1. Vous venez de signer aux Editions l'Harmattan un livre, « République Démocratique du Congo, un combat pour la survie », votre projet de société pour le Congo du troisième millénaire, paru en ce début février. Etes-vous prêt à mener ce combat ?
En effet, je viens de publier chez l'Harmattan l'ouvrage que vous venez de citer, qui est le condensé en dix points de nos cent vingt propositions. Contrairement aux candidats qui distribueront de l'argent, des tee-shirts et de la bière aux Congolais pour obtenir leur suffrage, voire ne compteront que sur leur ancienneté sur l'échiquier politique, je préfère m'appuyer sur un programme cohérent en vue de la dignité et du respect de nos compatriotes. Si je viens de rendre public un projet d'envergure pour le Congo de demain, cela signifie que je suis prêt à me jeter dans cette bataille électorale pour la présidentielle de novembre 2011. Sinon, je ne le ferai pas. Mon objectif consiste à œuvrer, dès mon élection, pour l'amélioration des conditions de vie des Congolais. Le calendrier électoral m'oblige à officialiser ma candidature en mai 2011.
2. D'après vous, tout va mal au Congo. Le régime Kabila n'a-t-il pas un bilan défendable ?
La majorité de nos concitoyens constate l'échec du régime en place. Les habitants des cités et des bourgs livrés à eux-mêmes savent que leur vie n'a cessé de régresser pendant les dix années de la présidence de Kabila, que l'insécurité croissante hypothèque davantage leur avenir. Ne pouvant rester indifférent à leurs souffrances, je leur propose un projet de société d'avant-garde, humaniste et fraternel en vue de véritables fondements du Congo d'avenir.
3. Pouvez-vous résumer l'essentiel de votre projet, ce Congo nouveau que vous appelez de vos vœux ?
Mon projet préconise la paix, la réconciliation nationale, la croissance économique, la création d'emplois et l'évolution sociale. Il encourage la refondation du système éducatif et la formation tout au long de la vie, la banalisation de l'accès à la santé, à l'eau, à l'électricité et à la nourriture, la construction des infrastructures dans le cadre du désenclavement du pays ainsi que la circulation des biens et des personnes. Cette politique audacieuse exige le respect de notre souveraineté ainsi que l'intangibilité de nos frontières. Je ferai émerger un grand État doté d'une classe dirigeante clairvoyante, d'une élite compétente et soucieuse de la bonne gouvernance, d'un système judiciaire indépendant et efficace. J'œuvrerai pour une administration structurée au service des administrés, une armée performante et dissuasive, ainsi qu'une police et une gendarmerie nationales garantes de la sécurité. Enfin, mon projet privilégie les libertés d'expression relatives au syndicalisme, à la presse, à la société civile... Mes propositions s'articulent autour des quatre principes fondamentaux : la Liberté, l'Égalité, la Sécurité et la Prospérité. Je demande donc aux Congolais de s'approprier cette initiative pour réinventer collectivement la manière de faire de la politique et rendre possible une alternative crédible.
4. Que pensez-vous du modèle de scrutin à un tour pour la présidentielle en RDC?
Si le processus ayant conduit à cette révision ne viole aucun dispositif constitutionnel, c'est sur le plan moral qu'il faille insister. Nous devons éviter que la manœuvre politicienne de l'AMP ouvre la voie à une présidence à vie et instaure à nouveau la dictature. Dans un pays dont la démocratie n'est pas encore consolidée, la légitimité du président de la République doit être préservée. Seule l'élection à deux tours permet aux électeurs de se prononcer une seconde fois en faveur de leur candidat préféré, ou même de changer d'avis quant à leur préférence entre le premier et le second tours du scrutin, et aux partis politiques ainsi qu'à l'électorat de s'ajuster aux éventuels changements de l'environnement politique survenus en amont. Je rétablirai le mode de scrutin à deux tours aussitôt élu président de la République. Mais, en attendant, ayons l'intelligence de présenter un candidat unique de l'opposition capable de porter dans la durée un projet de société cohérent pour le Congo du troisième millénaire.
5. Les pays arabes d'Afrique du nord connaissent des mouvements de protestation d'une ampleur sans précédent. Les peuples revendiquent la liberté et la démocratie dans leurs pays respectifs. La contagion peut-elle gagner l'Afrique noire, selon vous ?
L'Afrique subsaharienne connaît déjà des soubresauts, notamment en Guinée, au Niger, en Côte d'Ivoire et au Soudan. Mais ce qui se passe en Afrique du nord est très intéressant, car les peuples ont privilégié la manifestation populaire aux dépens de la voie armée. Cela est rendu possible grâce au comportement citoyen des armées concernées. Il revient au peuple d'assumer en dernier ressort, en tant que souverain primaire, ses responsabilités de la manière qu'il le souhaite. Il y a de fortes chances que le processus initié en Tunisie devienne irréversible. Ainsi le vent du Nord risque-t-il de souffler de manière salutaire dans notre pays.
PROPOS RECUEILLIS PAR ROBERT KONGO, CORRESPONDANT EN FRANCE
(*) Président d'Union du Congo et porte-parole du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC)
© Le Potentiel
Plate-forme d'associations congolaises et associées œuvrant pour la solidarité internationale, le développement durable - économique et culturel - ainsi que la paix en République Démocratique du Congo. Site : http://unionducongo-rdc.org - E-mail : unionducongo@gmail.com - N° de dossier Préfecture de Paris : 00189343 P - N° d'ordre : 08/4523
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jeudi 3 février 2011
samedi 1 janvier 2011
Adresse de Gaspard-Hubert Lonsi Koko au peuple congolais
Mes chers compatriotes,
Notre pays est à la croisée des chemins. Plus de 50 ans après sa reconnaissance internationale, le bilan est globalement négatif. En effet, notre pays n’a jamais été sérieusement dirigé depuis le 30 juin 1960. Cela est dû non seulement aux troubles internes imposés par des volontés extérieures, mais surtout au manque de rigueur de notre classe politique dans la gestion de la chose publique et à l’insouciance de nos populations pour ce qui est du processus démocratique.
De toute évidence, sur le plan économique, l’année 2010 a confirmé l’inacceptable. En effet, la République Démocratique du Congo, bien que naturellement très riche, a été cataloguée parmi les pays pauvres et très endettés (PPTE). Dans la même optique, le mauvais climat des affaires a mis notre pays en porte-à-faux avec la loi américaine connue sous le nom de « African Growth and Opportunity Act » (AGOA) ayant de ce fait privé le peuple congolais, sur le plan commercial, d’un partenariat import avec les États Unis d’Amérique.
Sur le plan social, l’année 2010 a particulièrement été mauvaise. Le fort taux de chômage a gravement porté préjudice à plus de la majorité des ménages, ayant ainsi hypothéqué l’avenir des millions de familles. En conséquence, nos compatriotes ont de plus en plus de mal à subvenir aux besoins vitaux de leurs familles.
À propos de la sécurité alimentaire, le pouvoir d’achat d’un grand nombre de Congolais ne leur permet plus du tout de manger plus d’une fois par jour. Ainsi connaît-il quotidiennement la « mort subite », comme cela se dit tristement à Kinshasa.
Pour ce qui est des infrastructures, le peu de travaux effectués concernant les routes a été soit réalisé sans respect des normes adéquates, soit est resté inachevé, soit n’est d’aucun intérêt direct par rapport au développement socio-économique local. Force est de constater que les 5 chantiers du président de la République n’ont en rien amélioré le quotidien de nos compatriotes pour ce qui est de l’accès à l’eau potable et à l’électricité, de l’accès aux soins, de l’entretien des routes dans les cités, du désenclavement du pays...
Selon l’ambassadeur de France pour les droits de l’Homme, François Zimeray, les droits de l’Homme relèvent « du naufrage » dans notre pays. Un constat accablant que confirment les propos de la députée européenne Michèle Striffler. N’en déplaise au ministre de l’Information et porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, nous avons besoin de personnes de bonne volonté qui veulent bien nous aider, en matière de lutte contre les violations des droits humains, « à sortir la tête hors de l’eau ». De plus, nos compatriotes de l’Est connaissent de moins en moins une vie paisible, tourmentés psychologiquement comme ils le sont à cause de l’insécurité, de la séparation avec les membres de leurs familles ballottés d’un camp de réfugiés à un autre à l’intérieur comme à l’extérieur de nos frontières. Ils ne cessent d’être victimes d’assassinats et d’arrestations du fait de leurs convictions, subissent des violences sexuelles et des humiliations dégradantes ainsi qu’inhumaines. Et c’est dans ce contexte qu’est intervenue, à la fin de l’année 2010, l’alliance politique entre l’AMP de Joseph Kabila ainsi que le CNDP de Laurent Nkunda et Bosco Ntaganda.
Sur le plan de la paix, l’invitation du cardinal Laurent Monsengwo Pasinya aux belligérants du conflit armé sévissant sans cesse dans l’Est de la République démocratique du Congo à un processus de réconciliation, lancée lors de son homélie, ne fait que confirmer la guerre qui est en cours dans cette partie du territoire national. Le rapport du Grisis group paru le 16 novembre dernier rappelle que la « paix au Congo est hypothétique », donc elle relève « du domaine du virtuel »...
Mes chers compatriotes,
Pensez-vous que les promesses du président de la République sont-elles crédibles, dès lors que les 5 chantiers pour lesquels il a été élu n’ont en rien modifié la vie quotidienne pour plus de la majorité de nos compatriotes ? Pensez-vous que nous devons reconduire au pouvoir quelqu’un qui noue des alliances politiques avec ceux qui ont versé le sang de nos frères et sœurs, violé sexuellement les membres de nos familles et agi contre les intérêts de notre peuple ? En 10 années de présidence de Joseph Kabila, qu’est-ce qui a réellement changé dans la vie du citoyen lambda ? De quel acquis social bénéficie-t-il ?
Il serait franchement inadmissible de ma part de vous souhaiter une bonne et agréable année 2011 dans pareilles circonstances, sachant très bien que cette année nouvelle risque d’aggraver davantage votre condition sociale si rien n’est entrepris politiquement. Néanmoins, mon premier souci consiste à ce que vous retrouviez avant tout le bonheur. Et pour que vous retrouviez le bonheur auquel vous aspirez, il faut un véritable changement dans la manière de faire de la politique et de gérer la chose publique.
Dans l’espoir d’apporter un véritable changement dans la manière de gouverner notre pays, j’ai fait le choix de me battre à vos côtés, aussi bien dans les cités que dans les campagnes abandonnées à leur propre sort. Mon premier souhait, c’est que l’élection présidentielle de 2011 instaure donc dans notre pays une réelle alternative politique en vue de la Liberté, de l’Égalité, de la Sécurité et de la Prospérité. Pour cela, nous devons bâtir ensemble le Congo d’avenir en vue du triomphe de la paix, de la croissance économique et de l’évolution sociale.
Que vive la République Démocratique du Congo !
Que vive le peuple congolais !
Fait à Paris, le 1er janvier 2011
Notre pays est à la croisée des chemins. Plus de 50 ans après sa reconnaissance internationale, le bilan est globalement négatif. En effet, notre pays n’a jamais été sérieusement dirigé depuis le 30 juin 1960. Cela est dû non seulement aux troubles internes imposés par des volontés extérieures, mais surtout au manque de rigueur de notre classe politique dans la gestion de la chose publique et à l’insouciance de nos populations pour ce qui est du processus démocratique.
De toute évidence, sur le plan économique, l’année 2010 a confirmé l’inacceptable. En effet, la République Démocratique du Congo, bien que naturellement très riche, a été cataloguée parmi les pays pauvres et très endettés (PPTE). Dans la même optique, le mauvais climat des affaires a mis notre pays en porte-à-faux avec la loi américaine connue sous le nom de « African Growth and Opportunity Act » (AGOA) ayant de ce fait privé le peuple congolais, sur le plan commercial, d’un partenariat import avec les États Unis d’Amérique.
Sur le plan social, l’année 2010 a particulièrement été mauvaise. Le fort taux de chômage a gravement porté préjudice à plus de la majorité des ménages, ayant ainsi hypothéqué l’avenir des millions de familles. En conséquence, nos compatriotes ont de plus en plus de mal à subvenir aux besoins vitaux de leurs familles.
À propos de la sécurité alimentaire, le pouvoir d’achat d’un grand nombre de Congolais ne leur permet plus du tout de manger plus d’une fois par jour. Ainsi connaît-il quotidiennement la « mort subite », comme cela se dit tristement à Kinshasa.
Pour ce qui est des infrastructures, le peu de travaux effectués concernant les routes a été soit réalisé sans respect des normes adéquates, soit est resté inachevé, soit n’est d’aucun intérêt direct par rapport au développement socio-économique local. Force est de constater que les 5 chantiers du président de la République n’ont en rien amélioré le quotidien de nos compatriotes pour ce qui est de l’accès à l’eau potable et à l’électricité, de l’accès aux soins, de l’entretien des routes dans les cités, du désenclavement du pays...
Selon l’ambassadeur de France pour les droits de l’Homme, François Zimeray, les droits de l’Homme relèvent « du naufrage » dans notre pays. Un constat accablant que confirment les propos de la députée européenne Michèle Striffler. N’en déplaise au ministre de l’Information et porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, nous avons besoin de personnes de bonne volonté qui veulent bien nous aider, en matière de lutte contre les violations des droits humains, « à sortir la tête hors de l’eau ». De plus, nos compatriotes de l’Est connaissent de moins en moins une vie paisible, tourmentés psychologiquement comme ils le sont à cause de l’insécurité, de la séparation avec les membres de leurs familles ballottés d’un camp de réfugiés à un autre à l’intérieur comme à l’extérieur de nos frontières. Ils ne cessent d’être victimes d’assassinats et d’arrestations du fait de leurs convictions, subissent des violences sexuelles et des humiliations dégradantes ainsi qu’inhumaines. Et c’est dans ce contexte qu’est intervenue, à la fin de l’année 2010, l’alliance politique entre l’AMP de Joseph Kabila ainsi que le CNDP de Laurent Nkunda et Bosco Ntaganda.
Sur le plan de la paix, l’invitation du cardinal Laurent Monsengwo Pasinya aux belligérants du conflit armé sévissant sans cesse dans l’Est de la République démocratique du Congo à un processus de réconciliation, lancée lors de son homélie, ne fait que confirmer la guerre qui est en cours dans cette partie du territoire national. Le rapport du Grisis group paru le 16 novembre dernier rappelle que la « paix au Congo est hypothétique », donc elle relève « du domaine du virtuel »...
Mes chers compatriotes,
Pensez-vous que les promesses du président de la République sont-elles crédibles, dès lors que les 5 chantiers pour lesquels il a été élu n’ont en rien modifié la vie quotidienne pour plus de la majorité de nos compatriotes ? Pensez-vous que nous devons reconduire au pouvoir quelqu’un qui noue des alliances politiques avec ceux qui ont versé le sang de nos frères et sœurs, violé sexuellement les membres de nos familles et agi contre les intérêts de notre peuple ? En 10 années de présidence de Joseph Kabila, qu’est-ce qui a réellement changé dans la vie du citoyen lambda ? De quel acquis social bénéficie-t-il ?
Il serait franchement inadmissible de ma part de vous souhaiter une bonne et agréable année 2011 dans pareilles circonstances, sachant très bien que cette année nouvelle risque d’aggraver davantage votre condition sociale si rien n’est entrepris politiquement. Néanmoins, mon premier souci consiste à ce que vous retrouviez avant tout le bonheur. Et pour que vous retrouviez le bonheur auquel vous aspirez, il faut un véritable changement dans la manière de faire de la politique et de gérer la chose publique.
Dans l’espoir d’apporter un véritable changement dans la manière de gouverner notre pays, j’ai fait le choix de me battre à vos côtés, aussi bien dans les cités que dans les campagnes abandonnées à leur propre sort. Mon premier souhait, c’est que l’élection présidentielle de 2011 instaure donc dans notre pays une réelle alternative politique en vue de la Liberté, de l’Égalité, de la Sécurité et de la Prospérité. Pour cela, nous devons bâtir ensemble le Congo d’avenir en vue du triomphe de la paix, de la croissance économique et de l’évolution sociale.
Que vive la République Démocratique du Congo !
Que vive le peuple congolais !
Fait à Paris, le 1er janvier 2011
© RDPC
lundi 13 décembre 2010
RDC : Le CNDP, nouvel allié de Joseph Kabila
A un an des élections présidentielles en République démocratique du Congo (RDC), voici le nouveau coup de poker politique de Joseph Kabila. : le ralliement de l'ex rébellion du CNDP à sa plateforme électoral, l'AMP. Un calcul électoral que dénonce le RDPC, qui accuse le président Kabila de "s'assurer de la mainmise sur tous les bureaux de vote situés dans les territoires actuellement non accessibles aux FARDC mais contrôlés par le CNDP".
L'ex-rébellion du CNDP (Congrès national pour la défense du peuple), devenu aujourd’hui un parti politique, vient d'intégrer l'alliance présidentielle (AMP) et rejoindre ainsi le clan des "Kabilistes" dans la course à la réélection de Joseph Kabila en 2011. Ennemis hier… alliés aujourd'hui, ce rapprochement semble dicté par un calcul électoral très simple selon le Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC). Pour Gaspard-Hubert Lonsi Koko, du RDPC, " en contrepartie de l'accord, un bon nombre d'éléments du CNDP seront promis dans la direction des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC)" [lire la suite].
samedi 22 mai 2010
COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20100521/012 relatif au retrait de la motion de censure contre le gouvernement Muzito
La motion de censure contre le gouvernement, déposée le 14 mai dernier au bureau de l’Assemblée nationale de la République Démocratique du Congo (RDC) par l’opposition, a été retirée le mercredi 19 mai par ses signataires, avant que la plénière de la chambre basse du Parlement n’ait pu en débattre. En effet, le député François Mwamba du Mouvement de libération du Congo (MLC), parti de l’opposition, a demandé le retrait de la motion de censure, "le climat" délétère créé par des activistes du parti du Premier ministre, Parti lumumbiste unifié (PALU), n'ayant pas permis d’ouvrir les travaux. Ainsi les signataires ont-ils décidé de retirer leur motion, tout en révélant qu’une autre motion pourra être déposée dans un bref délai.
Outre certaines irrégularités sur le plan de la forme, notamment le dédoublement d’un bon nombre de signatures et le retrait de quelques signatures par leurs auteurs, rappelons l’insécurité ayant poussé le président de l’Assemblée nationale, M. Evariste Boshab, à reprocher au Premier ministre, M. Adolphe Muzito, d’avoir instrumentalisé le peuple congolais à travers les militants du PALU qui l’ont même bousculé à l’entrée à l’hémicycle du Palais du Peuple.
En conséquence :
- Primo, le bureau d’Union du Congo se joint au peuple congolais en exprimant sa consternation s'agissant de cette occasion manquée qui aurait permis à l'opposition de jouer enfin son véritable rôle de contre-pouvoir par rapport au gouvernement et à la présidence de la République.
- Secundo, Union du Congo déplore le comportement irresponsable des militants du PALU, membre de la majorité présidentielle, ainsi que le manque de sérieux dans l’organisation et dans le fonctionnement de nos différentes institutions.
- Tertio, Union du Congo aurait souhaité que le gouvernement renforce davantage l'effectif policier afin de mieux sécuriser le Palais du Peuple compte tenu de l’importance de l’ordre du jour de la chambre basse.
Le Bureau d’Union du Congo
Fait à Paris, le 21 mai 2010
Outre certaines irrégularités sur le plan de la forme, notamment le dédoublement d’un bon nombre de signatures et le retrait de quelques signatures par leurs auteurs, rappelons l’insécurité ayant poussé le président de l’Assemblée nationale, M. Evariste Boshab, à reprocher au Premier ministre, M. Adolphe Muzito, d’avoir instrumentalisé le peuple congolais à travers les militants du PALU qui l’ont même bousculé à l’entrée à l’hémicycle du Palais du Peuple.
En conséquence :
- Primo, le bureau d’Union du Congo se joint au peuple congolais en exprimant sa consternation s'agissant de cette occasion manquée qui aurait permis à l'opposition de jouer enfin son véritable rôle de contre-pouvoir par rapport au gouvernement et à la présidence de la République.
- Secundo, Union du Congo déplore le comportement irresponsable des militants du PALU, membre de la majorité présidentielle, ainsi que le manque de sérieux dans l’organisation et dans le fonctionnement de nos différentes institutions.
- Tertio, Union du Congo aurait souhaité que le gouvernement renforce davantage l'effectif policier afin de mieux sécuriser le Palais du Peuple compte tenu de l’importance de l’ordre du jour de la chambre basse.
Le Bureau d’Union du Congo
Fait à Paris, le 21 mai 2010
jeudi 18 mars 2010
COMMUNIQUÉ DE PRESSE n° 20100318/005 relatif à la révision constitutionnelle en République Démocratique du Congo
L'assemblée nationale congolaise a ouvert le lundi 15 mars la session en vue de la révision constitutionnelle. Celle-ci portera, entre autres, sur le processus de décentralisation. En effet, la chambre basse a été saisie par les députés de la majorité parlementaire favorables à la suppression de l'énumération des 26 provinces figurant dans l'article 2 de la Constitution, les 40 % de recettes alloués aux provinces conformément à l'alinéa 2 de l'article 147.
L'article 71 est également concerné par la révision constitutionnelle. Effectivement, le scrutin présidentiel pourrait passer à un seul tour ou être maintenu à deux, mais en allongeant l'intervalle entre les deux tours qui serait fixé à deux mois et non plus deux semaines. Autre proposition, les gouverneurs ne seraient plus élus par les députés provinciaux mais désignés par le parti ou la coalition qui est majoritaire au sein de l'Assemblée provinciale.
Selon Radio France Internationale (RFI), plusieurs autres modifications touchant à divers organes juridiques doivent aussi être présentées notamment celle de la composition du Conseil Supérieur de la Magistrature qui serait ouvert à des non magistrats et présidé par le chef de l'État.
I - Sur la révision du découpage territorial et du pourcentage des recettes allouées aux provinces
Dans un communiqué de presse daté du 5 août 2009, Union du Congo avait demandé à l'autorité « compétente de clarifier dans l'urgence la situation actuelle des parlements provinciaux [...] et du sénat au regard de la Constitution, dès lors que le président de la République [avait] constaté la carence dans la matérialisation du passage des 11 provinces à 26 ». Union du Congo avait de facto dénoncé « le caractère anticonstitutionnel de la chambre haute et des parlements de provinces concernées par le découpage prévu à l'article 2 de la Constitution ».
Union du Congo est favorable à la matérialisation du passage des 11 provinces actuelles à 26 provinces déjà dotées d'une vraie existence juridique car leurs noms sont inscrites dans la Constitutions.
Néanmoins, si l'on reste sur la base des 11 provinces, Union du Congo rappelle que le nombre de sénateurs doit être réduit à 44 en raison de 4 sénateurs par province dans la mesure où l'élection des honorables sénateurs et celle de certains députés provinciaux s'est effectuée sur la base des 26 provinces, inexistantes à l'époque mais qui auraient dû être effectives en 2009. Cela aura au moins le mérite de maîtriser l'aspect budgétivore pour ce qui est du fonctionnement du sénat et d'introduire la notion d'équité entre les provinces.
II - Sur la révision du scrutin pour l'élection du président de la République
La majorité présidentielle a-t-elle peur de ne pas gagner l'élection avec le mode de scrutin uninominal majoritaire à deux tours, au point de vouloir modifier la Constitution au profit du mode de scrutin à un tour ? L'éventualité de l'allongement de l'intervalle entre les deux tours à deux mois, et non plus deux semaines, préfigure-t-elle l'intention de l'AMP de bloquer le processus électoral au second tour au cas où les données lui seraient défavorables ?
Union du Congo préconise le maintien du scrutin à deux tours. De plus, ce système permet non seulement aux électeurs de se prononcer en faveur de leur candidat(e) préféré(e) une deuxième fois, ou même de changer d'avis quant à leur préférence entre le premier et le second tour, mais aussi aux partis politiques et à l'électorat de s'ajuster aux éventuels changements de l'environnement politique entre les deux tours de scrutin.
III - Sur la nomination des gouverneurs et la composition du Conseil Supérieur de la Magistrature
Rappelons que, s'agissant de l'organisation et de l'exercice du pouvoir, la volonté de contrer toute tentative de dérive dictatoriale figurait parmi les préoccupations majeures du législateur. Or, en voulant faire présider le Conseil Supérieur de la Magistrature par le chef de l'État, la majorité présidentielle tient à assumer son choix pour les incohérences du passé dignes d'un régime autoritaire.
Rappelons aussi que la présente Constitution réaffirme l'indépendance du pouvoir judiciaire, dont les membres sont gérés par le Conseil Supérieur de la Magistrature désormais composé des seuls magistrats. Faire siéger des non magistrats dans cette institution, c'est renouer avec le système mobustiste qui avait fait main-basse, grâce au clientélisme, sur le pouvoir judiciaire.
Soucieuse du respect de la séparation des pouvoirs, Union du Congo propose, si jamais cette institution est maintenue, que seuls les magistrats siègent au Conseil Supérieur de la Magistrature. Dans ce cas, Union du Congo préconise d'adopter le modèle de la cour suprême des États-Unis d'Amérique.
IV - Sur le caractère anticonstitutionnel de la révision constitutionnelle
Union du Congo constate le caractère anticonstitutionnel de la révision constitutionnelle en cours, car elle viole l'article 220 qui stipule : « la forme républicaine de l'État, le principe du suffrage universel, [...] l'indépendance du pouvoir judiciaire ne peuvent faire l'objet d'aucune révision constitutionnelle ». Le même article insiste sur le fait qu'« est formellement interdite toute révision constitutionnelle ayant pour objet ou pour effet [...] de réduire les prérogatives des provinces et des entités territoriales décentralisées ».
En conséquence, Union du Congo rappelle aux parlementaires et partis politiques leur rôle s'agissant de la promotion de la bonne gouvernance. Par la même occasion, Union du Congo demande aux Congolaises et aux Congolais d'assumer concrètement, d'une manière ou d'une autre, leur souveraineté au cas où les parlementaires bafoueraient les lois fondamentales de la République.
Le Bureau d'Union du Congo
Fait à Paris, le 18 mars 2010
L'article 71 est également concerné par la révision constitutionnelle. Effectivement, le scrutin présidentiel pourrait passer à un seul tour ou être maintenu à deux, mais en allongeant l'intervalle entre les deux tours qui serait fixé à deux mois et non plus deux semaines. Autre proposition, les gouverneurs ne seraient plus élus par les députés provinciaux mais désignés par le parti ou la coalition qui est majoritaire au sein de l'Assemblée provinciale.
Selon Radio France Internationale (RFI), plusieurs autres modifications touchant à divers organes juridiques doivent aussi être présentées notamment celle de la composition du Conseil Supérieur de la Magistrature qui serait ouvert à des non magistrats et présidé par le chef de l'État.
I - Sur la révision du découpage territorial et du pourcentage des recettes allouées aux provinces
Dans un communiqué de presse daté du 5 août 2009, Union du Congo avait demandé à l'autorité « compétente de clarifier dans l'urgence la situation actuelle des parlements provinciaux [...] et du sénat au regard de la Constitution, dès lors que le président de la République [avait] constaté la carence dans la matérialisation du passage des 11 provinces à 26 ». Union du Congo avait de facto dénoncé « le caractère anticonstitutionnel de la chambre haute et des parlements de provinces concernées par le découpage prévu à l'article 2 de la Constitution ».
Union du Congo est favorable à la matérialisation du passage des 11 provinces actuelles à 26 provinces déjà dotées d'une vraie existence juridique car leurs noms sont inscrites dans la Constitutions.
Néanmoins, si l'on reste sur la base des 11 provinces, Union du Congo rappelle que le nombre de sénateurs doit être réduit à 44 en raison de 4 sénateurs par province dans la mesure où l'élection des honorables sénateurs et celle de certains députés provinciaux s'est effectuée sur la base des 26 provinces, inexistantes à l'époque mais qui auraient dû être effectives en 2009. Cela aura au moins le mérite de maîtriser l'aspect budgétivore pour ce qui est du fonctionnement du sénat et d'introduire la notion d'équité entre les provinces.
II - Sur la révision du scrutin pour l'élection du président de la République
La majorité présidentielle a-t-elle peur de ne pas gagner l'élection avec le mode de scrutin uninominal majoritaire à deux tours, au point de vouloir modifier la Constitution au profit du mode de scrutin à un tour ? L'éventualité de l'allongement de l'intervalle entre les deux tours à deux mois, et non plus deux semaines, préfigure-t-elle l'intention de l'AMP de bloquer le processus électoral au second tour au cas où les données lui seraient défavorables ?
Union du Congo préconise le maintien du scrutin à deux tours. De plus, ce système permet non seulement aux électeurs de se prononcer en faveur de leur candidat(e) préféré(e) une deuxième fois, ou même de changer d'avis quant à leur préférence entre le premier et le second tour, mais aussi aux partis politiques et à l'électorat de s'ajuster aux éventuels changements de l'environnement politique entre les deux tours de scrutin.
III - Sur la nomination des gouverneurs et la composition du Conseil Supérieur de la Magistrature
Rappelons que, s'agissant de l'organisation et de l'exercice du pouvoir, la volonté de contrer toute tentative de dérive dictatoriale figurait parmi les préoccupations majeures du législateur. Or, en voulant faire présider le Conseil Supérieur de la Magistrature par le chef de l'État, la majorité présidentielle tient à assumer son choix pour les incohérences du passé dignes d'un régime autoritaire.
Rappelons aussi que la présente Constitution réaffirme l'indépendance du pouvoir judiciaire, dont les membres sont gérés par le Conseil Supérieur de la Magistrature désormais composé des seuls magistrats. Faire siéger des non magistrats dans cette institution, c'est renouer avec le système mobustiste qui avait fait main-basse, grâce au clientélisme, sur le pouvoir judiciaire.
Soucieuse du respect de la séparation des pouvoirs, Union du Congo propose, si jamais cette institution est maintenue, que seuls les magistrats siègent au Conseil Supérieur de la Magistrature. Dans ce cas, Union du Congo préconise d'adopter le modèle de la cour suprême des États-Unis d'Amérique.
IV - Sur le caractère anticonstitutionnel de la révision constitutionnelle
Union du Congo constate le caractère anticonstitutionnel de la révision constitutionnelle en cours, car elle viole l'article 220 qui stipule : « la forme républicaine de l'État, le principe du suffrage universel, [...] l'indépendance du pouvoir judiciaire ne peuvent faire l'objet d'aucune révision constitutionnelle ». Le même article insiste sur le fait qu'« est formellement interdite toute révision constitutionnelle ayant pour objet ou pour effet [...] de réduire les prérogatives des provinces et des entités territoriales décentralisées ».
En conséquence, Union du Congo rappelle aux parlementaires et partis politiques leur rôle s'agissant de la promotion de la bonne gouvernance. Par la même occasion, Union du Congo demande aux Congolaises et aux Congolais d'assumer concrètement, d'une manière ou d'une autre, leur souveraineté au cas où les parlementaires bafoueraient les lois fondamentales de la République.
Le Bureau d'Union du Congo
Fait à Paris, le 18 mars 2010
Libellés :
Adoplhe Muzito,
AMP,
congo-kinshasa,
Evariste Boshab,
joseph kabila,
Léon Kengo wa Dondo,
rd congo,
rdc
samedi 19 décembre 2009
COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20091219/062 relatif au rattachement de l'Inspection Générale des Finances à la présidence de la RD Congo
La présidence de la République Démocratique du Congo a annoncé récemment le rattachement de l’Inspection Générale des Finances (IGF) à ses services. En tenant tous les cordons de la bourse, la seule prérogative qui lui échappait jusque-là, le président Joseph Kabila est désormais seul maître à bord du navire Congo-Kinshasa. En effet, s’agissant du fonctionnement de l’économie nationale et des services des douanes, seul le président de la République est habilité à donner des instructions relatives à leur contrôle. L’éventualité de l’intervention de la justice par voie de réquisition pour obtenir certaines informations et le rôle attribué à l’Inspecteur général, en évoquant le statut particulier des fonctionnaires affectés à l’IGF, ne constituent aucune garantie dans la gestion des finances de l’État.
Primo, en faisant main basse sur les finances de l’État après plusieurs différents au sein de l’exécutif gouvernemental, la présidence de la République passe outre plusieurs articles de la Constitution :
- L’alinéa 3 de l’article 69 dans la mesure où le président de la République n’aura plus à assurer, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics. En effet, comment le magistrat suprême peut-il être l’arbitre de ses propres attributions ?
- Les alinéas 1, 2 et 4 de l’article 91, dans la mesure où la présidence de la République ôte au Gouvernement la possibilité d’assumer sa responsabilité relative à la politique de la Nation. De facto, non seulement il ne disposera plus de l’administration publique du point de vue des finances mais il dépendra du président de la République dans la conduite de ladite politique.
- L’article 138, car la présidence a dorénavant le pouvoir d’empêcher tout contrôle du Gouvernement par le Parlement. De ce fait, le Gouvernement est sous la menace directe du président de la République qui pourra, à tout moment, recourir au chantage à son encontre.
- L’article 146, car la présidence de la République retire au Parlement la possibilité de mettre en cause le Gouvernement, ou un membre du Gouvernement, par le vote d’une motion de censure ou de défiance.
- L’article 180, puisque la Cour des comptes ne pourra plus contrôler la gestion des finances de l’État et des biens publics conformément aux conditions fixées par la loi.
- L’alinéa 4 de l’article 181, dans la mesure où la présidence de la République ôte au Gouvernement la tutelle de la Caisse nationale de péréquation dont la mission consiste à financer des projets et programmes d’investissement public, en vue d’assurer la solidarité nationale et de corriger le déséquilibre de développement entre les provinces et entre les autres entités territoriales décentralisées.
Secundo, en cédant aux desiderata présidentiels et en gardant un silence consentant, le Gouvernement congolais a entériné sa mise sous-tutelle par la présidence de la République.
Tertio, en ayant préféré s’inscrire aux abonnés absents, l’opposition, en ce qui la concerne, a confirmé son inexistence par rapport à la majorité présidentielle. De facto, elle partage les positions de l’Alliance pour la Majorité Présidentielle (AMP) quant à la gestion de la chose publique.
Vu les arguments évoqués supra, Union du Congo :
- dénonce vigoureusement cette reprise en main de différents services de l’État liés au fonctionnement de l’économie nationale et des services des douanes par la présidence de la République à moins de deux ans de l’élection présidentielle de 2011 ;
- prend donc à témoin le peuple congolais en lui demandant, le moment venu, de choisir des filles et fils du Congo épris de la bonne gouvernance et de l’intérêt supérieur de la Nation congolaise ;
- demande au Parlement d’oser jouer son rôle de représentant du peuple en garantissant le respect de la Constitution.
Le Bureau d’Union du Congo
Fait à Paris, le 19 décembre 2009
Primo, en faisant main basse sur les finances de l’État après plusieurs différents au sein de l’exécutif gouvernemental, la présidence de la République passe outre plusieurs articles de la Constitution :
- L’alinéa 3 de l’article 69 dans la mesure où le président de la République n’aura plus à assurer, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics. En effet, comment le magistrat suprême peut-il être l’arbitre de ses propres attributions ?
- Les alinéas 1, 2 et 4 de l’article 91, dans la mesure où la présidence de la République ôte au Gouvernement la possibilité d’assumer sa responsabilité relative à la politique de la Nation. De facto, non seulement il ne disposera plus de l’administration publique du point de vue des finances mais il dépendra du président de la République dans la conduite de ladite politique.
- L’article 138, car la présidence a dorénavant le pouvoir d’empêcher tout contrôle du Gouvernement par le Parlement. De ce fait, le Gouvernement est sous la menace directe du président de la République qui pourra, à tout moment, recourir au chantage à son encontre.
- L’article 146, car la présidence de la République retire au Parlement la possibilité de mettre en cause le Gouvernement, ou un membre du Gouvernement, par le vote d’une motion de censure ou de défiance.
- L’article 180, puisque la Cour des comptes ne pourra plus contrôler la gestion des finances de l’État et des biens publics conformément aux conditions fixées par la loi.
- L’alinéa 4 de l’article 181, dans la mesure où la présidence de la République ôte au Gouvernement la tutelle de la Caisse nationale de péréquation dont la mission consiste à financer des projets et programmes d’investissement public, en vue d’assurer la solidarité nationale et de corriger le déséquilibre de développement entre les provinces et entre les autres entités territoriales décentralisées.
Secundo, en cédant aux desiderata présidentiels et en gardant un silence consentant, le Gouvernement congolais a entériné sa mise sous-tutelle par la présidence de la République.
Tertio, en ayant préféré s’inscrire aux abonnés absents, l’opposition, en ce qui la concerne, a confirmé son inexistence par rapport à la majorité présidentielle. De facto, elle partage les positions de l’Alliance pour la Majorité Présidentielle (AMP) quant à la gestion de la chose publique.
Vu les arguments évoqués supra, Union du Congo :
- dénonce vigoureusement cette reprise en main de différents services de l’État liés au fonctionnement de l’économie nationale et des services des douanes par la présidence de la République à moins de deux ans de l’élection présidentielle de 2011 ;
- prend donc à témoin le peuple congolais en lui demandant, le moment venu, de choisir des filles et fils du Congo épris de la bonne gouvernance et de l’intérêt supérieur de la Nation congolaise ;
- demande au Parlement d’oser jouer son rôle de représentant du peuple en garantissant le respect de la Constitution.
Le Bureau d’Union du Congo
Fait à Paris, le 19 décembre 2009
mercredi 18 novembre 2009
Jean-Lucien Busa se dit victime d'un véritable coup de massue
Battu par Jean-Claude Baende lors de l'élection du gouverneur de la province de l'Equateur qui a eu lieu à Mbandaka, chef-lieu de cette province le 13 novembre, le candidat du Mouvement de libération du Congo (MLC), Jean-Lucien Busa qui est déjà de retour dans la capitale, s'est confié à la presse ce lundi 16 novembre pour expliquer les causes de son échec.
Pour le candidat malheureux du MLC, toute la machine a été déjà mise en place pour contrecarrer son élection à la tête de la province de l'Equateur. Et il accuse l'Alliance de la majorité présidentielle (AMP) d'avoir actionné cette machine au profit de Jean-Claude Baende. Moyens financiers de l'Etat, services de sécurité, intimidation des électeurs députés provinciaux) avant et après l'élection ainsi que tricherie favorisée par la CEI, sont, d'après Jean-Lucien Busa autant des facteurs, mis à contribution pour faciliter l'élection de Jean-Claude Baende. En ce qui concerne précisément la corruption des députés provinciaux, Jean-Lucien Busa a fait part de la présence à Mbandaka de la trésorière de l'AMP qui, a-t-il affirmé, aurait remis la somme de 10 mille dollars américains à chaque député provincial dont 6 mille dollars la veille de l'élection avec promesse d'en ajouter les 4 mille restant si Baende passait. " Chaque député provincial a reçu en plus de cela, une moto et une promesse de 2 mille dollars en plus de l'émolument pendant 5 mois " a dit l'honorable Busa. Toujours dans ses accusations, il a signalé le déblocage de fonds estimés selon lui a 9 millions de dollars des caisses de l'Exécutif provincial de l'Equateur pour servir à l'élection de Baende. Selon l'honorable Busa, les députés provinciaux de l'Equateur, ont reçu depuis Kinshasa, des menaces consistant à couper la province de tout financement provenant du gouvernement central au cas où ils voteraient pour le candidat du MLC. Voilà pourquoi au regard de tous ces faits, qu'il a mis à charge de l'AMP, Jean-Lucien Busa parle d'un véritable coup de massue de la part du pouvoir de Kinshasa, orchestré contre sa candidature. Ainsi donc, au regard de tout cela, il s'est interrogé si l'alternance démocratique est-elle encore possible en RDC. Charles Bofasa Djema confirme les faits Egalement présent à Mbandaka pour soutenir Jean-Lucien Busa, le député national Charles Bofasa Djema, interrogé hier par la presse pour apporter son témoignage sur le déroulement de cette élection, a confirmé les faits de corruption des députés provinciaux de l'Equateur. Il a dit avoir été alerté à plusieurs reprises de la sortie de fonds de la Banque centrale qui, selon lui, auraient pris la direction de Mbandaka pour servir à la corruption des députés provinciaux. Il a également confirmé le cas de tricherie orchestrée selon lui par la CEI. Selon Charles Bofasa, les députés provinciaux ont bel et bien reçu la somme de 10 mille dollars chacun en raison de 6.000 $ Us la veille de l'élection et 4.000 $ Us après. Interrogé sur un éventuel recours par le MLC comte tenu de faits dénoncés, Charles Bofasa estime que cela ne servirait à rien, eu égard aux autres recours de ce genre qui, dans le passé, n'ont abouti à rien. S'agissant du rapport d'une commission du Sénat chargée d'enquêter sur la gestion du gouverneur de l'Equateur, Charles Bofasa dit attendre la publication de ce rapport par le bureau du sénat pour s'y prononcer. Toutefois, a-t-il indiqué, si les faits, de détournement dont parle déjà certains journaux sont fondés, il s'est dit déçu. F.L | |
| Ecrit par : F.L. |
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