jeudi 16 juillet 2009

RD Congo: une ONG dénonce l'exploitation illicite d'une mine d'uranium

KINSHASA - Une ONG de défense des droits de l'Homme en RD Congo juge "dangereuse pour la santé publique" l'exploitation illégale de la mine uranifère Shinkolobwe au Katanga (sud-est), interdite à toute activité minière depuis 2004.

Dans un rapport dont l'AFP a obtenu copie mercredi, l'ONG Association africaine de défense des droits de l'Homme (Asadho) dénonce "le rôle joué par certaines institutions étatiques" dans l'exploitation de la mine, notamment les services "de renseignements militaires, le parquet militaire, la police des mines et des hydrocarbures" et certaines autorités locales.

"Ils profitent individuellement de ce trafic illicite et dangereux en extorquant, en érigeant des barrières illégales (...) et en détournant les minerais à l'état brut, supposés uranifères, saisis", affirme l'ONG.

Riche en uranium et en cuivre, la mine de Shinkolobwe a été fermée après un éboulement en 2004. A l'époque, une mission de l'ONU "avait constaté des risques importants liés à de possibles éboulements ainsi qu'à une potentielle exposition chronique à la radioactivité ionisante", est-il rappelé dans le rapport.

"Le gouvernement n'a jamais pris de dispositions utiles et durables" après la fermeture, regrette l'ONG.

Shinkolobwe est l'une des plus vieilles mines d'uranium au monde, dont les ressources avaient servi à fabriquer la bombe d'Hiroshima.

Elle pourrait être à nouveau exploitée par le groupe nucléaire français Areva, dans le cadre d'un accord signé en mars par sa présidente, Anne Lauvergeon, avec le ministre congolais des Mines, portant sur la recherche et l'exploitation de futures mines d'uranium sur tout le territoire de l'ancien Zaïre.

Cet accord, signé en marge d'une visite-éclair du président français Nicolas Sarkozy à Kinshasa, vise à recenser l'ensemble des relevés géologiques existants et à les compiler pour définir les zones prometteuses et lancer des campagnes d'exploration.

(©AFP / 15 juillet 2009 19h57)

mardi 14 juillet 2009

RDC : Exploitation d'or, une perte sèche de près de 70 millions USD suite à la fraude

En 2008 la République démocratique du Congo a exporté seulement 123 kilos d’or sur près de 5 tonnes produites annuellement, selon les sources proches de Centre d’expertise et d’évaluation des matières précieuses du Congo, CEEC. Le reste sort frauduleusement vers les pays voisins. Pour arrêter cette hémorragie, l'État congolais a divisé par dix la hauteur des taxes en applications dans cette filière, indique radiookapi.net

Une femme travaillant dans une carrière de mines du Katanga

Six mois après ce train de mesure, les exportations d'or ne décollent toujours pas. Les opérateurs économiques du domaine affirment qu’il est vrai que l'État a baissé ces taxes, les fonctionnaires de l'État eux n’ont pas du tout baissé le niveau de leurs tracasseries et de demandes de pots de vins.
Conséquences: les orpailleurs et les négociants d'or préfèrent aller vendre leur précieux métal dans les pays voisins où les conditions sont plus favorables.

De 50 000 dollars américains exigés pour ouvrir un comptoir d'or en RDC, l'État a ramené ce prix a 5 000 dollars. De 25 000 dollars exigés comme caution pour opérer dans la filière or, l'État congolais ne demande plus que 2 500 dollars américains. Conséquence, le nombre de comptoir a augmenté. Mais jusqu'ici les retombées pour les caisses de l'État sont encore attendus.

Ce gros rabais appliqué à partir de janvier 2009, avait pour but d'inciter l'orpailleur et négociant d'or de ne plus faire passer leur précieuses matières par la fraude. 7 mois plus tard, l'or exporté ne dépasse guerre les 300 kilos.
Un négociant de la province oriental affirme que les fonctionnaires de l'État, sont devenus plus gourmand qu'avant dans leurs demandes de pots de vin.
Ce qui a pour effet de les décourager et de les remettre sur le chemins de la fraude.
Le président de la fédération des entreprises du Sud-Kivu, dit avoir demandé aux autorités publiques de punir les corrompus et les corrupteurs qui agissent dans cette filière. Mudekereza Olive dit avoir également demandé que les biens des opérateurs économiques convaincus de de fraude, soient saisis et vendus aux enchères. Aucune action de ce genre n'a eu lieu.
Selon lui, cette impunité pousse ceux qui choisissent le droit chemin à se lancer également dans la fraude. Avec un prix qui oscille entre 25 000 000 et 30 000 000 dollars la tonne, selon la qualité et la zone de production, les exportations de l’année dernière, représente une perte séché de près de 70 millions de dollars américains. Ceux de cette année sont encore à évaluer.

Copyright Radio Okapi

vendredi 10 juillet 2009

RD Congo / Justice internationale

Le procureur de la CPI en visite dans l’Ituri

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis-Moreno Ocampo, s’est rendu en visite dans la province de l'Ituri, dans le nord-est du pays. Luis-Moreno Ocampo s'est déplacé, jeudi, dans la localité de Bogoro, théâtre de violences commises en 2003 par des milices locales. Deux de ces chefs de milices, Germain Katanga, 31 ans, dirigeant de la Force de résistance patriotique en Ituri (FRPI), et Mathieu Ngudjolo, 38 ans, du Front des nationalistes et intégrationnistes (FNI) sont aujourd'hui poursuivis pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre par la CPI. Tous deux sont détenus à La Haye pour y être jugés à partir de septembre.

Le procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno Ocampo.(Photo : AFP)

Le procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno Ocampo.
(Photo : AFP)

La CPI détient aujourd’hui dans ses geôles quatre anciens chefs de guerre congolais. Conséquence : au Congo Kinshasa beaucoup soupçonnent Luis Moreno Ocampo d' « acharnement ». Critiques et polémiques alimentent, surtout, les conversations dans la capitale. A près de 2 000 kilomètres de Kinshasa, en Ituri, la population, elle, se rappelle les souffrances subies et infligées par les seigneurs de guerre.

Lors des rencontres qu'il a tenues avec les représentants des différentes communautés, le procureur explique le sens de son mandat, le rôle de la Cour, l'impact du travail qu'elle réalise. Lors de ces rencontres, beaucoup de questions sont posées sur la protection des témoins et sur les réparations que sont en droit d'attendre les victimes.

(Carte : RFI)

(Carte : RFI)

Dans cette région, opèrent également des rebelles étrangers, ceux de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), la milice ougandaise qui continue d'attaquer les villages. La CPI espère qu'ils seront arrêtés rapidement. Jusqu'a maintenant, les opérations de traque menées conjointement par Kinshasa et Kampala n'ont rien donné. Joseph Kony, le chef de LRA, et ses acolytes courent toujours.

Autre dossier toujours pendant, celui de Bosco Ntaganda, né vers 1973, ancien chef de l’état-major des rebelles du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP). Il est visé par un mandat d'arrêt international depuis deux ans, mais il s’est rallié en janvier dernier au gouvernement congolais et a été intégré dans l'armée au Nord-Kivu. Malgré les pressions de plus en plus fortes de la CPI, Kinshasa ne semble pas pressée de l'arrêter. La Mission des Nations unies en RDC (MONUC) non plus. Pourtant, lorsque le mandat d'arrêt a été délivré il y a deux ans, la mission onusienne a bien reçu une demande d'assistance du gouvernement pour procéder a l'arrestation de Bosco Ntaganda.

Source : RFI

jeudi 9 juillet 2009

Situation confuse au Nord-Kivu : Fdlr et Cndp jouent aux pyromanes

Kinshasa, 08/07/2009 / Politique

Pendant que la ville de Goma abritait les festivités du 30 juin, les rebelles hutu rwandais (Fdlr) continuaient à raser des villages entiers, incendiant au passage plusieurs habitations.

soldatsL’impressionnant dispo­sitif sécuritaire mis en pla­ce à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, à l’occasion du séjour du président de la République et des festivités que celui-ci y a présidées pour commémorer les 49 ans de l’indépendance de la République démocratique du Congo a, dans l’ensem­ble, permis à Joseph Kabila de gagner son pari. Mais, au delà du défi que le Chef de l’Etat et le gouvernement Muzito ont ainsi lancé aux rebelles hutu rwandais (Fdlr) ainsi qu’aux rebelles Ougandais de la Lra suite à la terreur que ces derniers sèment à l’Est, le renforcement circonstan­ciel de la sécurité à Goma n’a pas réduit le degré de nuisance de ces forces né­gatives.

Pour preuve, pen­dant que le chef-lieu du Nord-Kivu était entrain de fêter les 49 ans de l’indé­pendance du pays, loin de là, les rebelles continuaient impunément à raser des vil­lages entiers, incendiant au passage plusieurs habitations.

Ce drame qui fait désor­mais partie du vécu quoti­dien des Kivutiens s’est notamment déroulé à Miriki, village situé sur une colline verdoyante, en pleine forêt de l’Est de la RDC. Réveillés à 2h°° du matin par des coups de feu, les habitants de ce village ont assisté im­puissants à l’incendie de plus de 100 cases.

A en croire l’Agence France Presse qui a re­cueilli les témoignages de ces villageois, plus de 130 cases ont été incendiées par un groupe de militaires armés. Et selon les villa­geois, ces assaillants por­taient des uniformes de l’Ar­mée régulière (Fardc). Il s’agirait, affirme la même source, des ex-rebel­les congolais membres du Congrès national pour la défense du peuple (Cpdp), mouvement politico-militaire proche du Rwanda et dirigé par le duo Nkunda-Ntangan­da.

Ce mouvement, on le sait, a renoncé à la lutte ar­mée après « l’arrestation » de Laurent Nkunda au Rwanda et après avoir signé un accord de paix avec le gouvernement de Kinshasa. Cet accord de paix con­clu à Goma prévoit entre autres l’intégration de ces ex-rebelles au sein des Far­dc et l’entrée toujours atten­due des responsables poli­tiques de ce mouvement au gouvernement et dans d’autres institutions du pays. Les habitants de Miri­ki semblent attribuer l’in­cendie de leurs cases à une mésentente entre les villa­geois et ces éléments Far­dc, peu avant qu’ils ne soient relevés par d’autres éléments.

Mais du coté de l’armée régulière, on attribue plutôt ces attaques aux rebelles hutus rwandais (Fdlr). Ces genres d’attaques suivies d’incendies de ca­ses sont devenus très fré­quents au Nord-Kivu. Le 17 avril dernier, des hommes armés avaient brûlé 90 ca­ses et tué deux civils à Miri­ki. Cette stratégie de la ter­re brûlée est également d’usage en Province Orien­tale où des rebelles ougan­dais de la LRA continuent à tuer les populations civiles et à violer des femmes en toute impunité.

Pas plus tard que di­manche, des hommes armés ont encore fait parler la pou­dre à Rutshuru, faisant plu­sieurs victimes parmi les civils dont un responsable d’une Eglise locale. Ici aussi, l’attaque a été attribuée aux rebelles Fdlr alors que le territoire de Rushturu est contrôlé par les ex-rebelles du CNDP.

(TN/Th/GW/Yes)

Dieudonné Mbuyi/La Tempête des tropiques

mardi 7 juillet 2009

Etat des lieux et propositions pour une RD Congo du XXIe siècle


Pour lire le projet d'Union du Congo en vue de la République Démocratique du Congo du troisième millénaire, prière de cliquer ICI.

Le Bureau d'Union du Congo

Fait à Paris, le 7 juillet 2009

lundi 6 juillet 2009

Festivités du 30 juin 2009 à Goma : Combien ça coûte ?


La ville de Goma abrite ce mardi 30 juin les festivités commémoratives du 49ème anniversaire de l’accession de la RD Congo à l’indépendance. Selon de bonnes sources, «sur ordre de la haute hiérarchie», plusieurs dizaines de millions de dollar auraient été décaissés à la Banque centrale du Congo.

« Cadeau » du chef de l’Etat

En provenance de Kisangani, Joseph Kabila est arrivé dimanche 28 juin à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu. But de la visite : présider les festivités marquant le 49ème anniversaire de la proclamation de l’indépendance. Le «raïs» a décidé de placer cette «fête» sous le double signe de «libération de la ville de Goma des affres de la guerre» et de «réconciliation» entre la RD Congo, le Burundi et le Rwanda. Selon une certaine presse belge, le président rwandais Paul Kagame pourrait y participer. Sans doute en tant que «guest star». Les gouverneurs des provinces frontalières des trois pays ont eu une «réunion de concertation» mi-juin à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud Kivu. L’ordre du jour n’a pas été divulgué. C’est dire que rien n’est laissé au hasard. Ayant d’autres soucis existentiels, la grande majorité de Kivutiens du Nord autant que ceux du Sud risque d’être ni de coeur ni d’esprit avec les "fêtards" au moment où les combattants des FDLR sont devenus de plus en plus cruels. Un million de Kivutiens sont en errance.

Mardi 30 juin, Kabila devrait - avant de présider le défilé des «forces vives» - inaugurer la «Foire agricole de Goma pour la paix» (Fagop), initiée par le ministre de l’Agriculture Norbert Basengezi Kantitima. «Cette foire est un cadeau du chef du l’Etat à la population du Nord-Kivu pour sa collaboration active avec le gouvernement», a-t-il dit, jeudi 10 juin. Cette manifestation, prévue du 30 juin au 14 juillet, a, dit-on, l’ambition d’être un rendez-vous pour les opérateurs économiques du monde agricole mais aussi culturel et touristique. «Cette foire est ouverte à toutes les provinces du Rwanda, du Burundi et de la RDC, en vue de consolider la coopération et les relations de bon voisinage, ainsi que les échanges commerciaux entre les trois ennemis d’hier, aujourd’hui réconciliés», déclarait, pour sa part, à Bukavu, Emmanuel Libendele, conseiller principal chargé de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage à la Présidence de la République. Plusieurs hommes d’affaires venant de ces deux pays voisins sont donc attendus à Goma.

Combien ça coûte ?

A Kinshasa, des «experts financiers» ont les yeux rivés sur la calculette pour avoir une «idée exacte» du coût de la célébration de la fête de l’indépendance au chef-lieu du Nord Kivu. Selon une source bien informée, le président de la République aurait fait extraire du compte du trésor «pas moins de 40 millions USD». Pour quoi faire ? Un analyste proche des «services» d’expliquer qu’un certain «froid» serait perceptible dans les relations entre Kinshasa et Kigali. Quelle en serait la cause ? «Kagame suspecte Kabila et ses généraux de continuer à collaborer avec le staff dirigeant des FDLR», confie cet interlocuteur. C’est tout ? «Par ailleurs, le président rwandais Paul Kagame serait agacé par la lenteur qu’accuse la partie congolaise à rembourser les «frais» occasionnés par la participation des soldats de la Rwandese defence forces (RDF) à l’opération «Umoja wetu» en janvier et février derniers". Le paiement se fera en cash, indique-t-on.

On rappelle que l’armée rwandaise et les Forces armées de la RD Congo s’étaient coalisés pour traquer les miliciens hutus rwandais. De l’avis général, l’opération a été un «flop». D’aucuns suspectent le Rwanda d’avoir voulu, à travers cette action spectaculaire, desserrer l’«étau diplomatique» face aux menaces de suspension en cascade de l’assistance extérieure. Un signe. Le chef d’Etat congolais n’a jamais divulgué le contenu de l’Accord signé avec son homologue rwandais en décembre dernier jetant les bases de cette «réconciliation». Une source est formelle : «Une partie de l’argent décaissé pour la fête du 30 juin est, en réalité, destinée à l’Etat rwandais en remboursement de l’«effort» consenti lors de la «traque». Pour étayer cette thèse, la source refuse de "dire plus" préférant lancer une présomption. Selon elle, l’homme fort de Kigali a la réputation d’un «gestionnaire rigoureux» des finances de son pays. Il ne peut en aucun cas accepter de prendre en charge le déploiement de ses troupes en RD Congo. «Kagame ne badine pas avec les dépenses non prévues dans le budget», confirme un ancien membre du RCD-Goma.

Ordonnateur des dépenses

Dans les salons huppés de la capitale congolaise, l’échange épistolaire Kabila-Muzito et la nouvelle de la prochaine restructuration de la Banque Centrale du Congo (BCC) se trouvent au centre des conversations. Depuis le récent passage de Dominique Strauss-Kahn à Kinshasa, le Fonds monétaire international paraît décidé à exercer une sorte de tutelle sur la BCC. Lundi 12 juin, le gouverneur Jean-Claude Masangu Mulongo confirmait cette nouvelle donne en annonçant la création d’un poste «conseiller général» devant revenir à un expatrié. Question : En faisant décaisser la somme précitée, Joseph Kabila a-t-il voulu «se servir» par anticipation avant l’arrivée des experts du FMI lesquels ne goûteraient guère ce genre de «prodigalité» ?

Si cette sortie de fonds était confirmée alors que les finances publiques sont à sec – et que les salaires des fonctionnaires sont impayés y compris au sein de l’ANR (Agence nationale de renseignements) -, on devrait se poser des questions sur le sérieux de la décision de Joseph Kabila de s’ériger en ordonnateur des dépenses publiques. Dans la lettre adressée au Premier ministre Adolphe Muzito par le directeur de cabinet présidentiel, en date du 28 mai, on peut lire : «En vue de renforcer les dispositions contenues dans mes lettres (…) relatives au plan d’engagement et de trésorerie, écrit Lumanu, j’ai l’honneur de vous informer que sur instruction de la «Haute Hiérarchie», désormais, tout ordonnancement des dépenses publiques devra, avant paiement, requérir l’autorisation préalable de son excellence Monsieur le président de la République. Il en est de même des plans de trésorerie mensuels.» Le directeur d’ajouter : «Cette instruction (…) est dictée par le souci majeur d’endiguer à très court terme, les dérapages substantiels et répétés des finances publiques et de la monnaie nationale, observés au cours des derniers mois, lesquels seraient susceptibles de compromettre les engagements de la République, souscrits auprès des partenaires multilatéraux.»

B.A.W
© Congoindépendant 2003-2009

samedi 4 juillet 2009

Festival du rire : des artistes congolais à Paris

Pour une grande première à Paris, les producteurs Marino et Orino, en collaboration avec la maison de production EDIBEL, organisent un grand festival du rire au théâtre Gymnase Marie Bel, à Paris, avec les comédiens congolais Giami, Fayi, Molayi, Apo Fereze, Omega, Bénédicte, Idrissa, Shaba Moscovich, Evalana.

Dates et horaires :
- Samedi 4 juillet de 15 h 00 à 19 h 00 ;
- Dimanche 5 juillet de 19 h 00 à 23 h 00 ;
- Lundi 13 juillet de 15 h 00 à 19 h 00 ;
- Mardi 14 juillet de 19 h 00 à 23 h 00.

Lieu :
Gymanse Marie Bel
38, boulevard Bonne Nouvelle
75010 Paris
Métro : Bonne Nouvelle

Prix :
- Adultes : 20 euros ;
- Enfants : 10 euros.

(*) Les billets sont en vente aux lieux habituels (FNAC, Carrefour, Virgin)

Qui a des nouvelles de Laurent Nkunda ?

Depuis son arrestation et sa détention au Rwanda en janvier dernier... c'est le silence radio autour de l'encombrant général rebelle Laurent Nkunda. Sa possible extradition vers la République démocratique du Congo (RDC) avait un temps retenue l'attention des observateurs, mais depuis... plus rien. Et cela risque de durer un certain temps.

Après avoir mis en déroute le Président Kabila et son armée dans l'Est de la RDC pendant 4 ans, Laurent Nkunda avait été arrêté en janvier 2009 à Gisenyi en territoire rwandais. L'allié rwandais d'hier s'était brutalement retourné contre lui et c'est le général Kabarebe, patron de la puissante armée de Kigali, qui l'avait arrêté. Nkunda avait d'abord été détenu en secret à la frontière entre la RDC et le Rwanda, puis il a été transféré au Rwanda fin mai 2009 de peur d'un coup de force de ses derniers fidèles, très puissants au Kivu.

Depuis, le CNDP (son parti), a explosé en plein vol pour donné naissance à un "CNDP II", plus présentable pour Kinshasa, qui s'est alors empressée d'intégrer les rebelles dans l'armée régulière. Ce deuxième CNDP "pro-gouvernemental" aura probablement des ministres lors du prochain remaniement ministériel de la rentrée.

Quand à l'extradition, un temps évoqué, de Laurent Nkunda vers la RDC pour répondre de ses crimes... on n'en parle même plus. Kinshasa et Kigali ont trop d'intérêts communs en ce moment : notamment pour chasser les rebelles hutus des FDLR du Kivu. Laurent Nkunda est devenu bien encombrant pour ces deux pays : au Rwanda, où il possède de nombreux amis dans l'armée et en RDC, où bon nombre de ses compagnons d'armes occupent des places importantes dans les services de sécurité et dans l'armée. Mais attention... Laurent Nkunda n'a pas dit son dernier mot. Il y a déjà eu un premier retournement d'alliance... il peut y en avoir un deuxième ! Tout est une question de circonstances.

Christophe Rigaud

Soure : Afrikarabia

vendredi 3 juillet 2009

RD Congo : 49ème anniversaire de l’Indépendance

Synthèse d’Union du Congo sur l’état des lieux et les perspectives sociales, économiques ainsi que politiques

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, la communauté internationale précipita le processus de décolonisation. Ainsi, le 30 juin 1960, le Congo belge accéda à l’indépendance sous l’appellation de République Démocratique du Congo. Joseph Kasa-Vubu en fut le président et Patrice Lumumbu le Premier ministre. De toute manière, cela fut le résultat d’une lutte quotidienne menée par nos aînés, une lutte ardente et idéaliste, une démarche active grâce à laquelle quelques dignes fils du Congo excellèrent dans la bravoure en ayant accepté de verser leur sang, de risquer leur vie dans le seul espoir de bâtir les fondations qui serviraient de socle à un État meilleur et plus éclairé.
Quarante-neuf ans après cet événement, quel bilan peut-on tirer ? Depuis le 30 juin 1960, le contexte politique en République Démocratique du Congo est caractérisé par l’instabilité chronique, la faiblesse de ses institutions étatiques et de sa culture politique, ainsi que l’ingérence extérieure. Un autre défi à relever, outre celui relatif à l’unité nationale, c’est celui de l’équilibre financier entre les provinces et le gouvernement central. À ce défi, il faut ajouter les problèmes ayant trait à la pauvreté, la santé, l’éducation…
Le peuple congolais, de l’avènement de Joseph-Désiré Mobutu à la présidence de Joseph Kabila, a toujours été victime de la violation du sacro-saint principe de la séparation des pouvoirs – exécutif, législatif et judiciaire –, dispositif constitutionnel indispensable à toute démocratie qui se respecte. Quant à l’opposition politique, qui a recueilli les voix de plus d’un tiers de l’électorat en 2006, elle n’a pas été à la hauteur dans l’instauration d’une véritable démocratie au Congo, gage de la stabilité du pays sur le long terme. Sa dernière volonté à jouer son rôle a été compromise en raison du recours répété à la force contre ses partisans, du départ en exil de Jean-Pierre Bemba Gombo et de l’immobilisme de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) d’Étienne Tshisekedi wa Mulumba. De par son inertie, l’opposition a cautionné les menaces qui pesaient sur le pluralisme politique.
Pourtant, dans l’euphorie de son élection en 2006, le président Joseph Kabila a déclaré : « Avec l’accord de vous tous, j’annonce [...] la fin de la recréation afin que le peuple puisse se consacrer entièrement au travail, et ce dans la paix et la tranquillité ». Ainsi a-t-il annoncé les cinq chantiers devant couronner son mandat présidentiel : infrastructure, emploi, éducation, santé, eau et électricité. Qu’est-il advenu de ce programme ?
Le nœud du problème qu’il faudra dénouer n’est pas tant l’échec patent de la présidence de Joseph Kabila, mais la compréhension des fondements de la violence en République Démocratique du Congo. Comment se fait-il que depuis le 30 juin 1960, le Congo a sans arrêt été gouverné par un jeu d’instabilité ?
La tenue d’élections de 2006 n’a pas été suivie de construction des infrastructures de transport, ni de consolidation des fonctions étatiques dans l’ensemble du territoire nationale, ni de limitation des phénomènes de corruption, ni de cohésion nationale, ni de souveraineté politique. Ainsi est-il nécessaire et urgent d’encourager l’émergence d’un nouveau régime à Kinshasa, susceptible d’impulser une autre dynamique et de faire renaître l’espoir dont ont tant besoin les populations de la sous-région.
Au-delà des aspects politiques, un peuple ne sera jamais libre tant qu’il n’a pas mené sa propre révolution. En effet, pour devenir autonome, le peuple congolais doit à tout prix concevoir une révolution à la fois identitaire, culturelle et économique. Pour cela, Union du Congo lui demande de lui offrir l’opportunité de mettre en place son projet sur les plans :
– éducatif et sanitaire, ainsi que du bien-être ;
– environnemental et technologique ;
– de la communication et des infrastructures routières ;
– de l’emploi ;
– socio-économique ;
– institutionnel et administratif ;
– démocratique ;
– sécuritaire ;
– de l’évolution des mentalités :
– régional :
– international.

Une autre manière de concevoir la politique est indispensable pour le salut de notre pays. Il faut donc de l’innovation dans la gestion du Congo du troisième millénaire. Raison pour laquelle Union du Congo s’emploie à éveiller les consciences de nos compatriotes, à faire évoluer leurs mentalités. Notre souhait, c’est de réinventer la manière de faire de la politique ; c’est également de rendre possible une alternative crédible afin de faire émerger un projet de société d’avant-garde fort, humaniste et fraternel.
Union du Congo veut donc apporter des réformes axées sur la défense des plus faibles, des réformes innovatrices sur le plan économique, soucieusLienes du bien-être du peuple congolais et initiatrices d’un monde plus juste et en paix. Quoi qu’il arrive, le véritable élan libérateur ne doit pas s’essouffler et ne s’essoufflera pas. De plus, la chaîne des générations, s’agissant de la défense de grandes causes congolaises, n’est pas près de se rompre.

Le Bureau d’Union du Congo

Fait à Paris, le 3 juillet 2009

(*) Pour lire le projet d'Union du Congo en vue de la République Démocratique du Congo du troisième millénaire, prière de cliquer ICI.

Lutte contre la corruption : Mgr Laurent Monsengwo Pasinya lance un appel à la mobilisation nationale

L'Avenir - 2 juillet 2009

Laurent Monsengwo Pasinya
« Nous sommes des missionnaires du Christ face aux différentes épreuves de souffrance de ce monde et nous sommes appelés à témoigner toujours le Christ jusqu’à la mort, car nous nous sommes identiques à lui, et quiconque persécute les chrétiens persécute le Christ lui-même ». C’est en ces termes que l’Archevêque de Kinshasa, Mgr Laurent Monsengwo Pasinya a introduit son message destiné notamment aux fidèles de l’archevêché.

Le message a été rendu public dimanche dernier, à la paroisse Saint Paul de Barumbu à Kinshasa. C’était lors de la célébration eucharistique commémorative des Bienheureux Apôtres Paul et Pierre. L’occasion marquait, par ailleurs, la Journée mondiale de la communication sociale ainsi que la clôture de l’année jubilaire des éditions pauliniennes.

Deux sœurs religieuses italiennes, membres la Communauté paulinienne, Bénédine Hema et Franka Perona ont célébré, à l’occasion, leur jubilé d’or (50 ans de vie sacerdotale). Elles se sont engagées pour le vœu perpétuel de chasteté, de pauvreté et d’obéissance. Présentes dans les cinq continents avec 250 communautés, les sœurs paulines sont établies en RD Congo voilà 50 ans. On les compte dans les villes importantes et à grande affluence du pays, à l’instar de Lubumbashi, Kinshasa, Kisangani.

Témoigner librement de l’Evangile du Christ, afin que sa gloire rayonne sur Kinshasa et sur la RD Congo, selon le vœu du Prélat

L’Archevêque de Kinshasa a invité les chrétiens à se garder de pécher par omission. Ce qui revient à dire qu’une corruption non dénoncée est une corruption consommée. Et cela suppose de la complaisance. D’où, un renoncement à la bonne moralité. Le chrétien doit donc, a-t-il recommandé, témoigner librement de la Bonne Nouvelle, pour que la gloire du Seigneur soit visible à Kinshasa et dans toutes les provinces de la RD Congo.

L’apôtre Paul, à travers son école, a enseigné aux chrétiens qui à connaître Dieu le Père, à assimiler le mystère de : Corps du Christ, a rappelé le Prélat. Et que la foi, elle, n’est ni une théorie ni une opinion. Elle est par contre la résultante de l’amour de Dieu sur son cœur et celui de Jésus car les saintes écritures déclarent « Qu’il y a plus de joie à donner qu’à recevoir ». En appelant dimanche les chrétiens catholiques de Kinshasa à dénoncer la corruption à tous les niveaux des institutions et à faire resplendir la lumière du Christ, l’Archevêque est resté constant et conforme à une préoccupation exprimée de tous temps par la Conférence nationale épiscopale du Congo, Cenco, par rapport à ce fléau qui se mondialise.

En RD Congo, il y a lieu de le rappeler, le ministre de la Justice a beau briller par des déclarations de bonnes intentions sur la lutte contre la corruption. Toutefois, pour adapter la pagaie au courant marin, les observateurs estiment que la rupture de l’ère de l’impunité des cadres en RD Congo, doit être entendue comme la résultante potentielle d’un engagement collectif. Le 16 février dernier, la Conférence épiscopale du Congo (Cenco) a publié un message, pour marquer son enchantement à l’annonce de la fin de la mésaventure armé de Nkundabatware dans le grand Kivu. Ce message relève notamment ce qui suit : « La corruption est devenue le cadre général de vie et d’action sociopolitique en RD Congo. Il est urgent d’envisager et d’appliquer des sanctions exemplaires (…) ».

Comme on le comprend, le gouvernement et la Cenco ont l’un et l’autre la responsabilité morale de prêcher par l’exemple. Faute de quoi la persistance des contradictions s’avérerait pour beaucoup un facteur démobilisateur. Il nous revient que l’archevêque de Kinshasa a conseillé ceux qui ont la connaissance (les chrétiens) à joindre leurs efforts à ceux qui en sont dépourvus (les païens), pour les besoins de la conversion. C’est notamment à ce prix, a-t-il fait comprendre, que les uns et les autres peuvent hériter du royaume de Dieu, à l’instar de Saint apôtre Pierre aux temps des Romains antiques en investissant le christianisme à Rome. Dans le même contexte, le Saint Père Benoît XVI a invité tous les chrétiens, à travers le monde et les communicateurs sociaux à exceller pour notamment promouvoir la culture du dialogue et du respect de la vie humaine.

Le curé de la paroisse hôte Saint Paul de Barumbu, l’abbé Adrien Luviki, a encouragé ses paroissiens à demeurer dans le modèle édicté par leur saint patron Paul, à qui l’on doit la conviction suivante : « Je vis, ce n’est plus moi qui vit mais c’est Christ qui vit en moi ». La sœur supérieure de la Communauté des filles de Saint Paul, Godelive Mastaki a, pour sa part, révélé que ces dernières, à travers leurs éditions et librairies, proclament l’évangile et assurent la promotion et la formation humaine dans le monde de la communication. La jeunesse congolaise est, à cet effet, la cible principale au niveau national. Elle a indiqué, par ailleurs, que leurs éditions et librairies sont fonctionnelles dans les écoles, universités et instituts supérieurs, où sont planifiées des journées portes ouvertes. Parmi les thèmes les plus prisés figurent : la sexualité, les bonnes mœurs au profit de la jeunesse congolaise.

Source : Congo Planète