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mercredi 2 juin 2010

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20100602/016 relatif au sommet Afrique-France réuni à Nice

Le communiqué du sommet Afrique-France qui s'est ténu les 31 mai et 1er juin 2010 à Nice, en France, a mis en évidence non seulement l'idée d'une taxe sur les transactions financières internationales et d'une plus grande influence de l'Afrique sur la scène internationale, mais aussi la construction d'un système africain de sécurité collective.

Force est de constater que, dans un communiqué de presse daté du 30 avril 2010, le Bureau d'Union du Congo a interpellé « la communauté franco-africaine sur la nécessité de se pencher urgemment sur les politiques publiques internationales et nationales, ainsi que sur les stratégies d’investissement en capital », tout en ayant exhorté la France et les pays africains « d'explorer minutieusement les voies et moyens pouvant permettre de résoudre les problèmes de la crise bancaire, économique et financière mondiale ».

L'analyse minutieuse du communiqué du sommet Afrique-France montre aussi que les chefs d'État de France et d'Afrique ont donné satisfaction aux souhaits d'Union du Congo concernant « les violences militaires qui déchirent les peuples du Tchad, du Soudan, de la Somalie... », « la question touarègue ainsi que la problématique du Polisario » et l'accompagnement « des peuples de la Guinée-Bissau, de la Guinée-Conakry et du Niger sur la voie salutaire de la réconciliation nationale et de la concorde politique ».

S'agissant des zones où règnent les conflits, notamment la région des Grands Lacs, les chefs d'État de France et d'Afrique ont acté le principe du système confédéral de protection, c'est-à-dire l'indépendance dans l'interdépendance, préconisé par Union du Congo.

Le Bureau d'Union du Congo

Fait à Paris, le 2 juin 2010

samedi 29 mai 2010

Afrique-France: mini-sommet Grands Lacs réduit à une réunion ministérielle

Un mini-sommet entre pays des Grands Lacs africains, qui devait se tenir mardi matin à l'occasion du Sommet Afrique-France à Nice, sera réduit à une réunion ministérielle, faute de participants, a-t-on appris vendredi auprès de l'Elysée.

Parmi les chefs d'Etat des pays des Grands Lacs - République démocratique du Congo (RDC), Rwanda, Ouganda et Burundi -, seul le Rwandais Paul Kagame a confirmé sa présence à Nice.
Le président burundais Pierre Nkurunziza est retenu dans son pays par une série d'élections et l'Ougandais Yoweri Museveni est à partir de lundi l'hôte d'une conférence destinée à réviser le Statut de Rome, traité fondateur de la Cour pénale internationale.


"Ce qui est problématique, a-t-on indiqué à la présidence française, c'est l'absence de Joseph Kabila (président de la RDC)", qui "a fait savoir qu'il ne venait pas" assez tardivement.

"Il est difficile d'envisager une réunion au niveau des chefs d'Etat en présence d'un seul d'entre eux. La réunion se tiendra quand même, au niveau ministériel", a-t-on précisé.

Les raisons de l'absence de Joseph Kabila - qui sort très peu de son pays, en proie à des violences récurrentes, notamment dans l'est - n'ont pas été précisées.

Cette réunion a pour objectif de favoriser des projets transfrontaliers, comme la construction de barrages, de centrales hydro-électriques ou l'exploitation commune de gaz dans le lac Kivu.

Plusieurs ONG, dont Oxfam, Cosi ou le Secours catholique, ont estimé vendredi que l'approche économique prônée par Paris "ne suffirait pas pour construire la paix dans la région" des Grands Lacs.
Rappelant que les conflits dans la région sont liés au pillage des ressources naturelles, elles appellent Paris à pousser les Etats concernés à "sanctionner leurs ressortissants et opérateurs économiques" impliqués dans les trafics et plaident pour une meilleure traçabilité des minerais à travers des "mécanismes de certification".

Au total, 38 chefs d'Etat et de gouvernement assisteront au sommet Afrique-France des 31 mai et 1er juin, qui sera notamment axé sur les questions économiques avec des rencontres entre entreprises françaises et africaines.

La rencontre, qui se veut celle de la "rénovation" du lien franco-africain, sera co-présidée par le président français Nicolas Sarkozy et son homologue égyptien Hosni Moubarak, qui accueillera le prochain sommet en 2013.

Jusqu'ici bisannuels, ces grands rendez-vous se tiendront désormais "tous les trois ans", a-t-on indiqué à l'Elysée, précisant que la décision de "changer de périodicité" avait été prise "d'un commun accord avec les pays africains", notamment au vu d'agendas internationaux déjà ponctués de nombreux sommets.

Copyright © 2010 AFP.