa dit attendre la publication de ce rapport par le bureau du sénat pour s'y prononcer. Toutefois, a-t-il indiqué, si les faits, de détournement dont parle déjà certains journaux sont fondés, il s'est dit déçu.

F.L
Ecrit par : F.L.

vendredi 13 novembre 2009

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20091113/055 relatif à l'utilisation abusive du nom d'Union du Congo

Un lien du site d'Union du Congo a été très récemment ajouté sur la page d'accueil du site de la Maison des Congolais de l'Étranger et des Migrants (MCDEM) sans l'accord du Bureau d'Union du Congo.

Le Bureau d'Union du Congo tient à faire savoir aux Congolaises et aux Congolais que l'association qu'il représente n'a aucune affinité avec le MCDEM. De plus, bizarrement, l'utilisation du lien concernant Union du Congo sur le site de la Maison des Congolais de l'Étranger et des Migrants se fait juste au moment où M. Lonsi Koko, président d'UDC, a annoncé qu'il briguerait la magistrature suprême en 2011.

Le Bureau d'Union du Congo

Fait à Paris, le 13 novembre 2009

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20091113/054 relatif à la mise en réseau des médecins en République Démocratique du Congo

Le 3 novembre 2009, le ministre de l'Enseignement supérieur et universitaire, le professeur Mashako Mamba, a procédé du lancement “Ebale-Santé” tendant à l'amélioration de la qualité des soins de santé en République démocratique du Congo grâce au développement d'un réseau numérique des connaissances médicales. Cela permettrait aux médecins et infirmiers des cliniques universitaires de Kinshasa, Lubumbashi, Kisangani et de l'hôpital provincial général de bénéficier d'outils technologiques pour partager l'information, consulter des ressources, actualiser leurs méthodes d'enseignement et leurs pratiques médicales, participer à des réseaux de spécialistes et rationaliser la gestion des dossiers médicaux.

Dans un communiqué de presse daté du 26 septembre 2009, Union du Congo avait en effet pris acte de l'avant-projet de loi portant organisation et fonctionnement de l'enseignement national ayant été présenté par le ministre de l'Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel et ses collègues de l'Enseignement Supérieur et Universitaire, des Affaires Sociales et de la Solidarité lors du Conseil extraordinaire des ministres du mercredi 23 septembre. De plus, certaines de nos propositions – notamment le droit pour toute personne à l’éducation scolaire, l’obligation de l’enseignement primaire pour tout enfant congolais, la gratuité de l’enseignement primaire ainsi que l'introduction des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) dans l’enseignement national – ont été reprises dans le texte gouvernemental.

Pour que cet avant-projet ne reste pas un simple effet d'annonce, Union du Congo avait non seulement souhaité l'adoption et la promulgation dans l'urgence d'une loi, mais aussi suggéré que des mesures d'application puissent couronner ce processus dans un délai raisonnable.

Union du Congo affirme que le projet relatif à la mise en réseau des médecins ne sera viable que moyennant un effort massif d’éducation aux technologies numériques, tout en ayant en amont réglé le problème d’accès en permanence à l’électricité.

Le Bureau d'Union du Congo

Fait à Paris, le 13 novembre 2009

dimanche 8 novembre 2009

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20091108/053 relatif à la victoire du TP Mazembe en Championnat d'Afrique des Clubs

Le Tout Puissant Mazembe, club évoluant en première division en République Démocratique du Congo, a remporté, ce samedi 7 novembre au stade de la Kenya de Lubumbashi, la 13ème édition de la ligue des champions de la Confédération africaine de football (Caf). En effet, le club lushois, après avoir perdu au match aller (2-1), est parvenu à battre, au match retour, le club nigérian d’Heartland FC sur le score d’un but à zéro. Après 1967 et 1968, les « Badianguena » ont de nouveau atteint le sommet de l’Afrique.

Union du Congo se réjouit de cette victoire qui, dans un pays de plus en plus en perte de repaires, le sport continue à cimenter la cohésion nationale. Au nom de la diaspora congolaise de France et d'ailleurs, Union du Congo félicite les joueurs, le staff technique et les dirigeants du Tout Puissant Mazembe, sans oublier tous les supporteurs des « Badianguena ». De ce fait, Union du Congo propose que cette victoire soit dédiée aux victimes de violences sexuelles en République Démocratique du Congo.

Le Bureau d'Union du Congo

Fait à Paris, le 8 novembre 2009

mercredi 4 novembre 2009

RD Congo : élection présidentielle 2011

Dans une interview accordée à M. Robert Kongo, qui plus est le correspondant en France du journal Le Potentiel et présentateur à Radio Vexin Val-de-Seine, Gaspard-Hubert Lonsi Koko explique les raisons qui l'ont poussé à briguer la magistrature suprême lors de l'élection présidentielle de 2011 en République Démocratique du Congo. Veuillez cliquer sur le lien ci-contre pour écouter l'entretien : http://9giga.sfr.fr/n/50-2/share/LNK18784af1bd91ed368/

mardi 3 novembre 2009

Grand Rassemblement contre les violences sexuelles, les crimes de guerre et les crimes contre l’Humanité en République Démocratique du Congo



Samedi 21 novembre 2009 à 14 h 00,
Mur de la Paix (Paris 7ème)
Métro : La Motte-Picquet-Grenelle, École Militaire ou Champs de Mars-Tour Eiffel (RER C)
Bus 28, 80, 82, 92, 87 (arrêt École Militaire), Bus 42, 69, 82, 84 (arrêt Champs de Mars)

VENEZ NOMBREUX !!!

La paix en République Démocratique du Congo commence, entre autres, par le respect de la vie des femmes et des enfants, par la dignité à laquelle le peuple congolais a droit. De ce fait, nous demandons au gouvernement congolais et à la communauté internationale :
– de faire respecter les dispositifs de la Convention (IV) de Genève du 12 août 1949 (article 27), relatifs à la protection des personnes civiles en temps de guerre, qui stipulent entre autres que les femmes seront spécialement protégées contre toute atteinte à leur honneur, et notamment contre le viol, la contrainte à la prostitution et tout attentat à leur pudeur ;
– de faire appliquer les décisions de la résolution 1820 du Conseil de sécurité des Nations Unies du 19 juin 2008 appelant à la fin des violences sexuelles contre les civils lors des conflits armés ;
– d’obtenir les sanctions et l’indemnisation des victimes ;
– de procéder à l’arrestation de Bosco Ntaganda en vue de sa comparution devant le Tribunal Pénal International pour crimes contre l’Humanité ;
d’obliger le Rwanda à extrader Laurent Nkunda vers Kinshasa pour crimes de guerre et de le traduire devant le Tribunal Pénal International pour crimes contre l’Humanité ;
– de garantir la paix et la sécurité dans la région des Grands Lacs.

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Blog : http://unionducongo.blogspot.com - Site : http://unionducongo-rdc.org
E-mail : unionducongo@gmail.com
Tél. : +33 612 066 872

samedi 31 octobre 2009

RDC : Kinshasa sauve une fois de plus le soldat Ntaganda

Le gouvernement congolais ne remettra pas à la Cour pénale internationale (CPI) l'ex-chef rebelle Bosco Ntaganda, recherché pour crimes de guerre. Son porte-parole, Lambert Mende, précise que "les chicaneries autour des poursuites à engager sans délai sont de nature à infliger à ce pays fragile un remède pire que le mal". Pour Kinshasa, livrer Ntaganda compromettrait les chances de paix au Kivu. Ntaganda sauve sa tête une fois de plus... jusqu'à quand ?

ntaganda-bosco.jpgLe président Joseph Kabila avait prévenu : "la paix et la sécurité du Nord-Kivu passent avant toute chose", quitte à protéger un criminel de guerre. Depuis le début de l'année les pressions de la communauté internationale se sont multipliées, demandant au gouvernement de République démocratique du congo (RDC) de leur remettre Bosco Ntaganda, ex-chef d'état-major de la rébellion congolaise du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), intégré au grade de général dans l'armée congolaise. Officiellement assigné à des fonctions non opérationnelles, en réalité Ntaganda est un des responsables de la campagne Kimya II, engagée par les forces armées congolaises (FARDC) contre les rebelles hutus encore présents au Kivu.

© Afrikarabia

vendredi 30 octobre 2009

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20091030/052 relatif au recensement de la population et à l'octroi de la carte d'identité en RD Congo

Du point de vue administratif, la carte d'identité est la règle quasiment dans tous les pays du monde. Dans le pays où cela n'est pas le cas, il existe un registre de la population. À une époque où tout est mis en œuvre pour lutter efficacement contre le terrorisme et la grande criminalité, il est impensable que la carte d'électeur serve de carte d'identité en République Démocratique du Congo - qui plus est déstabilisé par les guerres et confronté aux tracasseries ayant trait aux déplacements des populations ainsi qu'à l'intensification des flux migratoires.

En principe, une carte d'électeur est utilisée lors d'un vote ou d'une votation. En aucun cas, elle ne peut faire office d'une pièce d'identité. Raison pour laquelle, dans n'importe quel pays démocratique, le document d'identité est exigé au moment du scrutin, en complément de la carte d'électeur.

Pour des raisons de transparence et pour éviter les fraudes aux élections locales de 2010, ainsi qu'à l'élection présidentielle et aux élections législatives de 2011 en République Démocratique du Congo, Union du Congo demande au gouvernement congolais de tout mettre en œuvre dans l'urgence en vue :
- du recensement sérieux de la population congolaise, en associant dans cette procédure les observateurs de la société civile et des partis politiques de la majorité ainsi que ceux de l'opposition ;
- de l'octroi à chaque citoyen congolais d'une carte d'identité nationale, laquelle sera exigée avec la carte d'électeur lors du scrutin.

Union du Congo souhaite que ces deux procédures soient bouclées avant le déroulement des élections locales de 2010.

Le Bureau d'Union du Congo

Fait à Paris, le 30 octobre 2009

jeudi 29 octobre 2009

Les auteurs des exactions doivent être punis "sans exceptions"


Les auteurs de tueries et de viols en République démocratique du Congo (RDC) devraient être traduits en justice "sans exceptions" qu'ils appartiennent à des groupes armés rebelles ou à l'armée régulière, a estimé mardi l'Union européenne.
Le gouvernement de Kinshasa doit "veiller, sans faire d'exceptions, à ce que les auteurs de violations du droit international aient à répondre de leurs actes", selon un document adopté par les ministres des Affaires étrangères de l'UE réunis à Luxembourg.
"Il est de la plus haute importance de mener en temps utile des enquêtes de sécurité concernant les cadres et les soldats des Forces armées de la RD Congo (FARDC)", souligne le texte.
Les FARDC, appuyées par les Casques bleus de l'ONU (Monuc), ont lancé depuis mars une vaste opération contre les rebelles hutu des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) estimés entre 4.000 et 6.000 combattants.
Les deux camps sont impliqués dans des tueries et des viols à grande échelle.
Dans un rapport accablant sur les droits de l'Homme en RDC, publié récemment, le rapporteur spécial de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires, Philip Alston, exhortait la communauté internationale d'agir pour éviter "une nouvelle effusion de sang" dans certaines régions du pays.
Au moins 5.387 cas de viols de femmes ont été rapportés dans la province du Sud-Kivu au cours des seuls six premiers mois de l'année, dont environ 90% ont été supposément commis par des groupes armés ou des forces régulières, selon l'ONU.

Source : belga

mardi 20 octobre 2009

RDC : Union du Congo relance le débat sur la nationalité

Dans un communiqué, Union du Congo demande le respect "des droits civiques des Congolais de l'extérieur et le caractère inaliénable de la nationalité congolaise d'origine ". Le problème de la nationalité congolaise sera sans doute l'un des thèmes majeurs de la présidentielle de 2011. Qui pourra voter ? Qui pourra se présenter ? Pour Union du Congo, un texte législatif doit être envisagé pour permettre à la diaspora d'exister enfin sur l'échiquier politique congolais.

Image 3.pngDans ce texte, Union du Congo revient sur l’alinéa 3 de l’article 10 de la Constitution congolaise, qui stipule : « Est Congolais d’origine, toute personne appartenant aux groupes ethniques dont les personnes et le territoire constituaient ce qui est devenu le Congo (présentement République Démocratique du Congo) à l’indépendance ». Union du Congo, fait remarquer ensuite que la République démocratique Congo (RDC) n’a "ni invalidé l’élection des étrangers d’origine congolaise lors de précédents scrutins, ni interdit aux non Congolais d’occuper des postes de responsabilité dans la fonction publique après avoir pris connaissance de ces cas non conformes à l’alinéa 1 de l’article 10 de la Constitution".

Il est temps, déclare la formation politique, "de lever les obstacles techniques qui privent les Congolais de la diaspora de leurs droits constitutionnels et de modifier l’alinéa 1 de l’article 10 de la Constitution congolaise". L'organisation menée par Gaspard-Hubert Lonsi Koko demande donc à Évariste Boshab, président de l’Assemblée nationale, "de proposer très prochainement aux honorables parlementaires le débat en vue de l’adoption des dispositifs relatifs :
– d’une part, au droit de vote et d’éligibilité des Congolais de la diaspora aux élections législatives, sénatoriales et à l’élection présidentielle ;
– d’autre part, à la reconnaissance de la double nationalité aux Congolais d’origine détenant une nationalité d’un pays étranger
".

Rappelons enfin, que Gaspard-Hubert Lonsi Koko s'est dernièrement déclaré candidat aux prochaines élections présidentielles de 2011 en RDC. Et comme de nombreux congolais de la diaspora, l'alinéa 3 de l'article 10 de la Constitution congolaise, pourrait lui fermer les portes du scrutin. En dehors du cas personnel de monsieur Lonsi Koko, une vraie clarification sur les droits civiques des Congolais de l'extérieur, serait salutaire et apaiserait, sans nul doute, le débat.

Christophe Rigaud

© Afrikarabia

lundi 19 octobre 2009

Concert de sensibilisation à Paris


Michel N’Zau et son groupe les Bantunani dénoncent les violences sexuelles faites aux femmes dans le Kivu

A l’initiative de l’artiste musicien Michel N’Zau et à son groupe les Bantunani, en partenariat avec Union des Patriotes de la Diaspora Congolaise (UPDC) et Union du Congo (UDC), un concert était organisé le mercredi 14 octobre dernier à la Bellevilloise, dans le 20ème arrondissement de Paris pour dénoncer les violences sexuelles faites aux femmes dans la région du Kivu, en République démocratique du Congo.
Près d’une centaine de personnes ont participé au concert de sensibilisation à la Bellevilloise, dans le 20ème arrondissement de Paris, organisé par l’artiste musicien Michel N’Zau et son groupe les Bantunani, en partenariat avec Union des Patriotes de la Diaspora Congolaise (UPDC) et Union du Congo (UDC).
L’objectif était de dénoncer avec force et vigueur les violences sexuelles faites aux femmes dans la région du Kivu afin de sensibiliser les médias et l’opinion internationale sur les exactions menées par les différents groupes armés qui opèrent sur cette partie du territoire congolais.
« Il est vraiment dommage que les médias, sur le plan international, ne fasse pas toujours échos de ce qui se passe dans cette région, notamment les violences faites aux femmes comme le viol qui continue d’être perpétré dans l’ignorance. Il y a comme une sorte d’omerta sur cette affaire », a regretté Kcraescence Paulusi, secrétaire général d’Union du Congo.
Et d’ajouter : « Le viol est utilisé dans cette région comme une arme de guerre. Pour contrer cette arme, nous utilisons la musique qui est également une arme devant nous servir à faire entendre cette cause. Le temps n’est plus à la réflexion, mais à l’action pour combattre cette ignominie qui dure depuis 15 ans ».


Pour le leader du groupe les Bantunani, Michel N’Zau, son engagement ne se limite pas seulement à faire de la musique, c’est aussi un acte politique pour que ce qui se passe au Kivu ne tombe pas dans l’oubli, et n’a pas hésité de parler de génocide : « Il y a un génocide. On veut nous faire croire qu’il s’agit d’une guerre tribale, c’est faux. On tue des vies tous les jours, mais personne n’en parle. Il y a derrière tout cela des enjeux économiques très importants. Mon rôle d’artiste engagé est de dénoncer tous ces faits », a-t-il expliqué.
L’intervention de Mme Jeanne Kasongo, présidente de la fondation Shalupe, basée aux Etats-Unis, évoquant les cas des violences sexuelles et les horreurs dont sont victimes les femmes dans la région du Kivu, a ému le public.
Pour corroborer ses propos, une vidéo a été projetée, montrant des images qui relèvent de la barbarie ; diaporama au vu duquel Maman Jeanne, comme on l’appelle affectueusement, n’a pu retenir ses larmes. L’indignation et l’exaspération étaient à leur comble. « C’est à nous congolais de prendre conscience de ce qui se passe chez nous. Essayons de trouver des solutions que nous pouvons proposer aux décideurs, si je peux les appeler ainsi, pour aider le Congo. Si nous continuons à croiser les bras comme si rien ne se passait, il n’y aura pas de changement », a-t-elle déclaré d’une voix trouble.
Emboîtant le pas aux organisateurs, les artistes musiciens invités à agrémenter cet événement, notamment Batista, Leila, Mama’s Mule, Adek Dark, Ace Drony… ont vilipendé, dans le bref discours qu’ils prononcèrent chacun pour la circonstance, les actions menées par les ennemis intérieurs et extérieurs du Congo dont l’objectif avéré est la déstabilisation de ce pays.
Présente à cette soirée, la chanteuse Faya Tess n’a pu contenir son sentiment : « Je suis très touchée, les mots me manquent… Croyez- moi, ce qui se passe dans cette région m’interpelle au plus haut point, car je suis une femme et congolaise de surcroît. On a l’impression d’être impuissant et de n’avoir aucune solution à ce qui se passe au Kivu. C’est vraiment triste » s’est-elle indignée.

EBLOUISSANT DONA MOBETI

Malgré la grippe qui le terrassait, l’artiste musicien Dona Mobeti, a tenu à participer à cet événement qui ne pouvait laisser indifférent le commun des mortels, dit-il. Le patron du groupe Cavacha a égayé le public en interprétant « Chérie Kadetti », chanson phare de son nouvel album qui porte le même nom.
L’homme est une véritable machine à spectacle et a du talent. Ce virtuose de la de la danse, enchaînant tour à tour le déhanchement et les pas acrobatiques dont il détient seul le secret, a «gagné» à l’applaudimètre. Vêtu d’un magnifique ensemble smoking noir, le commandant de la base missile du village Molokaï n’a pas perdu de sa superbe. « Il est éblouissant ! », a lancé un jeune homme qui était parmi l’assistance.


Un concert exceptionnel pour une cause exceptionnelle, cet événement fera date. Les organisateurs ont réussi là un coup de maître. « Je pense que la réussite a été au rendez-vous. Je suis content de constater que les médias ont répondu nombreux à notre invitation pour relayer le message », s’est réjoui Kcraescence Paulusi.
L’activisme n’est jamais un défaut si la cause défendue est justifiée. Et si les Congolais de la diaspora multipliaient ce genre d’initiative ?

Robert Kongo, correspondant en France

© Le Potentiel

dimanche 18 octobre 2009

Pour les droits civiques des Congolais de l'étranger et le caractère inaliénable de la nationalité congolaise d'origine

Primo, les Congolais vivant à l’étranger sont des citoyens à part entière. De ce fait, il est évident qu’il faille leur rendre leurs droits civiques.

Secundo, l’alinéa 3 de l’article 10 de la Constitution congolaise stipule ceci : « Est Congolais d’origine, toute personne appartenant aux groupes ethniques dont les personnes et le territoire constituaient ce qui est devenu le Congo (présentement République Démocratique du Congo) à l’indépendance ».

Tertio, l’État congolais n’a ni invalidé l’élection des étrangers d’origine congolaise lors de précédents scrutins, ni interdit aux non Congolais d’occuper des postes de responsabilité dans la fonction publique après avoir pris connaissance de ces cas non conformes à l’alinéa 1 de l’article 10 de la Constitution.

Vu le fait que les Congolais de la diaspora, en tant que citoyens à part entière, doivent bénéficier des mêmes droits que leurs compatriotes vivant dans le territoire national,

Vu la reconnaissance de la nationalité congolaise d’origine telle que définie dans l’alinéa 3 de l’article 10 de la Constitution congolaise,

Vu le principe juridique selon lequel le fait précède la loi,

Il y a lieu de lever les obstacles techniques qui privent les Congolais de la diaspora de leurs droits constitutionnels et de modifier l’alinéa 1 de l’article 10 de la Constitution congolaise en ces termes : « La nationalité congolaise est une et exclusive. Néanmoins, le principe d’unicité et d’exclusivité ne concerne pas les détenteurs de la nationalité congolaise d’origine. » En conséquence,

Nous, Congolais de la diaspora,

Nous, Congolais d’origine détenant une nationalité d’un pays étranger,

Nous, parents de nationalité congolaise des enfants nés sur le sol d’un pays dont la nationalité s’acquiert par le droit du sol,

Nous, amis de la République Démocratique du Congo,

Demandons à M. Évariste Boshab, président de l’Assemblée nationale, de proposer très prochainement aux honorables parlementaires le débat en vue de l’adoption des dispositifs relatifs :
– d’une part, au droit de vote et d’éligibilité des Congolais de la diaspora aux élections législatives, sénatoriales et à l’élection présidentielle ;
– d’autre part, à la reconnaissance de la double nationalité aux Congolais d’origine détenant une nationalité d’un pays étranger.

Pour signer cette pétition : http://5259.lapetition.be

vendredi 16 octobre 2009

Le plaidoyer d’Union du Congo pour une armée républicaine et performante

Union du Congo dans une réunion à Paris.

Gaspard-Hubert Lonsi Koko, président d’Union du Congo et candidat à l’élection présidentielle de 2011, s’est entretenu avec le journaliste congolais Lilo Miango sur la future armée congolaise. Mouvement Ngambo Na Ngambo livre donc aux Internautes le point de vue de cet homme de conviction, dont la vision politique présage d’excellentes perspectives pour la République Démocratique du Congo.

Comment Union du Congo voit-elle la future armée congolaise ?

Contrairement à ceux qui, de 1965 à nos jours, ont sans arrêt préconisé que « soda azali monguna ya civil», à Union du Congo, nous sommes convaincus de l’utilité d’une armée de conscription, qui plus est à l’image de la diversité congolaise. Connaissant la nécessité de l’armée de métier pour des raisons liées à la fois à la gestion d’armements de plus en plus sophistiqués et à une grande compétence professionnelle, nous estimons qu’une bonne synthèse entre les deux – c'est-à-dire entre l'armée de conscription et l'armée de métier – accouchera d’une armée républicaine qui assurera avec patriotisme la défense nationale. Avec Union du Congo, « soda akokoma ndeko ya civil».

À vous entendre parler, on a l’impression que vous avez des reproches à faire aux Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ?

Après une séance de travail au Sénat belge :
Lonsi Koko et la Belge Patricia de Moulin (Bruxelles).


Je ne reproche rien à nos vaillants soldats. Au contraire, je dénonce la désorganisation de la chaîne de commandement de notre armée. Nous savons tous que le commandant suprême a sabordé l’armée congolaise pour satisfaire des accords ficelés secrètement avec ceux qui veulent à tout prix faire main basse sur la région du Kivu. C’est parce qu’il existe des contrats méconnus du peuple congolais – du moins de ses représentants – relatifs à la déstabilisation du Congo, que tout est entrepris pour ne pas reconstruire notre armée. Si l’armée congolaise n’arrive pas à remplir convenablement ses missions, c’est à cause du dysfonctionnement volontaire dans la chaîne de commandement. Trouvez-vous normal le fait que le Chef de l’État a confié l’opération militaire conjointement menée dans le Kivu par les armées rwandaise et congolaise, allusion à l’opération Umoja wetu, à un inspecteur général de la police et non au chef d’état-major de l’armée ?

Pensez-vous que le chef suprême doit être à la fois au four et au moulin ?

Pas forcément. Mais il doit surtout veiller à ce que l’armée nationale ne représente pas, aux yeux de quelques officiers, une pompe à finances. À cause de ce laxisme, les détournements de soldes, de fournitures et de matériels militaires, de rations alimentaires destinées aux troupes sont fréquents et constituent la cause du découragement et du comportement peu glorieux des éléments des FARDC dans l’Est du pays.

D’aucuns se rappellent les lamentations de nos soldats sur le manque d’approvisionnement en nourriture, durant les opération sur les différents fronts. Dans le meilleur des cas, nos militaires ne mangent pas convenablement. Dans le pire des cas, ils meurent de faim. Ainsi est-il très regrettable que nos soldats, en pleine guerre en vue de la défense nationale, manquent de produits de première nécessité comme la nourriture qui n’est nullement un luxe pour un combattant.

Les conséquences de l’impunité au sein de la hiérarchie de l’armée nationale sont très inquiétantes, s’agissant de la souveraineté politique et de l’intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo. Le peuple congolais est en droit de se demander à qui l’affaiblissement des FARDC sert en premier.

Qui a intérêt, aujourd’hui, à ce que les éléments de l’armée nationale en pleine restructuration au Nord-Kivu depuis l’intégration des anciens miliciens du Congrès National pour l’Indépendance du Congo (CNDP), sans consultation des institutions idoines, soient affamés ? Quelle assurance une armée congolaise au moral très bas peut-elle donner aux anciens miliciens qui gagnaient leur vie en ayant recours aux armes ? Voilà les questions auxquelles Union du Congo compte répondre.

Et alors ? Quelles sont les réponses à ces questions ?

Guy Pululu (g.) et Lonsi Koko, membres de l'Union du Congo.

Ayons à l’esprit que tout pays qui ne veut pas se retrouver avec l’armée de son voisin doit obligatoirement disposer de sa propre armée – celle-ci devant être davantage formée et respectueuse des valeurs républicaines. Voilà pourquoi Union du Congo convoquera les états généraux des forces armées congolaises, l’objectif étant de mettre en place une cellule de gestion de la chose publique, de revaloriser les anciennes bases militaires afin de réintroduire les régions militaires dans le dispositif de la défense nationale et de les rendre autonomes par rapport aux actions régionales.

Union du Congo tient beaucoup à une armée citoyenne qui puisse refléter la diversité des populations congolaises.

Pour atteindre ce but, nous préconisons la réintégration dans notre armée non seulement des Forces Armées Zaïroises (FAZ), mais aussi des anciens gendarmes katangais – ainsi que la nouvelle génération qui en est l’émanation – basés en Angola. Outre le fait de rendre obligatoire le service militaire pour les jeunes Congolais de sexe masculin âgés de 18 à 30 ans, à l’exception de ceux qui ont une charge parentale, nous estimons qu’un effectif d’au moins 500 000 militaires compétents au sein d’une armée nationale pluridisciplinaire sera capable de défendre le territoire national en cas d’agression et de participer à la construction des infrastructures en temps de paix.

Lilo Miango, rédaction/Paris.

© Mouvement Ngambo na Ngambo

Génocide et violences sexuelles en RD Congo


Concert groove donné par les Bantunani, en partenariat avec Union du Congo, en soutien aux femmes et enfants victimes de violences sexuelles en RD Congo. Le journal télévisée de TV5 monde revient sur l'événement. Veillez cliquer sur le lien ci-contre pour en prendre connaissance : http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1909-L_actualite_en_video.htm?jt=jt_afrique

lundi 12 octobre 2009

COLLOQUE LES GRANDS LACS


Samedi 21 et Dimanche 22 novembre sur le campus de l'ESSEC à Cergy

L'association Colloques Les Grands Lacs et la chaire Entrepreneuriat sociale de l'ESSEC sont heureuses de vous convier au premier colloque Les Grands Lacs :

« CULTURE ET DÉVELOPPEMENT : L'AFRIQUE, BERCEAU DE L'HUMANITÉ, TERREAU D'UNE HUMANITÉ NOUVELLE »

1 DÉBAT pour une meilleure connaissance de l'Afrique

19 INTERVENANTS, universitaires et acteurs de l'économie sociale et solidaire

4 TABLES RONDES pour croiser les regards : sociologues, politologues, négociateurs, économistes, entrepreneurs, juristes, journalistes, géographes, médecins...

UN TEMPS CONVIVIAL pour créer des ponts entre la solidarité internationale et l'entrepreneuriat social, entre les initiatives du monde associatif et la recherche académique

2 JOURS pour découvrir, comprendre et faire connaître auprès des collectivités locales des actions concrètes et originales de développement social entre la diaspora africaine et le pays d'accueil

Contacts :

ESSEC
Claire Morkel
Tél. : 01 34 43 32 08
E-mail : morkel@essec.fr

Colloque Les Grands Lacs
Ghyslaine Blanchard
Tél. : 06 99 04 19 75
E-mail : colloquelesgrandslacs@gmail.com

Autres renseignements :
http://sites.google.com/site/premiercolloquelesgrandslacs

dimanche 11 octobre 2009

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20091011/051 relatif aux expulsions survenues respectivement en Angola, au Congo-Brazzaville et au Congo-Kinshasa

Ces derniers jours, la tension est montée d'une part entre l'Angola et le Congo-Kinshasa, et, d'autre part, entre le Congo-Kinshasa et le Congo-Brazzaville. En effet, chacun ayant réagi à la décision prise par l'autre, les trois pays ont réciproquement expulsé les étrangers (angolais, congolais de Kinshasa et congolais de Brazzaville) de leurs territoires nationaux. Rappelons que la République Démocratique du Congo est à la fois membre de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), au même titre que l'Angola, et de la Communauté économique des États d'Afrique centrale (CEEAC), au même titre que le Congo-Brazzaville.

En vertu de l'unité du royaume Kongo, Union du Congo demande aux autorités angolaises ainsi qu'à celles du Congo-Brazzaville et du Congo-Kinshasa de privilégier la diplomatie afin de mettre en place une réelle politique commune en matière d’immigration et, dans la même optique, de matérialiser officiellement une union douanière entre les trois pays. De plus, il est très important, du point de vue économique et géostratégique, de consolider les liens bantouphones.

Le Bureau d'Union du Congo

Fait à Paris, le 11 octobre 2009

vendredi 9 octobre 2009

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 200091009/050 relatif au prix Nobel de la paix 2009

Union du Congo applaudit la décision du comité norvégien du prix Nobel d'attribuer le prix Nobel de la paix 2009 au président américain Barack Obama pour ses efforts extraordinaires en faveur du renforcement de la diplomatie et de la coopération internationale entre les peuples.

Union du Congo souhaite que, conformément à l'Appel qu'elle a lancé sur l'avenir de la République Démocratique du Congo (cf. http://lapetition.be/en-ligne/petition-4784.html), le président Barack Obama demande à l’administration américaine :
- de se désolidariser de tous les gouvernements qui remercient les auteurs des crimes de guerre et crimes contre l'Humanité perpétrés à l'Est de la République Démocratique du Congo soit en les incorporant dans les institutions étatiques, soit en refusant leur extradition pour les mettre à l’abri des jugements ;
- de soutenir le peuple congolais dans son combat en vue du respect des droits fondamentaux et d’un vrai processus démocratique ;
- de retirer son assistance aux pays qui participent, d’une manière ou d’une autre, à la déstabilisation de la République Démocratique du Congo ;
- d’exiger des gouvernements congolais et rwandais d’une part l’extradition de Laurent Nkunda vers Kinshasa et, d’autre part, l’arrestation de Bosco Ntaganda en vue de son extradition vers la Cour Pénale Internationale ;
- de reconnaître qu’une vraie réconciliation est le fruit de l’entente naturelle entre deux peuples et non entre seulement deux chefs d'Etats ;
- de soutenir le dialogue inter-rwandais et inter-ougandais en vue d’une paix durable dans la région des Grands Lacs.

Dans la même otique, Union du Congo espère pouvoir compter sur le soutien du président Obama au combat, qui plus est noble, que mène le peuple congolais en vue de la reconnaissance par l'opinion internationale du génocide congolais et de la mise en place d'un Tribunal International pour le Congo.

Le Bureau d'Union du Congo

Fait à Paris, le 9 octobre 2009

mercredi 30 septembre 2009

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20090930/049 relatif à la réforme de l'armée nationale congolaise

Dans un premier temps, Union du Congo contactera prochainement les partenaires, en matière de coopération militaire, de la République Démocratique du Congo – la Belgique (l'armée belge représentant le socle de l'armée congolaise), l'Allemagne, les États-Unis d'Amérique et la France – avant de tirer les conclusions sur la réforme des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC).

Néanmoins, dans l'attente des entretiens évoqués supra, Union du Congo livre à l'attention du peuple congolais et de la communauté internationale les pistes de réflexion sur une armée nationale congolaise. Ainsi préconise-t-elle de :
- convoquer les états généraux des forces armées congolaises auxquels participeront toutes les composantes congolaises, sans exception, concernées par le domaine militaire ;
- créer une cellule de gestion de la chose publique, laquelle est devenue le fonds de commerce de certains officiers de l'armée congolaise ;
- réutiliser et revaloriser les anciennes bases militaires ;
- réintroduire les régions militaires dans le dispositif de la défense nationale et les rendre autonomes par rapport aux actions régionales ;
- réintégrer dans l'armée congolaise non seulement les FAZ (Forces Armées Zaïroises), mais aussi les anciens gendarmes katangais basés en Angola ; il en va de même de l'intégration de la nouvelle génération desdits gendarmes katangais ;
- rendre obligatoire le service militaire pour les jeunes Congolais, de sexe masculin, âgés de 18 à 30 ans – exception étant faite pour ceux qui assument une charge parentale ;
- réintroduire dans la vie civile toutes les personnes devenues militaires par concours de circonstance et penser à les former en vue de leur insertion (ou réinsertion) dans d'autres domaines ;
- réévaluer les compétences de l'élite (les gradés) des FARDC et revoir les modalités d'accession aux grades d'officier ;
- se pencher sur l'installation d'Africom à la frontière entre la RD Congo et le Rwanda, l'objectif étant de l'installer sur l'une des anciennes bases militaires déjà existantes.

La situation catastrophique en cours à l'Est de la République Démocratique du Congo ne peut laisser indifférente Union du Congo. Ainsi est-elle favorable à une armée de métier, en mesure de défendre à tout moment et dans n'importe quelle circonstance le territoire national. L'idée d'armée de conscription trouve donc son profondément dans l'exigence d'une grande compétence et d'une performance professionnelle.

Le Bureau d'Union du Congo

Fait à Paris, le 30 septembre 2009

dimanche 27 septembre 2009

ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO : APPEL À L’UNITÉ DE LA DIASPORA

Chers Compatriotes,

Depuis quelques décennies, on ne cesse d’humilier injustement le peuple congolais, de le blesser en raison de la situation géostratégique et des immenses ressources dont regorge la République Démocratique du Congo. Je dis mon admiration aux Congolaises et aux Congolais, à leur égard comme à la résistance qu’ils sont en train d’opposer à ceux qui ne nous veulent pas que du bien. En tout cas, je remercie à nouveau notre peuple pour le courage qui l’anime.

Toutefois, nous sommes conscients des obstacles qui restent à franchir. En effet, même si à l’heure actuelle nous avons fait échouer les projets relatifs à la balkanisation de notre pays, les résultats ne sont pas encore à la hauteur de nos souhaits. De plus, l’autonomie politique et la prospérité économique du Congo sont des objectifs que beaucoup d’entre nous se sont donnés.

Face à la dramatique situation que traverse notre pays, j’ai longtemps interrogé ma conscience. Faut-il s’abstenir ? Faut-il seulement critiquer à longueur de journées, sans proposer quoi que ce soit de constructif ? Faut-il abdiquer et laisser d’autres personnes n’ayant aucun lien ancestral avec le Congo nous diriger, infiltrer toutes nos institutions ? Faut-il se taire face au machiavélique plan consistant à priver certains Congolais de leur nationalité d’origine ? Faut-il se contenter de la politique qui consiste à refuser à dessein aux Congolais de la diaspora leurs droits civiques afin de les écarter des affaires du pays ?

Ceux qui sont actuellement au pouvoir à Kinshasa ne sont pas assurés que la gestion des affaires du pays depuis juin 2006 leur permettra de se faire élire de nouveau. Faire l’impasse sur l’élection présidentielle de 2011, c’est cautionné leur maintien. Voilà pourquoi le peuple congolais doit mettre à profit le peu de temps qui reste d’ici à l’échéance présidentielle de 2011. Ce peu de temps doit être utilisé à tenter de gagner à tout prix les prochaines batailles. Mais nous les remporterons seulement si nous bousculons l’ordre imposé par le gouvernement de Kinshasa et ses complices. Bien évidemment, nous ne pourrons obtenir gain de cause si nos bases sont dispersées.

Alors, croiser les bras ou agir ? Après réflexion, j’ai pris la résolution de me présenter, en tant que candidat issu de la diaspora congolaise, toutes tendances confondues, à la prochaine élection présidentielle. Ce n’est pas que je veux m’imposer comme tel, mais il faut savoir ce que l’on compte faire pour son peuple et également le rôle que l’on veut jouer pour un Congo meilleur et davantage éclairé.

Chers Compatriotes,

Surtout prenez garde, car des millions de nos concitoyens attendent beaucoup de nous qui vivons à l’extérieur du pays et représentons, pour la majorité d’entre eux, l’espoir d’un avenir meilleur. Face au complot et à la stratégie mise en place par ceux qui, aujourd’hui, ne cessent de conduire notre pays dans l’impasse, si aucun membre de la diaspora n’ose briguer la magistrature suprême, nos compatriotes désespérés n’auront pas d’autre choix que de se tourner en 2011 vers ceux qui ne cessent d’hypothéquer leur avenir. Nous sommes donc les seuls à pouvoir empêcher que ce scénario catastrophique se réalise, à la fois pour nos compatriotes restés au pays et pour nous-mêmes.

Nous avons un grand devoir. Devoir d’État, mais aussi celui de rassembler et non de jouer chacun pour soi. Je tiens beaucoup à ce que nous consolidions la fraternité et vivifions l’espoir. Il nous faut donc du courage et de la constance. J’estime que, cela va de soi, nous devons savoir maintenir notre unité dans la diversité, la préserver pour une victoire qui sera celle de nos idées, celles des catégories sociales dont nous sommes les interprètes. Certes, il ne nous reste plus qu’à nous battre, unis, contre vents et marées. C’est, au fond, la meilleure façon de montrer à l’opinion internationale que nous sommes déterminés à prendre en main la destinée de notre beau et riche pays.

Voilà pourquoi je propose à nos compatriotes de la diaspora, au-delà d’Union du Congo que je préside, de se joindre à ma candidature pour constituer très prochainement un noyau cohérent, vigoureux, en mesure de matérialiser la volonté politique plus qu’une simple aventure humaine.

Vive le peuple congolais !

Vive la République Démocratique du Congo !

Gaspard-Hubert Lonsi Koko

Fait à Paris, le 27 septembre 2009

Contacts :
Tél. : 0033 612 066 872
E-mail : lonsikoko75015@gmail.com


Nota Bene : Une équipe de campagne va très bientôt être mise en place. Que les responsables d'associations et de partis politiques, les Congolais de la diaspora qui pensent pouvoir apporter leur contribution à cette candidature, se manifestent (cf. cordonnées ci-dessus).

samedi 26 septembre 2009

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20090926/048 relatif à l'avant-projet de loi portant organisation et fonctionnement de l'enseignement national

Union du Congo a pris acte de l'avant-projet de loi portant organisation et fonctionnement de l'enseignement national ayant été présenté par le ministre de l'Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel et ses collègues de l'Enseignement Supérieur et Universitaire, des Affaires Sociales et de la Solidarité lors du Conseil extraordinaire des ministres du mercredi 23 septembre. De plus, certaines de nos propositions - notamment le droit pour toute personne à l’éducation scolaire, l’obligation de l’enseignement primaire pour tout enfant congolais, la gratuité de l’enseignement primaire ainsi que l'introduction de la technologie de l’information et de la communication (TIC) dans l’enseignement national - sont reprises dans le texte gouvernemental.

Pour que cet avant-projet ne reste pas un simple effet d'annonce, Union du Congo souhaite qu'une loi soit très prochainement adoptée et promulguée, que les mesures d'application couronnent ce processus dans un délai raisonnable.

Le Bureau d'Union du Congo

Fait à Paris, le 26 septembre 2009

vendredi 25 septembre 2009

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20090925/047 relatif à la vaccination de la population congolaise

Selon la Radio Okapi, le gouvernement congolais doit payer la quotité de 1 300 000 USD aux bailleurs de fonds du Programme élargi de vaccination (Pev) avant le mois de novembre prochain. Faute de quoi, la République Démocratique du Congo se verra couper de tout financement pour la vaccination.

La santé devant être l'une des priorités nationales, Union du Congo demande au gouvernement congolais de verser avant l'échéance les 1,3 million USD dans le compte de Gavis, via l'Unicef, afin d'éviter la suspension par cet organisme international de l'aide relative à l'achat des vaccins.

Dans la même optique, Union du Congo interpelle le Parlement pour qu'il dégage en urgence une ligne budgétaire en vue de la vaccination – l'objectif étant de permettre au gouvernement de se mettre en conformité avec les bailleurs et de prémunir ainsi la population contre les diverses maladies.

Le Bureau d'Union du Congo

Fait à Paris, le 25 septembre 2009

La RDC appelée à verser 1 300 000 USD pour sauver le programme de vaccination

Le gouvernement congolais doit payer la quotité de 1 300 000 USD aux bailleurs de fonds du Programme élargi de vaccination (Pev) avant le mois de novembre prochain. Faute de quoi, le pays se verra couper de tout financement pour la vaccination. Pour ce faire, le Pev intensifie son plaidoyer pour que l’Etat congolais budgétise ce programme, rapporte radiookapi.net

«Nous avons 1,3 million de dollars américains que nous devons comme quote-part pour lesquels nous n’avons encore rien donné. La menace c’est que d’ici à novembre, si la RDC n’arrivait pas à verser les 1,3 million dans le compte de Gavis via l’Unicef, Gavis va arrêter de l’aider pour acheter les vaccins. Dans presque tous les pays, la vaccination est une affaire des communautés. Il faut donc obtenir une ligne budgétaire essentiellement consacrée à la vaccination ; étant donné que la vaccination est assurée à 100 % sur le financement extérieur et celui-ci est devenu conditionnel au payement de la quotité. Donc, lors que nous n’assurons pas le co-financement, les bailleurs vont arrêter non seulement de nous financer pour la vaccination ; mais vont couper tout. Et donc, nous allons revenir à zéro. Imaginez-vous, si la population congolaise n’est vaccinée contre toutes ces maladies, on peut voir cette population diminuer dans moins de 10 ans», redoute le directeur de Pev, le docteur André Kasogo.

Sur 53 pays d’Afrique, rappelle-t-on, seuls la RDC et le soudan dépendent encore totalement des financements extérieurs en matière de vaccination.

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jeudi 24 septembre 2009

Les BANTUNANI EN CONCERT A LA BELLEVILLOISE - BANDE ANNONCE

Franc congolais : la dégringolade se poursuit

La dépréciation de la monnaie nationale congolaise s’amplifie sur le marché de change. Depuis mardi, 870 francs s'échangent contre un dollar américain. Et la courbe ne va peut-être pas s'arrêter là. Ce nouveau glissement annihile les efforts de la Banque centrale de vendre les devises aux banques commerciales pour stabiliser justement ce marché au profit du franc congolais, rapporte radiookapi.net

Une table de cambiste à Kinshasa

Parmi les causes de cette dégringolade, les analystes citent, entre autres, la demande très élevée des devises étrangères par les importateurs et la dollarisation de toutes les transactions. A ce stade, Michel Losembe, représentant des banques commerciales en RDC ne voit pas de solution immédiate pour retrouver la stabilité de la monnaie congolaise. « Il n’y a pas de solution immédiate au taux de change. Des actions ponctuelles que le gouvernement peut prendre ne peuvent que calmer la surchauffe. Elles ne peuvent pas résoudre de manière pérenne la stabilité du franc congolais, tant qu’il n’y aura pas derrière une économie solide », explique le banquier.

Donc, pour Michel Losembe, la porte de sortie reste une reprise graduelle des activités économiques. Et pour ce faire, il faut de la part du gouvernement améliorer certaines de ses politiques d’orientation économique et assainir le climat d’affaires. C’est à ces conditions, fait-il savoir, que le secteur privé local et international pourra être amené à se relancer dans les investissements. « En ce moment là, il y a une demande intérieure qui se fait et qui sollicite la valeur du franc congolais et le remet dans une situation de stabilité et de soutenabilité plus efficaces et moins volatiles », souligne Michel Losembe.

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