Selon, M. Lambert Mende Omalanga, les auteurs de l’attaque-surprise de la ville de Mbandaka, chef-lieu de la province de l'Équateur, font partie du groupe dénommé « Armée Nzobo ya Lombo » (bandits du village). Ainsi le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement a-t-il reconnu les dysfonctionnements non seulement dans le système des renseignements, mais aussi dans le dispositif sécuritaire.
Comment des insurgés, des simples pêcheurs devenus assaillants selon M. Mende Omalanga, ont-ils pu s'emparer d'une ville comme Mbandaka et se rendre, dans la foulée, maîtres de l'aéroport sans aucune résistance des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ? Avec qui ont-ils troqué leurs cannes à pêche contre des armes lourdes ?
Union du Congo s'est toujours interrogée sérieusement sur la capacité du gouvernement congolais à assurer de manière efficace l’intégrité du territoire national et à sécuriser nos populations contre d'éventuelles agressions diligentées par des forces étrangères en vue du dépeuplement de nos riches régions tant convoitées et de la balkanisation de notre pays. De toute évidence, le peuple congolais est en droit d'apprendre la vérité sur la situation en cours dans la province de l'Équateur.
Le Bureau d'Union du Congo
Fait à Paris, le 13 avril 2010
Plate-forme d'associations congolaises et associées œuvrant pour la solidarité internationale, le développement durable - économique et culturel - ainsi que la paix en République Démocratique du Congo. Site : http://unionducongo-rdc.org - E-mail : unionducongo@gmail.com - N° de dossier Préfecture de Paris : 00189343 P - N° d'ordre : 08/4523
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mardi 13 avril 2010
jeudi 4 février 2010
Réfugiés de RDC au Congo: situation "épouvantable" juge Sassou Nguesso
Le président congolais, Denis Sassou Nguesso, a jugé "épouvantable" la situation humanitaire des 110.000 ressortissants de République démocratique du Congo (RDC) réfugiés dans le nord du Congo voisin, et souhaité leur retour chez eux le plus vite possible."Il y a une situation difficile dans la province de l'Equateur en RDC et on a vu des populations traverser l'Oubangui pour trouver asile dans la préfecture de la Likouala", a dit le président Sassou Nguesso dans un entretien accordé à l'AFP et RFI en marge du 14e sommet de l'Union africaine (UA) à Addis Abeba.
Il a estimé à 110.000 le nombre de personnes déplacées qui viennent d'Equateur "pour une population autochtone qui tourne autour de 100.000 personnes. "Donc la situation est grave et sérieuse. Nous tentons d'assumer", a-t-il dit.
"Ces populations déplacées et les autochtones vivent dans une situation épouvantable au niveau de la santé, de l'alimentation et même de la sécurité. Cette situation ne peut pas perdurer, elle est insupportable", a-t-il souligné.
"Il est hors de question que ces populations restent indéfiniment dans cette situation", a-t-il ajouté.
D'après le Haut Commissariat pour les Réfugiés de l'ONU (HCR), quelque 107.000 personnes se sont réfugiées dans la région de la Likouala pour fuir les violences interethniques qui ont secoué entre octobre et décembre la région de l'Equateur, dans le nord-ouest de la RDC.
"Il faut tout faire pour que ces populations rejoignent la RDC dans les meilleures conditions possibles", a estimé le président Sassou.
Installées dans des conditions très précaires le long du fleuve Oubangui, qui marque la frontière entre le Congo et la RDC, ces réfugiés ne sont pour la plupart accessibles que par voie fluviale.
Le 9 janvier, la France a annoncé l'octroi d'une aide financière de 200.000 euros au Programme alimentaire mondial (PAM) "pour la distribution de l'aide alimentaire d'urgence".
Une subvention de 200.000 euros a aussi été accordée à l'association Acted (Agence de coopération technique et de développement) pour distribuer notamment des moustiquaires aux réfugiés.
Les Etats-Unis ont également décidé d'apporter une aide de 4,6 millions de dollars.
Copyright © 2010 AFP
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mercredi 18 novembre 2009
Jean-Lucien Busa se dit victime d'un véritable coup de massue
Battu par Jean-Claude Baende lors de l'élection du gouverneur de la province de l'Equateur qui a eu lieu à Mbandaka, chef-lieu de cette province le 13 novembre, le candidat du Mouvement de libération du Congo (MLC), Jean-Lucien Busa qui est déjà de retour dans la capitale, s'est confié à la presse ce lundi 16 novembre pour expliquer les causes de son échec.
Pour le candidat malheureux du MLC, toute la machine a été déjà mise en place pour contrecarrer son élection à la tête de la province de l'Equateur. Et il accuse l'Alliance de la majorité présidentielle (AMP) d'avoir actionné cette machine au profit de Jean-Claude Baende. Moyens financiers de l'Etat, services de sécurité, intimidation des électeurs députés provinciaux) avant et après l'élection ainsi que tricherie favorisée par la CEI, sont, d'après Jean-Lucien Busa autant des facteurs, mis à contribution pour faciliter l'élection de Jean-Claude Baende. En ce qui concerne précisément la corruption des députés provinciaux, Jean-Lucien Busa a fait part de la présence à Mbandaka de la trésorière de l'AMP qui, a-t-il affirmé, aurait remis la somme de 10 mille dollars américains à chaque député provincial dont 6 mille dollars la veille de l'élection avec promesse d'en ajouter les 4 mille restant si Baende passait. " Chaque député provincial a reçu en plus de cela, une moto et une promesse de 2 mille dollars en plus de l'émolument pendant 5 mois " a dit l'honorable Busa. Toujours dans ses accusations, il a signalé le déblocage de fonds estimés selon lui a 9 millions de dollars des caisses de l'Exécutif provincial de l'Equateur pour servir à l'élection de Baende. Selon l'honorable Busa, les députés provinciaux de l'Equateur, ont reçu depuis Kinshasa, des menaces consistant à couper la province de tout financement provenant du gouvernement central au cas où ils voteraient pour le candidat du MLC. Voilà pourquoi au regard de tous ces faits, qu'il a mis à charge de l'AMP, Jean-Lucien Busa parle d'un véritable coup de massue de la part du pouvoir de Kinshasa, orchestré contre sa candidature. Ainsi donc, au regard de tout cela, il s'est interrogé si l'alternance démocratique est-elle encore possible en RDC. Charles Bofasa Djema confirme les faits Egalement présent à Mbandaka pour soutenir Jean-Lucien Busa, le député national Charles Bofasa Djema, interrogé hier par la presse pour apporter son témoignage sur le déroulement de cette élection, a confirmé les faits de corruption des députés provinciaux de l'Equateur. Il a dit avoir été alerté à plusieurs reprises de la sortie de fonds de la Banque centrale qui, selon lui, auraient pris la direction de Mbandaka pour servir à la corruption des députés provinciaux. Il a également confirmé le cas de tricherie orchestrée selon lui par la CEI. Selon Charles Bofasa, les députés provinciaux ont bel et bien reçu la somme de 10 mille dollars chacun en raison de 6.000 $ Us la veille de l'élection et 4.000 $ Us après. Interrogé sur un éventuel recours par le MLC comte tenu de faits dénoncés, Charles Bofasa estime que cela ne servirait à rien, eu égard aux autres recours de ce genre qui, dans le passé, n'ont abouti à rien. S'agissant du rapport d'une commission du Sénat chargée d'enquêter sur la gestion du gouverneur de l'Equateur, Charles Bofasa dit attendre la publication de ce rapport par le bureau du sénat pour s'y prononcer. Toutefois, a-t-il indiqué, si les faits, de détournement dont parle déjà certains journaux sont fondés, il s'est dit déçu. F.L | |
| Ecrit par : F.L. |
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