Plate-forme d'associations congolaises et associées œuvrant pour la solidarité internationale, le développement durable - économique et culturel - ainsi que la paix en République Démocratique du Congo. Site : http://unionducongo-rdc.org - E-mail : unionducongo@gmail.com - N° de dossier Préfecture de Paris : 00189343 P - N° d'ordre : 08/4523
mercredi 6 novembre 2013
RD Congo : Une victoire militaire à confirmer diplomatiquement
samedi 12 octobre 2013
Vers une autonomie administrative d'une portion u Nord-Kivu en RD Congo ?
Le fief du M23
Gaspard-Hubert Lonsi Koko
© Jolpress
mardi 19 février 2013
Dialogue national : réenchanter le rêve congolais
Robert Kongo
© Le Potentiel
jeudi 20 décembre 2012
Le devenir de la RDC, de Kampala à Kinshasa
L’épée de Damoclès
En réalité, le Mouvement du M23 a commis une erreur fatale en ayant pris la ville de Goma. Son entrée dans la capitale du Nord-Kivu a permis non seulement de mettre en mauvaise posture la Monusco, donc la communauté internationale, mais surtout de montrer les appuis extérieurs dont il bénéficie. En conséquence, les forces onusiennes sont contraintes de prouver qu’ils n’agissent pas de connivence avec les parrains du M23 tout comme la communauté internationale est obligée de les sermonner. Le coup de fil du président Barack Obama à son homologue Paul Kagamé en est l’illustration.À Kampala, la délégation en provenance de Kinshasa doit surtout avancer des arguments susceptibles de lever le voile sur l’identification des éléments qui constituent le M23. S’ils sont Congolais, leur sort sera donc réglé par les tribunaux nationaux pour violation des articles 63, 64, 64, 65, 66, 67 de la Constitution et pour haute trahison. Dans le cas contraire, cela démontrera l’agression de la République Démocratique du Congo par des forces étrangères – aussi bien continentales qu’extracontinentales. La capitale ougandaise restera donc, dans tous les cas de figure, l’épée de Damoclès suspendue sur la tête du M23.
L’inconscience de la classe politique
L’inexistence de l’État et la crise politique permettent indéniablement la déstabilisation de la République Démocratique du Congo. Les agresseurs profitent de la mésentente et des divergences entre les Congolais pour souffler le chaud et le froid. À cela, il faudra ajouter la double posture de l’exécutif congolais à entretenir des relations dangereuses avec des voisins de l’Est et l’incapacité de l’opposition institutionnelle à se servir pleinement des prérogatives que lui confère la Constitution. Cette inconscience de la classe politique ne fait que fragiliser le pays et l’exposer davantage aux appétits voraces, aux relents d’expansionnisme et de pillage, des voisins pauvres et confinés dans un espace réduit. Il faudra donc un sursaut patriotique pour sortir le Congo-Kinshasa de l’impasse dans lequel on l’a parqué pour mieux l’achever.Le dialogue inclusif citoyen
Les pourparlers de Kampala devront permettre à Kinshasa de faire échouer les projets de balkanisation en externalisant les négociations. Mais les Congolais, confrontés à une situation tragique dans laquelle les véritables agresseurs sont juges et parties, ne pourront s’en tirer à bon compte qu’à l’aide d’un dialogue inclusif citoyen. Bien entendu, le sursaut patriotique leur permettra tout d’abord de lever l’équivoque sur la légitimité et l’illégitime des uns et des autres, ou alors de se mettre d’accord sur le fonctionnement du pays à court terme – l’objectif étant de poser les bases solides en vue de la cohésion nationale, de la fin du génocide congolais ainsi que des élections crédibles et transparentes. Ce sera la seule façon de mettre en place des institutions républicaines. Toutes les forces vives de la Nation, y compris celles qui œuvrent en dehors des frontières nationales, doivent être associées à cette palabre entre Congolais.Gaspard-Hubert Lonsi Koko
© Jolpress
À lire aussi :
- La cohésionale, condition sine qua non pour l'unité de la RDC ;
- Cinq question à Gaspard-Hubert Lonsi Koko ;
- RDC : l’aveu d’impuissance d’Augustin Matata Ponyo ;
- Le combat pour la RDC du troisième millénaire.
vendredi 30 novembre 2012
Guerre au Nord-Kivu
| Ils combattent "pour l'intérêt supérieur de la nation" |
A l’initiative de quelques partis politiques congolais , une conférence de presse sur la guerre au Nord-Kivu s’est tenue mercredi 28 novembre à Paris. Soucieux de l’ampleur que prend la crise dans la partie orientale de la RDC, Gaspard-Hubert Lonsi Koko ( Porte-parole du Rassemblement pour le développement et la paix au Congo), Kabeya N’Kashama-Mutoke ( Membre du Conseil national du Congrès des démocrates pour le progrès social) et Ferdinand Lufete (Coordinateur en France de la plate-forme politique Alliance pour le développement et la République) appellent à la cohésion nationale pour faire face à l’agression dont le pays est victime de la part des rebelles du M23 soutenus par le Rwanda et l’Ouganda.
RESPONSABILITE PARTAGEE
Gaspard-Hubert Lonsi Koko, Kabeya N’Kashama-Mutoke et Ferdinand Lufete ont dénoncé avec force l’inertie et la complicité de la communauté internationale et de certaines puissances extracontinentales qui n’ont jamais clairement condamné les crimes dont est victime le peuple congolais dans la région du Kivu : l’extorsion, le harcèlement, les pillages et viols des mamans, sœurs et enfants.
LE PATRIOTISME D’ABORD
Au-delà de leurs sensibilités politiques, les trois orateurs privilégient le patriotisme car pour le peuple congolais l’heure est grave : le pays est agressé. Une attaque ayant occasionné la prise de la ville stratégique de Goma, à l’Est de la RDC, par les rebelles du M23.
© Le Potentiel
lundi 26 novembre 2012
Conférence de presse sur la situation en RD Congo
Date et heure : 28 novembre 2012 à 9 h 00.
Lieu :
Mucha Café
227, boulevard Saint-Garmain - 75007 Paris
Métro Solférino
Contact :
Gaspard-Hubert LONSI KOKO
Tél. : 0033 612 066 872
E-mail: rdpc.rdc@gmail.com
NOTA BENE : Prière de confirmer sa présence à cet effet. Seuls les journalistes sont conviés.
lundi 19 novembre 2012
RD Congo : la rébellion aux portes de Goma
RD CONGO : La rébellion M23 aux portes de la ville de Goma. Civils et militaires fuient la capitale régionale du Nord-Kivu. La monusco dépassée par les événements. Une énième crise humanitaire en vue. Où va la Rd Congo ?
Pour en parler, ce lundi 19 novembre 2012 de 13 h 30 à 14 h 00 (heure de Paris) dans le Journal des Auditeurs (JDA) d'Africa n° 1, Gaspard-Hubert Lonsi Koko, essayiste et acteur politique.
Pour écouter l'émission : http://www.africa1.com/IMG/mp3/jda_-_19_11_12_pad.mp3
vendredi 10 juin 2011
Une décentralisation cohérente pour la République Démocratique du Congo
La décentralisation a pour préoccupation majeure le management territorial, le partage des responsabilités politiques, économiques, sociales, culturelles ainsi que du fardeau fiscal entre l’État et les collectivités publiques locales en vue de mieux servir les citoyens et de garantir leur épanouissement individuel et leur essor collectif. L’État doit donc être présent là où vit quotidiennement le citoyen pour lui procurer protection et services publics adéquats. Rasison pour laquelle, j’encouragerai la mise en place d’un pôle important relatif à la fois au Plan, à la Décentralisation, à l’Aménagement du territoire, aux Infrastructures, aux Travaux publics, à la Reconstruction, aux Transports et aux Voies de communication [lire la suite].
vendredi 4 mars 2011
Vent de libération : de Tunis, Caire, Tripoli à Kinshasa ? ACTE II
de Château Rouge (métro) à la place
de la République (Paris, France)
- NON aux massacres d'étudiants ;
- NON aux arrestations arbitraires ;
- NON au tripatouillage constitutionnel ;
- STOP aux violences faites à la femme congolaise.
jeudi 3 février 2011
Séance dédicace
ont le plaisir de vous inviter à la présentation de l'ouvrage
LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE
DU CONGO,
UN COMBAT POUR LA SURVIE
Le mardi 8 mars 2011 à 19 h 00
à l’Espace L'Harmattan
21 bis, rue des Ecoles - 75005 Paris
Métro Maubert-Mutualité, ligne 10
Bus 63, 86, 87, 89
dimanche 23 janvier 2011
RD Congo : Ni argent, ni tee-shirt, ni bière...
dimanche 16 janvier 2011
RD Congo : pétition contre l'élection présidentielle à un tour
Selon l'article 218 de la Constitution congolaise, l'initiative de la révision constitutionnelle appartient concurremment au Président de la République, au Gouvernement après délibération en Conseil des ministres, à chacune des Chambres du Parlement à l'initiative de la moitié de ses membres et à une fraction du peuple congolais, en l'occurrence 100 000 personnes, s'exprimant par une pétition adressée à l'une des deux Chambres.
Sachant que l'initiative de l'Alliance pour la Majorité Présidentielle (AMP) relative à modification de l'article 71 de la Constitution et de la loi électorale au profit du mode de scrutin à un tour privilégie les intérêts personnels, ceux du président de la République et de ses amis, au détriment de la majorité des Congolaises et des Congolais ;
Convaincus surtout que l'élection présidentielle à deux tours permet non seulement aux électeurs de se prononcer en faveur de leur candidat(e) préféré(e) une deuxième fois, ou même de changer d'avis quant à leur préférence entre le premier et le second tour, mais aussi aux partis politiques et à l'électorat de s'ajuster aux éventuels changements de l'environnement politique entre les deux tours de scrutin ;
À l'initiative du Collectif des Démocrates Congolais (CDC), Nous, Peuple congolais de l'intérieur et de la Diaspora favorables au maintien de l'élection présidentielle à deux tours en République Démocratique du Congo, demandons, conformément à l'article 218 de la Constitution congolaise, l'organisation d'un référendum sur la non-révision de l'article 71 de la Constitution.
Pour signer cette pétition, prière de cliquer sur le lien ci-contre : http://9112.lapetition.be
vendredi 23 juillet 2010
RDC: Là où les murs des écoles sont en plastique
Photo: Lisa Clifford/IRIN |
| Dusaba Mbomoya, professeur de géographie, avec ses élèves, à l’école primaire de Mashango |
« Lorsqu’il pleut, nous autorisons les élèves à rentrer chez eux », a expliqué Mme Mbomoya. Ceux qui veulent rester à l’école le temps que la pluie cesse de tomber se réfugient parfois dans les latrines, construites récemment par un organisme international.
La situation déplorable de Mashango se reflète dans d’autres écoles des quatre coins de la RDC. Elle est la conséquence de la guerre, mais aussi du manque chronique de fonds accordés au système éducatif – à peine huit pour cent du budget national annuel est alloué à l’éducation, selon la Banque mondiale. Mashango n’a ni eau, ni électricité, et ne dispose que de quelques livres. La plupart de ses salles de classe sont obscures et tombent en ruines, et le matériel d’enseignement y est limité [pour lire la suite].
vendredi 21 mai 2010
Nord Kivu : les conflits fonciers menacent la stabilité de la région
Fuir ou défendre ses droits est devenu le quotidien des villageois de Masisi, dans le Nord Kivu, à l'Est de la RD Congo, face aux riches propriétaires terriens qui, munis de certificats d'enregistrement, ont parfois recours à la violence pour récupérer des terres. Depuis le retour des déplacés de guerre en septembre 2009, les conflits fonciers se multiplient dans la région. Pour la seule localité de Kitshanga, à 100 km au nord-ouest de Goma, le bureau des Nations unies pour l'Habitat (UN Habitat) en a enregistré 350. En cas de résistance, les militaires en position dans le secteur sont appelés à la rescousse pour faire déguerpir les habitants. "Ils m’ont d’abord battu, les yeux bandés, ensuite ils m’ont ligoté, avant de me jeter dans un cachot souterrain à Mushaki [Ndlr : à 40 km à l’ouest de Goma]", témoigne Sengihuva Mugabo, un habitant de Masisi-centre. "Ils espéraient m'intimider et me forcer à abandonner mon champ", ajoute-t-il.
Les militaires jugent leur implication dans des affaires civiles nécessaire et répondre au besoin du maintien de l'ordre. "L’autorité de l’Etat n’est pas encore rétablie à Masisi", déclare un major qui précise qu'en l'absence de policiers en nombre suffisant, les militaires sont chargés de faire respecter la loi [lire la suite].
© Syfia
mardi 15 décembre 2009
Des ex-rebelles désertent l'armée pour rejoindre un ancien officier
Depuis un mois,selon nos sources, il a réapparu à Nyamilima au nord de Rutshuru et de Goma, la capitale provinciale. Deux colonels, ex-rebelles du CNDP intégrés dans les forces armées congolaises, ont déserté la semaine dernière avec une partie de leurs hommes pour, selon certaines sources, tenter de rejoindre le général Gad. Ce dernier aurait également pris des contacts avec les Maï Maï du groupe Lafontaine pour rallier ces miliciens locaux réticents à l'intégration.
Plus surprenant encore, des informations indiquent que le général Gad aurait reçu lundi une délégation de FDLR, les rebelles hutus rwandais que les Forces congolaises essaient de traquer. Cette alliance contre nature est elle possible ? Et dans cette hypothèse pour le moins étrange quels seraient les objectifs poursuivis ?
Quoi qu'il en soit depuis l'arrestation de Laurent Nkunda au Rwanda, certains ex-rebelles fidèles à leur chef se sentiraient laissés pour compte. Plusieurs de leurs commandants seraient plus occupés à s'enrichir qu'à tenir les troupes. Si ces informations se confirment la situation déjà très difficile au Nord-Kivu risque d'échapper totalement au gouvernement de Kinshasa.
© RFI
samedi 31 octobre 2009
RDC : Kinshasa sauve une fois de plus le soldat Ntaganda
Le président Joseph Kabila avait prévenu : "la paix et la sécurité du Nord-Kivu passent avant toute chose", quitte à protéger un criminel de guerre. Depuis le début de l'année les pressions de la communauté internationale se sont multipliées, demandant au gouvernement de République démocratique du congo (RDC) de leur remettre Bosco Ntaganda, ex-chef d'état-major de la rébellion congolaise du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), intégré au grade de général dans l'armée congolaise. Officiellement assigné à des fonctions non opérationnelles, en réalité Ntaganda est un des responsables de la campagne Kimya II, engagée par les forces armées congolaises (FARDC) contre les rebelles hutus encore présents au Kivu.
mercredi 5 août 2009
Grands Lacs : L'Union du Congo sollicite la médiation d'Hillary Clinton
L'association de défense des droits de l'Homme l’Union du Congo a sollicité le 3 août dernier la médiation du chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, pour trouver une issue durable aux conflits qui ravagent la région des Grands Lacs depuis 1994. Le secrétaire d'Etat américain entame ce 5 août une tournée africaine qui la mènera notamment en République démocratique du Congo (RDC) pour promouvoir la nouvelle politique africaine des Etats-Unis.Après les nombreuses tentatives de médiation échouées pour mettre un terme aux conflits et guerres civiles qui minent la région des Grands Lacs, l'association de défense des Droits de l'Homme l'Union du Congo a demandé le 3 août dernier l'implication du secrétaire d'Etat américain, Hillary Clinton, dans la résolution de ces conflits.
La secrétaire d'Etat américain Hillary Clinton entame à partir d'aujourd'hui une tournée dans sept pays africains dans le cadre de la coopération «prioritaire» avec le continent initiée par le président Obama.
Cette tournée la mènera notamment à Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, en République Démocratique du Congo (RDC) qui abrite de nombreux réfugiés Rwandais depuis 1994.
L'Union du Congo a demandé que madame Clinton puisse y user de son statut pour «initier en urgence des dialogues entre les gouvernements inter-rwandais, inter-ougandais et inter-congolais» afin d’apaiser les tensions qui risquent de mener à un génocide, que «la communauté internationale refuse à tort de reconnaitre comme tel».
L'association a également proposé au chef de la diplomatie américaine d’appuyer les autorités congolaises afin qu’elles puissent «faciliter les procès (...) et exécuter les verdicts relatifs à l’indemnisation des victimes», en particulier les femmes et les enfants, des auteurs impunis de crimes de guerre et crimes contre l’Humanité.
L’Union du Congo a souhaité que le chef de la diplomatie américaine rappelle aux autorités de la RDC la «nécessité de la rigueur dans la gestion de la chose publique, l'utilité d'une armée performante représentative de la diversité de la population congolaise et les avantages de l'implication de tous les Congolais d'origine dans l’activité du pays» pour booster le développement socio-économique du pays.
Cette nouvelle médiation viendrait appuyer celle de la délégation de la Société civile de sept pays d'Afrique centrale, le Cameroun, le Tchad, le Rwanda, le Burundi, le Congo, le Gabon, la République Centrafricaine et la République démocratique du Congo, qui a rencontré depuis le 2 août dernier les membres de la Communauté économique des états d’Afrique centrale (CEEAC) à Libreville.
Jusqu’au 7 août prochain, cette délégation discutera avec la CEEAC sur les différents moyens qui permettront de résoudre les conflits récurrents en RDC, au Burundi, en RCA et au Tchad, afin que cette communauté puisse améliorer le climat des affaires, l’entente et la paix en Afrique Centrale.
Source : Gaboneco
vendredi 10 juillet 2009
RD Congo / Justice internationale
Le procureur de la CPI en visite dans l’Ituri
Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis-Moreno Ocampo, s’est rendu en visite dans la province de l'Ituri, dans le nord-est du pays. Luis-Moreno Ocampo s'est déplacé, jeudi, dans la localité de Bogoro, théâtre de violences commises en 2003 par des milices locales. Deux de ces chefs de milices, Germain Katanga, 31 ans, dirigeant de la Force de résistance patriotique en Ituri (FRPI), et Mathieu Ngudjolo, 38 ans, du Front des nationalistes et intégrationnistes (FNI) sont aujourd'hui poursuivis pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre par la CPI. Tous deux sont détenus à La Haye pour y être jugés à partir de septembre.
Lors des rencontres qu'il a tenues avec les représentants des différentes communautés, le procureur explique le sens de son mandat, le rôle de la Cour, l'impact du travail qu'elle réalise. Lors de ces rencontres, beaucoup de questions sont posées sur la protection des témoins et sur les réparations que sont en droit d'attendre les victimes.
Dans cette région, opèrent également des rebelles étrangers, ceux de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), la milice ougandaise qui continue d'attaquer les villages. La CPI espère qu'ils seront arrêtés rapidement. Jusqu'a maintenant, les opérations de traque menées conjointement par Kinshasa et Kampala n'ont rien donné. Joseph Kony, le chef de LRA, et ses acolytes courent toujours.Autre dossier toujours pendant, celui de Bosco Ntaganda, né vers 1973, ancien chef de l’état-major des rebelles du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP). Il est visé par un mandat d'arrêt international depuis deux ans, mais il s’est rallié en janvier dernier au gouvernement congolais et a été intégré dans l'armée au Nord-Kivu. Malgré les pressions de plus en plus fortes de la CPI, Kinshasa ne semble pas pressée de l'arrêter. La Mission des Nations unies en RDC (MONUC) non plus. Pourtant, lorsque le mandat d'arrêt a été délivré il y a deux ans, la mission onusienne a bien reçu une demande d'assistance du gouvernement pour procéder a l'arrestation de Bosco Ntaganda.
Source : RFImardi 23 juin 2009
Vers une nouvelle débâcle dans les Kivu ?
Mutineries, pillages et désertions en masse se multiplient au sein de l'armée congolaise. Le président Kabila s'en inquiète. Trop tard ?
Une nouvelle fois, le Kivu (est du Congo) semble au bord du gouffre, alors que se profile une possible débâcle de l’armée congolaise et un retour à la situation de guerre antérieure - l’espoir d’en sortir en moins.
Celui-ci avait repris vie avec l’audacieuse opération conjointe rwando-congolaise, "Umoja wetu", pour désarmer les FDLR (rebelles hutus rwandais issus des génocidaires), lancée au Nord-Kivu en janvier dernier. Cette dernière avait cependant dû être très écourtée en raison de l’hostilité de l’opinion publique, essentiellement à Kinshasa, à une présence rwandaise sur le sol congolais, six ans après la fin de la guerre entre les deux pays.
Il avait donc été décidé de lancer une nouvelle opération contre les FDLR, baptisée "Kimia II", cette fois, en unissant l’armée congolaise à la Monuc (Mission de l’Onu au Congo). C’est là que cela a déraillé.
A l’occasion de "Umoja wetu", en effet, diverses milices congolaises avaient été intégrées à l’armée congolaise. Cela a donné l’occasion aux responsables des détournements des soldes militaires - à Kinshasa et au Kivu - de reprendre leur trafic, alors que celui-ci était devenu plus difficile en raison de l’établissement, avec l’aide de la mission européenne Eusec, d’une chaîne de paiement largement contrôlable. Les nouvelles recrues, non enregistrées, sont le prétexte à une reprise des "coulages". Conséquence : l’armée congolaise au Kivu n’est pratiquement plus payée depuis trois mois. Elle n’est pas la seule, en raison de la gabegie du gouvernement Muzito (dénoncée par le chef de l’Etat lui-même, qui a préféré s’arroger, malgré la Constitution, le contrôle sur les finances plutôt que de changer de Premier ministre), mais c’est particulièrement dangereux s’agissant d’une armée en opération.
A cela s’ajoute le regain d’activité des FDLR, à la faveur du départ du Congo de l’armée rwandaise, désireux d’étouffer dans la terreur toute velléité de menacer leur implantation au Kivu. De nombreux villages congolais sont aujourd’hui prisonniers des FDLR.
Enfin, la Monuc, très critiquée pour sa réticence invincible à s’engager, rappelle qu’elle n’est là que pour aider l’armée congolaise. Si celle-ci n’attaque pas les FDLR, la Monuc ne fait rien; et si elle s’en prend à des civils congolais, les casques bleus ne se mêlent pas des affaires intérieures congolaises.
Les rapports d’organisations de défense des droits de l’homme se sont multipliés, ces dernières semaines, pour dénoncer l’accroissement des exactions commises par l’armée congolaise et les FDLR. Mais cela pourrait empirer encore.
Car l’indiscipline de l’armée congolaise, légendaire, s’est aggravée. A la désobéissance généralisée, aux mutineries fréquentes, se sont ajoutés d’abord de nombreux pillages et, depuis le début de juin, des désertions non plus individuelles mais en masse. Ce dernier processus est en train de s’emballer : c’est par compagnies entières, désormais, que des militaires congolais passent au maquis ou, quand il s’agit d’unités comprenant beaucoup de Hutus congolais, à l’"ennemi" FDLR - longtemps leurs alliés dans la région. Et ces désertions de masse se font avec armes et bagages, alors que les nouvelles recrues étaient généralement arrivées pratiquement "sans armes", préférant laisser les leurs dans des caches, "au cas où". A u total, la situation est donc pire qu’à la fin 2008.
Dans ce chaos, on distingue que les seules unités encore désireuses de combattre les FDLR pour les désarmer, comme elles en ont reçu l’ordre, sont celles composées essentiellement d’ex-CNDP - la rébellion tutsie de Laurent Nkunda. De facto, on assiste donc à un développement des violences interethniques hutu-tutsi, partiellement sous uniforme congolais. Début mai, on a ainsi appris le massacre de familles de FDLR par des soldats congolais issus du CNDP dans la région de Hombo, suivi de représailles contre la localité de Muturungi par les FDLR le 9 mai.
Le président Kabila s’est lui-même alarmé de la situation, après s’en être avisé bien tard, et a fait reprendre le paiement des soldes en urgence; celui d’avril serait en cours. Le chef de l’Etat entend en effet célébrer la fête nationale, le 30 juin, à Goma et ne tient pas à arriver dans une région au bord de l’explosion. Mais n’est-ce pas trop tard ?
Marie-France Cros
Mis en ligne le 23/06/2009
Soure : La Libre Belgique








