mardi 27 décembre 2011

Cinq questions à Gaspard-Hubert Lonsi Koko (*)


1. Président de l’Union du Congo (UC), porte-parole du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC), vous avez préféré vous présenter sous la bannière « indépendant » aux récentes élections législatives en RDC. Pourquoi ce choix ?
Ce choix est dû avant tout aux difficultés que nous avons rencontrées au regard de l’administration congolaise pour faire enregistrer le RDPC comme parti politique à part entière. Par ailleurs, certains partis d’opposition n’ont pas été forcément enthousiastes dans l’éventualité d’un partenariat avec des candidats venus de l’extérieur. Ainsi voyaient-ils en eux, dans la plupart des cas, de potentiels adversaires. Je reste convaincu que seule une meilleure synergie entre les Congolais de l’intérieur et de l’étranger permettra l’émergence d’une opposition crédible en vue d’une alternative politique au profit du peuple.

2. Comment s’est déroulé le double scrutin du 28 novembre dans votre circonscription de Madimba (Bas-Congo) ?
J’aimerais d’abord dire que mon choix de me présenter à Madimba vient du fond du cœur. Et les Madimbadiers m’ont adopté avec enthousiasme. Par exemple, d’après les résultats provisoires, deux députés sortants kabilistes sur trois seraient battus au profit des candidats de l’opposition. Mais cela ne signifie pas forcément l’inexistence d’imperfections dans le déroulement du scrutin, celui-ci ayant brillé, comme dans le reste du territoire national, par le manque de transparence surtout dans les centres locaux de compilations. J’en veux pour preuve la suspension momentanée des travaux de collecte des résultats dans ces centres. Je tiens surtout à rappeler l’injustice qui a prévalu dans le traitement de l’information, les candidats de la majorité présidentielle ayant officieusement bénéficié des données capitales de la part de la CENI plusieurs jours avant ceux de l’opposition qui ont souffert du retard de l’information officielle. Ainsi ces derniers étaient-ils handicapés dans l’articulation concrète de leur campagne. Il y avait donc deux poids deux mesures dans le traitement des candidats. Cette attitude peu catholique n’a pas concerné que le seul territoire de Madimba. Si les Madimbadiers ont réellement voulu le changement en plébiscitant les candidats de l’opposition aussi bien à la présidentielle qu’aux législatives, force est de constater que leur choix s’est fait sur la base du clientélisme et non du programme électoral. Je déplore le manque du débat d’idées lors de ce double scrutin. Dans le territoire Madimba, je suis l’un des rares candidats, sinon le seul, à avoir fait des propositions audacieuses pour le changement. Mais cela était insuffisant, car j’ai refusé de m’adonner à la démagogie et d’offrir de l’argent en échange du suffrage. Je ne regrette pas d’avoir adopté un comportement républicain, dans la mesure où le processus électoral devrait aussi permettre la conscientisation du peuple en vue de l’évolution des mentalités.

3. Quel bilan dressez-vous de ces élections au plan national ?
Du point de vue national, triste constat, on a assisté au degré zéro de la pratique politique en République démocratique du Congo. Aucun débat contradictoire n’a eu lieu entre les onze candidats à l’élection présidentielle, même s’il s’est agi d’un scrutin à un seul tour. Pis encore, lors des passages de chaque candidat à la télévision, conformément aux directives du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC), quelques prétendants, et non des moindres, ont préféré se faire représenter alors qu’il était question d’une élection dont la spécificité résidait dans le fait qu’un individu se présentait face au peuple en vue d’obtenir son suffrage. Je m’attendais à ce que les prétendants à la magistrature suprême livrent aux électeurs un programme détaillé et chiffré, plutôt que d’essayer de s’adonner à ce genre d’exercice à l’occasion de la prestation de serment. On a tout simplement assisté à une escroquerie politique. Mes impressions d’élections seront publiées dans un ouvrage, « Un Parisien à Madimba », qui paraîtra prochainement.

4. Que pensez-vous de la controverse suscitée par la réélection de Joseph Kabila ?
Force est de constater que la réélection du président Kabila est contestée par une opposition qui est représentative de plus de 50 % des électeurs. Les appréciations de la communauté internationale n’ont fait que conforter son caractère illégitime, laissant ainsi la possibilité au peuple congolais d’orienter autrement son destin. Encore faut-il que les Congolaises et les Congolais de l’intérieur aient le courage d’emboîter le pas à leurs compatriotes de l’extérieur qui ne cessent de dénoncer à cor et à cri ce qu’ils considèrent comme un hold-up électoral.

5. Quel regard portez-vous sur le fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ?
Dans l’ensemble du processus, je ne pense pas que la CENI a été à la hauteur de la tâche qui lui avait été impartie. Je lui reconnais un seul mérite, celui d’avoir voulu reporter de quelques mois le calendrier électoral. Cela aurait au moins permis d’éviter la parodie d’élections que l’on vient d’offrir au peuple congolais et à la communauté internationale en guise de spectacle.

Propos recueillis par Robert Kongo, correspondant en France

(*) Président d’UC et porte-parole du RDPC/France. Candidat à la députation nationale.

© Le Potentiel

dimanche 25 décembre 2011

Présidentielle en RDC : la victoire du ridicule

La réélection controversée de Joseph Kabila à la tête de la République Démocratique du Congo ouvre une période de grande incertitude dans un pays où, depuis l’indépendance, l’instabilité politique est devenue la norme.



On aimerait voir dans le quinquennat qui s’ouvre une opportunité de changement. Mais on voit mal un président battu dans les urnes, dos au mur œuvrer avec foi en un avenir meilleur pour le pays qui l’a rejeté sans autre forme de procès. Une aubaine pour se montrer toujours aussi incapable d’opérer le vrai changement attendu par le peuple Congolais depuis la fin du régime Mobutu en 1997.
« Le peuple ne veut pas de moi, je continue à travailler pour préserver et faire  fructifier les intérêts de mes protecteurs et de mes affidés. Tant pis pour le reste », comme dirait une célébrité du théâtre français parodiant avec délectation, et d’une manière caustique, le comportement des présidents-dictateurs et prédateurs africains.

Sans élément d’appréciation de la situation calamiteuse du Congo sur le plan économique, les sbires du Kabilisme parle du Congo comme d’un futur pays émergent dès l’année 2016 et développé d’ici 2050. Mais c’est sans compter sur le manque d’entrain et d’imagination de leur chef qui ne se sent pas investi d’une telle mission ! Le pari est vraiment osé !

Depuis 5ans, où en est le Congo dans ses fameux travaux de reconstruction et de développement, dénommés les cinq chantiers ? Les 5 années à venir n’y changeront rien. Ce n’est pas lui faire injure que de dire Joseph Kabila n’a pas l’étoffe d’un bâtisseur. Son projet -s’il en est un- rabâché au peuple Congolais durant la campagne est creux et sans intérêt (déjà, il parle à peine). C’est du réchauffé.


JOSEPH KABILA N’A JAMAIS GAGNE AUCUNE ELECTION

Joseph Kabila n’a jamais été élu président de la République Démocratique du Congo. En 2006, il a été battu par Jean-Pierre Bemba Gombo (MLC). Le feu Cardinal Frédéric ETSOU, qui exigeait en son temps le respect de la volonté du peuple Congolais exprimée dans les urnes, a payé de sa vie cette recommandation.

Le 28 novembre 2011, c’est Etienne Tshisekedi Wa Mulumba (UDPS) qui a été élu. Toutes les missions d’observations nationales et internationales ont relevé avec effroi de graves irrégularités et le manque de transparence dans le processus électoral. La fraude et la tricherie ont été planifiées de longues dates : Kabila 100% sûr, n’est pas un slogan au hasard.

Pour avoir manifesté le 12 décembre 2011 la même exigence que son prédécesseur ETSOU, 5 ans plus tôt-le recomptage des voix-, le Cardinal Laurent Monsengwo est devenu la bête noire des Kabilistes prêts à s’attaquer à quiconque  qui  toucherait  à un seul cheveu de leur champion. Gênés aux entournures, ils refusent les analyses, commentaires et critiques sur le déroulement de la présidentielle du 28 novembre . C’est la victoire du ridicule.

Chargés de superviser l’enrôlement des électeurs et de l’organisation des différentes élections devant se tenir en RDC, l’abbé Apollinaire Malu Malu (CEI-2006) et le pasteur Daniel Ngoy Mulunda (CENI-2011) sont les maîtres d’œuvre de la sordide opération « hold up » qui a émaillé les élections en RDC depuis 5 ans. Avec la bénédiction de la nébuleuse Communauté internationale .

Si Apollinaire Malu Malu a été remercié depuis la dissolution de la Commission Electorale Indépendante (CEI) en 2010, Daniel Ngoy Mulunda, en service commandé pour la présidentielle de 2011 a réédité l’exploit de son frère en christ en procédant à l’annonce des faux résultats des urnes. Il lui faut maintenant  apporter-dans les jours et mois à venir - à l’homme de Kingakati une large majorité à l’Assemblée nationale, au Sénat, dans les Assemblées provinciales ou locales pour que sa mission s’accomplisse. Et la fête continue.

Ainsi le pouvoir se sert de l’Eglise chrétienne- qu’elle finira par diviser( si ce n’est pas déjà le cas) - pour asseoir son hégémonie partisane et tribale au nez et à la barbe des Congolais. Comme sous le régime Mobutu, les Congolais sont en train de se faire flouer à nouveau. Hélas !


RISQUE D’INSTABILITE POLITIQUE

La clairvoyance et la détermination d’Etienne Tshisekedi Wa Mulumba, qui a rejeté la réélection de Joseph Kabila et a prêté serment vendredi 23 décembre en tant que président élu de la RDC, suffiront-t-elles à renverser l’ordre des choses ?

En tout cas, tel est le souhait des Congolais  qui l’ont élu et ceux de la diaspora qui se sont mobilisés nuit et jour pour lui apporter leur soutien. Sans faille.

Les efforts fournis ne resteront pas vains. Et la mobilisation à l’extérieur continue et s’intensifie. Jusqu’à ce que Joseph Kabila, ses sous-fifres et la Communauté internationale reconnaitront la victoire de l’homme de la 10ème rue. Sinon, c’est l’instabilité politique assurée : le retour à la case départ comme il y’a 50 ans.

Robert Kongo, journaliste.

jeudi 15 décembre 2011

Après la publication des résultats provisoires de la présidentielle en RDC

La diaspora congolaise intensifie des manifestations contre la réélection de Joseph Kabila

Depuis la publication par la Commission nationale électorale indépendante (CENI) des résultats provisoires de l’élection présidentielle du 28 novembre 2011 en République Démocratique du Congo,  la diaspora congolaise en Europe, en Australie et en Amérique intensifie des manifestations contre la réélection de Joseph Kabila et reconnaît Etienne Tshisekedi comme le président élu.

Cela bouge de partout, en Europe (Belgique, France, Allemagne, Suisse, Angleterre, Italie Hollande, Luxembourg…), en Australie ( Canberra, Melbourne, Sydney…) et en Amérique, notamment au Canada (Ottawa) et aux Etats-Unis (Washington, New-York, Philadelphie…). Les Congolais de la diaspora n’ont pas arrêté de dénoncer « la victoire volée » de Joseph Kabila désigné, vendredi 9 décembre, vainqueur  de la présidentielle du 28 novembre par la Commission nationale électorale indépendante (CENI) présidée par le pasteur Daniel Ngoy Mulunda.

A Matonge (Bruxelles), sur les Champs Elysées et devant l’Assemblée nationale française (Paris), sur la 15ème rue adjacente à la Maison Blanche (Washington), devant le 10 Downing street ( résidence et bureau du Premier ministre d’Angleterre, Londres)… les manifestations de colère se multiplient pour dénoncer « la tricherie », la « fraude électorale », le « coup d’Etat électoral » et exprimer le « refus » de voir Joseph Kabila rempiler pour 5 ans.
Confortés par les critiques des différentes  missions d’observation pour la présidentielle en RDC, les Congolais de l’étranger considèrent Etienne Tshisekedi comme le vainqueur de cette élection et est de facto « le chef de l’Etat » de la RDC. Ils sont déterminés à aller jusqu’au bout de leur combat pour que soit reconnu par l’opinion nationale et internationale la victoire sans conteste du président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS).

La fondation Carter-dont le sérieux ne peut être mis en doute- a déclaré que « le scrutin présidentiel du 28 novembre n’était pas crédible ». La mission d’observation de l’Union européenne  a déploré mardi 13 décembre le « manque de transparence et les irrégularités », de la collecte à la publication des résultats donnant la victoire à Joseph Kabila et rejetés par l’opposition. Pour le Cardinal Laurent Monsengwo, « les résultats de l’élection présidentiel en République Démocratique du Congo ne sont conformes ni à la vérité ni à la justice ». Pis, l’ancien Secrétaire général de l’ONU, Koffi Annan, vient de décliner l’offre de la médiation internationale sur la RDC parce que selon lui, « l’étendue du bourrage d’urnes a été au delà du vécu visible. »

APPEL A LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE

La mobilisation des  combattants Congolais  de l’Europe et d’Amérique  ne cesse de croître. Samedi 10 décembre, ils ont pris d’assaut les centres-villes des grandes capitales européennes et américaines (ils se transmettent les informations par SMS, Facebook et Tweeter). Sur les Champs-Elysées à Paris, des Congolais et des Congolaises sont venus en grand nombre. Ils étaient plus de 1.500 bravant la pluie et le froid. Il en était de même ou presque à Bruxelles et ailleurs.

Objectif : faire invalider-avec le soutien de la communauté internationale -les résultats partiels de l’élection présidentielle du 28 novembre publiés par la CENI et la révision des procès-verbaux dudit scrutin.

Le printemps arabe devient pour les combattants Congolais un modèle théorique du phénomène révolutionnaire. Ils se mettent à rêver, eux aussi, d’un « printemps noir ».

« A l’heure où les révolutions en Tunisie, en Egypte ou en Syrie montrent qu’il n’est plus possible de soutenir des dictateurs, des prédateurs contre le peuple, et où la communauté internationale dit s’engager, et on veut bien la croire, pour la démocratie, les droits humains et la transparence des élections comme gage de démocratie, nous lui demandons d’être cohérente entre ses déclarations et ses actes, et de cesser de bafouer ces principes lorsqu’il s’agit des pays africains. », a déclaré un manifestant parisien , très remonté contre l’appui de la communauté internationale au régime Kabila depuis une décennie. Et d’ajouter  avec un brin d’amertume dans la voix : « Mon pays, le Congo, se relèvera. J’y crois. »

En outre, il exhorte les Congolais de l’intérieur à prendre leur destin en main : « L’heure est grave. Il faut bouger. Suivez l’exemple des Tunisiens, des Egyptiens  et des Syriens. La victoire, ça s’arrache », dit-il.

Pour ce combattant Congolais , la communauté internationale doit opérer un réel changement dans sa politique vis-à-vis de la RDC. « La France et l’Union européenne dans son ensemble, les USA, le Canada et l’Afrique du Sud ne doivent pas freiner le changement politique en cours en RDC, au moment où les Congolais essaient de conquérir leur démocratie », s’insurge-t-il.

Il lui semble primordial que la communauté internationale, qui se dit sensible aux aspirations des peuples,  « prenne publiquement ses distances avec Joseph Kabila tant que n’auront pas été invalidés les résultats provisoires publiés par la CENI. A moins qu’il ne s’agisse d’un complot ourdi contre la RDC ».
                                                                                               Robert Kongo,
                                                                                               Journaliste

lundi 5 septembre 2011

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20110907/030 relatif aux travailleurs impayés en RD Congo

Pour réduire les charges sociales, des commerçants du Bas-Congo préfèrent se fournir en main-d'œuvre auprès de sous-entrepreneurs, une pratique en contradiction avec le Code du travail. Ces travailleurs sous-traités se plaignent d'être beaucoup moins bien payés que ceux sous contrat.


Soucieux du bonheur du peuple congolais, le porte-parole du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC), Gaspard-Hubert Lonsi Koko, affirme que la bonne utilisation des deniers publics et la maîtrise de l’inflation constitueront les principes fondamentaux de la meilleure gestion économique. Pour permettre aux Congolaises et aux Congolais d’avoir accès aux biens de consommation, M. Lonsi Koko préconise de faire bénéficier aux travailleurs d’un salaire ainsi que d’une retraite décents, et de payer les arriérés des salaires ainsi que les indemnités de retraite non perçues.

Le RDPC préconise donc de revaloriser les bas salaires et les retraites afin de relancer le pouvoir d’achat, soutenir la consommation des produits congolais et, plus généralement, la demande. Le porte-parole du RDPC propose aussi d’aligner, dès le début de la mandature, un salaire minimum congolais calculé sur le coût de la vie – l’accord de Mbudi signé en février 2004 devant servir de référence pour toute négociation [lire la suite].

(c) RDPC

jeudi 1 septembre 2011

Elections 2011 en RD Congo : Programme chiffré du RDPC - 3ème volet


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III – Le soutien à l’économie congolaise à travers le plan de relance agricole (PRA)

1 – Le cadre général

Depuis1996, la République Démocratique du Congo est sans arrêt déstabilisée. Effectivement, plusieurs groupes armés, aussi bien civils que militaires, ne cessent de terroriser les populations. En conséquence, des pans entiers de notre territoire, certains villages et villes dans l’Est, en particuliers dans des zones rurales, sont sous leur contrôle.
 Dans les régions de l’Est et dans la partie Nord-Ouest du pays, la situation reste dramatique et beaucoup de régions ne sont pas non plus à l’abri. De plus, les stigmates de ces conflits et affrontements, les violences à l’encontre des populations civiles caractérisées par les tueries des personnes innocentes, les viols des femmes, la destruction des maisons et les pillages des ressources agricoles (matériels aratoires et semences améliorées) ont provoqué le déplacement des populations dans les territoires orientaux et au-delà de nos frontières.
Aujourd’hui, les familles sont de plus en plus fragilisées à cause de l’insuffisance alimentaire, du faible taux de scolarisation des enfants, du faible accès aux soins de santé, du mauvais état des routes de desserte agricole, de l’impraticabilité du réseau des transports, de l’absence du marché, de l’accès insignifiant à l’eau potable et de l’inexistence des activités génératrices de revenus... Ces carences ont sans conteste des répercussions négatives sur le quotidien des Congolaises et des Congolais. En effet, la faible production, l’infime transformation manuelle, la difficile commercialisation des produits locaux et l’importation massive des denrées alimentaires devront en principe inciter au développement de la production locale.
(*) Lire le volet 3 du programme chiffré en PDF (PRA)

lundi 29 août 2011

France : vers la création d’un groupe de réflexion sur l’avenir de l’artiste musicien congolais de la diaspora.


Musique
Le chanteur Dona Mobeti a organisé samedi 20 août dernier à son domicile dans la banlieue parisienne une rencontre d’artistes musiciens congolais de la diaspora en France.  Il a exhorté ses pairs à rompre avec la passivité et les invite à réfléchir sur leur avenir. Une idée applaudie par les participants.
 A l’initiative du patron de l’orchestre Cavacha, Dona Mobeti, une rencontre d’artistes musiciens congolais de la diaspora en France a été organisée, le samedi 20 août dernier à son domicile dans la banlieue  parisienne. Etaient présents à cette réunion, Zangilu Beniko popolipo , Bonghat Tshekabu Saak Sakoul, Nyboma Muan’Dido Danos Canta et Jeanpy Wable.
L’objectif est de « jeter les bases d’une réflexion sur l’épanouissement de l’artiste musicien congolais vivant en France , et par ricochet à l’avenir de notre musique qui n’est pas compétitive sur le plan international », a expliqué Dona Mobeti qui se dit « préoccupé par cette situation dont les musiciens congolais de la diaspora sont tous conscients. »
Pour changer cet état de fait, Dona Mobeti invite ses pairs à réagir à la passivité qui les accable tous. « Evitons, a-t-il souligné, de rester chacun dans son coin et croire que les solutions aux divers problèmes auxquels nous sommes confrontés tomberont du ciel. Réfléchissons ensemble sur l’avenir de notre musique, sur les différentes pistes à creuser pour la réussite de l’artiste musicien congolais évoluant en France. Sortons de notre léthargie ! » 
« Vous êtes des valeurs sûres de la musique congolaise. Je crois que vous êtes capables de relever le défi que lance votre collègue Dona. La réflexion que vous aurez à mener conduira, en effet, à améliorer votre travail qui conditionne l’avenir de votre musique. La passivité n’est donc pas une option », a complété le « conseiller Mundele » de Dona Mobeti, Jean-Michel Clément, grand amateur de la musique congolaise de deux rives, présent à ce rendez-vous.
« PRENEZ VOS RESPONSABILITES ET AGISSEZ EN CONSEQUENCE »  
Flattés par l’invitation et conscients de la formidable promotion que peut procurer une telle initiative , Nyboma Danos Canta et Zangilu Beniko Popolipo émettent un bémol quant aux moyens financiers à mettre en place pour la réussite de ce projet : « l’intelligence  musicale, nous l’avons. Mais personne n’ignore que notre principale difficulté d’évolution dans ce pays , c’est l’argent. Qui va payer ? », se sont-ils interrogés en chœur.
Pour Jeanpy Wable, « s’il est vrai qu’un problème des moyens financiers se pose, il y’a aussi celui des médias français qui n’aident pas suffisamment les artistes musiciens venus d’ailleurs. Il y’a donc nécessité de mener une  réflexion là-dessus pour assurer notre promotion et celle de nos œuvres . »
Réagissant à ces remarques, Dona Mobeti, épaulé par son « conseiller Mundele »,  a soutenu que la plupart des problèmes : moyens financiers, médias… peuvent être résolus par une volonté efficace soucieuse de notre devenir et l’intelligence collective de tous les artistes musiciens congolais de la diaspora .»
Invité à cette réunion,  Fifi N’Zuzi, ancien joueur de l’équipe de football de Kinshasa  « Imana », a conseillé  à ses amis artistes musiciens de créer une structure à l’instar de l’Association des Footballeurs Congolais en Europe, notamment en France :  « Vous êtes capables de travailler comme nous le faisons au sein de notre association d’anciens footballeurs et de vous en sortir. Prenez vos responsabilités et agissez en conséquence. Ne vous laissez surtout pas distraire par des gens qui ne croient en rien parce qu’ils ne croient pas déjà en eux-mêmes.» 
« Une telle réflexion doit être menée dans un climat apaisé et dans une ambiance de respect, de confiance et de sérénité », a fait remarquer Jean-Michel Clément. Il estime que : « être artiste musicien est un statut que l’on acquiert, mais aussi une responsabilité qu’on assume. »
« UN PREMIER PAS »
« Cette rencontre n’est qu’une première étape dans cette démarche. Je pense qu’il nous faut donner du temps pour réfléchir à ce projet . Ce qui a été dit ici est vrai : notre situation n’est pas à envier et nous avons perdu de notre superbe… Il est nécessaire de cristalliser les idées partagées dans un projet de groupe et de faire appel à tous ceux qui sont disposés et prêts à retrousser leurs manches pour traduire cette vision en action », a déclaré Saak Sakoul qui propose « l’adhésion d’autres artistes musiciens aux côtés de Dona Mobeti, Nyboma, Popolipo et Wable pour travailler sur cette idée. » Ce serait, dit-il, « une deuxième chance pour faire redécoller notre musique.»
« Je pense que nous pouvons y arriver. Ce n’est qu’un premier pas, mais c’est très important. Nous devons y croire », a ajouté Dona Mobeti. Il suggère que se tienne « très rapidement une deuxième réunion pour finaliser l’idée ».
« NOTRE DESTIN EST ENTRE NOS MAINS »
Il est un fait que la grande majorité des artistes musiciens congolais de la diaspora  sont conscients des problèmes qui affectent leur profession, mais ils ont malheureusement au fil du temps cultivé une passivité qui profitent à d’autres artistes musiciens africains installés dans l’hexagone.
Il est temps que l’artiste musicien congolais se réveille de sa torpeur, qu’il s’affirme et fasse un premier pas vers un changement réel à travers cette initiative. Elle  entrainerait- si la réflexion est menée en bonne intelligence- un nouveau bond en avant pour les disciples de l’art d’Orphée congolais en France.
La ghettoïsation de la musique congolaise n’est pas une fatalité et l’artiste musicien congolais ne doit souffrir d’aucun complexe par rapport à ses pairs africains ou d’ailleurs. Il est compétent et a du talent à exploiter, et à mettre au service de la nouvelle génération.
« Si nous décidons de ne pas agir, nous n’aurons que nos yeux pour pleurer dans quelques années lorsque notre situation en France se détériorera et notre musique disparaitra à tel point qu’il n’y aura pas assez des larmes à verser sur notre sort. Notre destin est entre nos mains. », a conclu Dona Mobeti, visiblement très fier d’avoir lancé cette idée.
Robert Kongo, correspondant en France du journal « Le Potentiel » et présentateur à la Radio Vexin Val de Seine.   

  


samedi 27 août 2011

Gaspard-Hubert Lonsi Koko publie « La République démocratique du Congo, un combat pour la survie »

Les deuxièmes élections de la troisième République congolaises sont imminentes. Dans cette perspective, Gaspard-Hubert Lonsi Koko, présente dans cet essai les grandes lignes du projet de société du Rassemblement pour le développement et la paix au Congo, où il exerce les fonctions de porte-parole.



Un autre ouvrage vient garnir les rayons des librairies sur le développement de la RDC. Publié par Gaspard-Hubert Lonsi Koko chez L’Harmattan, «La République démocratique du Congo, un combat pour la survie » renferme, en fait, les principales orientations présentées comme l’ossature du projet de société du Rassemblement pour le développement et la paix au Congo (Rdpc), dans la perspective des enjeux électoraux en RDC. L’auteur assume les fonctions de porte-
parole de mouvement politique.

« Dans cet ouvrage, il est question de la feuille de route pour une République démocratique du Congo du troisième millénaire. Effectivement, en homme de foi et excellent visionnaire, Gaspard-Hubert Lonsi Koko trace avec conviction les sillons d’une politique audacieuse dont la finalité est -à court, moyen et long termes- la paix, la croissance économique et l’évolution autour de quatre principes fondamentaux : la liberté, l’égalité, la sécurité et la prospérité », lit-on sur l’endos du livre. Le rédacteur de ce résumé continue : « Gaspard-Hubert Lonsi Koko confirme donc qu’il a réellement une ambition nationale. Une ambition collective pour réinventer, 50 ans après la décolonisation, la manière de faire de la politique et de rendre possible une alternative crédible en République démocratique du Congo. Ainsi, propose-t-il à ses concitoyens un projet de société d’avant-garde fort, humaniste et fraternel, lequel pose les véritables [lire la suite].

Martin Enyimo


(C) Le Potentiel

samedi 13 août 2011

Le changement dans la vie du peuple congolais


A l’occasion de son retour en RDC

Gaspard-Hubert Lonsi Koko : « Je vais me présenter à la présidentielle pour apporter du changement dans la vie du peuple congolais. »

Par  Le Potentiel

Les candidats potentiels à la présidentielle du 28 novembre sont déjà dans leurs starting-blocks. Ils s’affairent tous à livrer une bataille qui s’annonce chaude, à l’exemple du porte-parole du Rassemblement pour le développement et la paix au Congo (RDPC), Gaspard-Hubert Lonsi Koko, dont le retour au pays est imminent.

Vous venez d’annoncer l’imminence de votre retour en RDC. C’est pour quand exactement ?


Je serai à Kinshasa avant la fin du mois d’août. Mon retour au pays de mes ancêtres, où je m’installerai définitivement, a trait au processus électoral en cours. Je vais me présenter à la présidentielle pour apporter du changement dans la vie du peuple congolais.


Etes-vous prêt à vous lancer dans cette bataille ?


Il est de notoriété publique que je suis candidat déclaré à la magistrature suprême. Cette décision, qui a été longuement mûrie, est toujours d'actualité. Je suis prêt pour y aller [lire la suite].

Propos recueillis par Robert Kongo, correspondant en France.

vendredi 12 août 2011

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20110812/024 relatif à la candidature unique de l'opposition en République Démocratique du Congo

Monsieur Gaspard-Hubert Lonsi Koko et d'autres membres du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC) se rendront avant la fin du mois d'août à Kinshasa dans le cadre du processus électoral en cours. Il s'agit initiée d'une marche de longue date.

M. Lonsi Koko, en sa qualité de président d'Union du Congo et de porte-parole du RDPC, agira au nom de ces deux plate-formes. Ainsi est-il habilité à prendre officiellement des contacts avec les leaders politiques de l'opposition dans le cadre des prochaines élections.

En conséquence, les décisions relatives aux élections qui seront prises par les organisations auxquelles Union du Congo et le RDPC participent n'engageront en rien ceux-ci. De plus, étant autonomes, Union du Congo et le RDPC rendront officiellement publique leur position en fonction des accords que leur représentant passera sur place à Kinshasa.

La Direction d'Union du Congo

Fait à Paris, le 12 août 2011

mardi 9 août 2011

Egypte : le raïs réduit à néant

L’image choc de l’ancien président égyptien Hosni Moubarak dans le box des accusés -jugé pour meurtre et corruption- a captivé le monde entier. Nombreux sont ceux qui saluent la tenue de son procès comme une victoire de la volonté des peuples arabes en faveur du processus de démocratisation. Dans la région, la date du 3 août 2011 s’est transformée en quelque chose qui ressemble à un rêve parce que personne n’imaginait qu’un autocrate puisse s’asseoir derrière les barreaux. Une leçon égyptienne pour tous ces dirigeants qui se croient maîtres et non serviteurs de leurs peuples.
La photo de l’ancien homme fort de l’Egypte, couché sur une civière dans une cage grillagée, a fait le tour du monde et frappé les esprits dans une région où les dirigeants sont d’ordinaire tout-puissants et ne rendent que rarement des comptes.
Ironie du sort, le président Moubarak se retrouve dans la même cage qu’ont occupée des militaires présumés assassins d’Anouar El-Sadate, auquel il a succédé. La cage est vraisemblablement une « tradition » chez les Egyptiens. Le raïs, comme aime à l’appeler le peuple, est réduit à néant.
A la télévision ou sur les réseaux sociaux comme Facebook et Twitter, de nombreux arabes, du Maroc à la Jordanie, ont suivi le procès en direct, stupéfaits et admiratifs. Encore impensable il y a six mois, Hosni Moubarak se retrouve dans le box des accusés comme un vulgaire criminel.
Pour les peuples arabes, et par extension des peuples opprimés sous les régimes dictatoriaux d’Afrique noire et d’ailleurs qui demandent liberté, démocratie et justice sociale, ce procès historique a une valeur symbolique. La scène n’est pas glorieuse mais nécessaire : c’est une grande leçon pour les gouvernants inconscients qui s’accrochent au pouvoir par la terreur, la corruption et la tromperie.
Ce procès montre qu’il n’y a pas d’exception devant la justice : la maladie d’Hosni Moubarak ne peut l’empêcher de rendre des comptes sur ce qu’il a fait subir à son peuple, et sa longue contribution à l’action nationale ne lui confère une quelconque impunité. L’audience du 3 août 2011 brise un tabou dans le monde arabe et peut avoir une vertu pédagogique, voire curative, pour d’autres potentats locaux.
C’est pourquoi la première apparition d’Hosni Moubarak depuis sa démission représente malgré tout une victoire pour le mouvement démocratique [lire la suite].

Robert Kongo

© Le Potentiel