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jeudi 21 mai 2015

Les points cruciaux de la stabilité, du dynamisme économique et de la viabilité démocratique du Congo

Dans l’interview qu’il vient d’accorder à Œil d’Afrique, Gaspard-Hubert Lonsi Koko clarifie la position du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC) à travers dix points cruciaux en vue d’un État économiquement performant et démocratiquement viable.

Œil d’Afrique : Que pense le Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo, s’agissant de l’égalité au regard de la Loi, de l’instruction et de la chose publique ? 
Gaspard-Hubert Lonsi Koko : L’indépendance réelle de la République Démocratique du Congo ne sera possible que grâce à un système éducatif axé sur la conscientisation du peuple congolais. Pour le Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo et ses alliés, en matière de formation, seule la gratuité des frais scolaires sur l’ensemble du territoire national permettra de rendre l’école primaire obligatoire, de faire baisser de manière considérable le taux d’analphabétisme et de combattre avec efficacité le phénomène des enfants de rue. 
L’éducation pour tous, bénéficiant de nouvelles technologies de l’information et de communication (NTIC) comme backbone pour le partage de connaissance, et la formation tout au long de la vie doivent donc devenir une réalité. Il en est de même de l’apprentissage, à savoir l’enseignement ainsi que la formation technique et professionnelle. L’objectif, c’est de bâtir un Congo économiquement performant et démocratiquement viable au sein duquel la formation initiale garantira à la jeunesse un niveau éducatif élevé et une autonomie personnelle que confortera l’ambition du plein-emploi et de la croissance. 
Nous estimons que la jeunesse congolaise mérite un vrai programme en matière de formation et d’insertion, ainsi que sur le plan de l’émancipation. Elle doit être encadrée et mise au cœur de tout projet social, culturel, économique et politique. Le RDPC et ses partenaires apporteront des solutions aux problèmes sociaux relatifs à la jeunesse, de manière non seulement adaptée mais surtout efficace. Pour faciliter l’embauche des jeunes gens par l’entreprise, nous proposerons un contrat de génération, lequel contribuera à la transmission des savoir-faire par des salariés expérimentés et à l’intégration durable de nouveaux travailleurs dans la vie professionnelle. 
Dans la même optique, le RDPC et ses alliés garantiront l’égalité effective des situations et des droits entre les hommes et les femmes. À cet effet, en tant que sociaux-démocrates, les dirigeants du RDPC affirme que l’éducation et l’instruction de la femme sont la condition sine qua non dans la lutte pour l’égalité des sexes. Par conséquent, toute coalition politique formée autour, ou avec, le RDPC condamne fermement tout traitement dégradant et humiliant à l’encontre de la femme congolaise et encourage son accès dans la gestion de la chose publique, tout en permettant sa participation dans l’élaboration des programmes économiques et de développement. Très respectueux des droits fondamentaux de la personne humaine, nous agirons concrètement en faveur des procédures judiciaires contre les auteurs de violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants en vue de l’indemnisation des victimes. 
Œil d’Afrique : Et votre vision, à propos du système de santé publique et de la démocratie sociale ? 
Gaspard-Hubert Lonsi Koko : Un gouvernement dans lequel participera le RDPC fixera par la Loi, en fonction des besoins et des ressources des populations, le prix des hôpitaux et établissements publics divers, sans recherche de bénéfice commercial. Avec nos alliés, nous rendrons obligatoire, donc universelle, la prise en charge du risque maladie afin d’instaurer l’égalité dans l’accès des soins et de faire de l’hôpital public le cœur de notre système de santé. Nous permettrons à chaque Congolais de vivre dans un environnement sain. Bien entendu, le bon sens voudrait que l’on puisse évaluer l’existant afin d’apporter des améliorations appropriées. Mais, compte tenu du manque d’infrastructure pouvant aider au monitoring et à l’évaluation, nous réformerons en profondeur le système de santé publique en ayant notamment recours aux nouvelles technologies. 
Le respect du vivant, la dignité humaine, l’équité, la solidarité, le partage de la richesse, tant à l’égard des plus démunis que des générations à venir, telles sont les valeurs que le RDPC défend avec force et vigueur. C’est un immense chantier et le courage politique consiste à trouver la force de s’y engager et de pouvoir imaginer l’avenir de notre peuple à travers le renouveau du dialogue en vue d’une réelle démocratie sociale. De plus,sous notre impulsion, l’accès à l’information permettra aux populations démunies de connaître leurs droits et leurs obligations, tout comme il garantira la transparence. Ainsi les Congolais pourront-ils léguer ces acquis aux générations futures. 
Œil d’Afrique : Quelles initiatives prendra, le moment venu, le RDPC pour parvenir à l’autonomie alimentaire ? 
Gaspard-Hubert Lonsi Koko : Nourrir le peuple, voilà l’une des valeurs fondamentales qui doit guider les futurs dirigeants congolais. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo relancera et développera la culture vivrière grâce à l’attribution des espaces cultivables aux familles congolaises, qui le souhaiteront, moyennant 1 franc congolais le mètre carré. Pour enrayer définitivement la malnutrition et le sous-développement, le RDPC et ses alliés vont promouvoir un programme d’économie solidaire favorable à la bio-culture.L’objectif consistera à faire véritablement de l’agriculture l’une des priorités nationales par le biais de la création et du développement des marchés locaux et régionaux, par la définition des politiques agricoles et commerciales plus justes, par le soutien d’un développement durable. 
Le gouvernement du RDPC encouragera donc le développement des infrastructures routière et fluviale en vue de l’acheminement de surplus de productions vers les marchés urbains. Dans cette perspective, avec nos partenaires, nous œuvrerons en vue de la participation de la République Démocratique du Congo dans le programme de la révolution verte en Afrique. Nous nous appliquerons davantage pour faire de notre pays l’un des pionniers de cette révolution, en nous appuyant surtout sur l’avantage comparatif du point de vue du sol, de la température, de l’eau et des terres cultivables. 
Œil d’Afrique : Que comptez-vous, dans un pays ou les églises ne cessent de foisonner, au point d’empiéter sur les affaires de l’État ? 
Gaspard-Hubert Lonsi Koko : « Quand on ne sait pas où l’on va, on n’oublie pas d’où l’on vient », stipule un proverbe bantou. L’avenir de la République Démocratique du Congo est surtout fonction de la connaissance de sa propre Histoire. Ainsi le Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo encourage-t-il une recherche plus approfondie de la vérité dans le but de valoriser l’Histoire authentique des populations congolaises, en clarifiant ses origines pour mieux cerner les défis qui hypothèquent l’épanouissement culturel, social, économique et politique de notre pays. Le gouvernement du RDPC réhabilitera notre Histoire en la réécrivant. 
S’appuyant sur le « bantouïsme », sans pour autant ignorer les droits des minorités, le RDPC estime que l’interférence entre le religieux et la gestion de l’État constitue un frein considérable au développement socio-économique du pays. Par contre, le recours aux valeurs ancestrales ne pourra que permettre non seulement d’assurer sans aucune ambiguïté toutes les prérogatives étatiques, mais aussi de privilégier l’émancipation individuelle et de garantir la paix civile ainsi que la fraternité entre tous les Congolais quelles que soient leurs croyances ou leurs origines. 
L’imaginaire bantou s’articulant principalement autour de l’être humain, toute initiative de l’État congolais aura pour seule finalité l’intérêt du souverain primaire qu’est le peuple. Notre démarche consiste à faire accepter les valeurs républicaines, avec tout ce qu’elles impliquent comme droits et devoirs. Le gouvernement du RDPC mettra donc en placeun Conseil suprême des affaires spirituelles (CSAS) pour harmoniser les relations entre les différentes croyances – en Dieu et aux âmes, ou aux forces de l’esprit… – et harmoniser tout ce qui relève de l’immatériel, l’objectif étant de consolider la laïcité républicaine. 
Œil d’Afrique : Que peuvent attendre de votre gouvernement vos les Congolais de la diaspora et la nationalité congolaise d’origine ? 
Gaspard-Hubert Lonsi Koko : Étant des citoyens à part entière, nos compatriotes vivant hors des frontières nationales deviendront à la fois électeurs et éligibles au scrutin présidentiel ainsi qu’aux élections ayant trait aux députés et sénateurs des Congolais de l’étranger. Le gouvernement du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo modifiera la loi électorale afin de rétablir l’égalité effective de tous les Congolais dans la représentativité politique. 
Dans la même optique, notre RDPC agira pour que tout individu faisant partie d’un groupe social reconnu le 30 juin 1960 reste Congolais, indépendamment de la détention d’une citoyenneté étrangère. La nationalité congolaise d’origine étant le seul héritage sûr de nos ancêtres, elle ne doit pas se perdre. En conséquence, à notre initiative, son caractère inaliénable lui donnera la primauté sur toute autre citoyenneté. 
Œil d’Afrique : Aurez-vous le culot de tout chambouler, d’affronter les pesanteurs négatives ? 
Gaspard-Hubert Lonsi Koko : Le renouveau et la reconstruction de la République Démocratique du Congo découleront de l’évolution des mentalités. De ce fait, le gouvernement du RDPC éradiquera la corruption et la mauvaise gestion de la chose publique au profit de la bonne gouvernance et de la sauvegarde des intérêts nationaux. 
Certes, le peuple congolais a des droits qui doivent être obligatoirement respectés par l’État. En contrepartie, il a des devoirs envers son pays. Parmi ces devoirs figurent l’obligation de s’acquitter des impôts et autres taxes auprès du Trésor public, de défendre la Patrie – par tous les moyens – en cas d’agression extérieure et de ne jamais la trahir, d’être le digne représentant du pays où que ce soit et dans n’importe quelle circonstance. L’évolution des mentalités doit surtout contribuer à la prise de conscience, facteur indispensable au réveil du patriotisme congolais. 
Par ailleurs, sur le plan environnemental, notre pays est riche non seulement pour son sous-sol, mais aussi pour son sursol et son sol. Dans le cadre de l’évolution des mentalités, le gouvernement du RDPC contribuera à la dynamisation du tourisme et initiera un programme ambitieux relatif à la biodiversité ainsi qu’aux énergies renouvelables. Notre objectif, c’est de permettre la création, en République Démocratique du Congo, d’un grand pôle de technologie en matière d’environnement. 
Œil d’Afrique : Estimez-vous que le système politique en cours est suffisamment adapté pour permettre à un gouvernement d’agir en toute efficacité ? 
Gaspard-Hubert Lonsi Koko : Le Congo du troisième millénaire doit être une société d’espérance, de solidarité et d’égalité des chances. Une République sociale qui doit incarner un groupement humain partageant des valeurs communes.Cela nécessite une nouvelle conception de l’État. Partisans d’un régime à la fois fort et protecteur, le RDPC et ses alliés instaureront la IVe République, laquelle devra être à l’image d’un État en mesure de mobiliser efficacement les capitaux et les hommes, de consacrer le temps nécessaire à la mise en valeur de l’environnement, à la transformation des infrastructures – aériennes, routières, fluviales et ferroviaires –, à l’équipement du pays en moyens de télécommunications, en lignes d’électrification et en centrales de production d’énergie. 
Le RDPC et ses partenaires œuvreront pour un État qui adaptera, seul et par la Loi, la protection sociale sur la base de ressources réelles. Avec nos alliés, nous réorganiserons le travail pour réduire le chômage et garantirons la cohésion nationale par d’autres dispositifs de redistribution des richesses de manière équitable. Nous bâtirons un État qui mettra en œuvre la politique d’aménagement du territoire rural et urbain et qui sera en mesure d’agir efficacement contre, entre autres fléaux, l’insécurité et la criminalisation de l’économie. 
Nous moderniserons l’État pour rendre efficace le service public grâce à une application pleine et intelligente de la réforme budgétaire, ainsi qu’à une meilleure relance de la décentralisation tout en ayant républicanisé en amont l’armée, la police et la gendarmerie nationales. 
Œil d’Afrique : Pensez-vous que votre futur gouvernement, si jamais le peuple congolais vous accorde majoritairement son suffrage, aura les coudées franches pour stabiliser le territoire national ? 
Gaspard-Hubert Lonsi Koko : Vous faites allusion, si j’ai bien compris votre question, à la problématique de la souveraineté nationale ? 
Œil d’Afrique : Tout à fait. Êtes-vous certain que les puissances étrangères et leurs gendarmes régionaux verront d’un bon œil la stabilité et l’émergence économique de la République Démocratique du Congo ? 
Gaspard-Hubert Lonsi Koko : C’est une question des principes et des convictions. La coalition politique à laquelle participera le Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo ne transigera jamais, s’agissant de l’intégrité territoriale et de la souveraineté politique. Pour mieux faire face aux tentatives de déstabilisation, l’armée nationale congolaise sera citoyenne. On doit constamment avoir à l’esprit le paramètre selon lequel une armée républicaine ne se façonnera qu’au moyen de la représentativité réelle, en son sein, de la diversité des populations partageant des valeurs communes. 
Le RDPC et ses partenaires nationaux prendront les mesures nécessaires, en matière de restructuration, afin que la future armée nationale congolaise puisse faire face à toute épreuve à n’importe quel moment et en toutes circonstances. D’une part, le service militaire sera obligatoire pour les jeunes Congolais, de sexe masculin, âgés de 18 à 30 ans – excepté ceux qui assument une charge parentale. Les jeunes filles pourront y avoir accès, à la suite d’une démarche volontaire. D’autre part, il faudra réintégrer dans l’armée congolaise, comme instructeurs ou encadreurs, tous les éléments des Forces Armées Zaïroises (FAZ) ayant quitté le pays lors de la chute du régime mobutiste, et réintégrer les anciens éléments des forces armées mises en place sous le gouvernement de l’Alliances des Forces Démocratiques pour la libération du Congo (AFDL). 
Pour rendre l’armée nationale congolaise opérationnelle, le gouvernement dans lequel le RDPC participera allouera dès la première mandature au moins 15 % du budget national à l’équipement de nouvelles unités militaires relatives aux forces terrestre, aérienne, fluviale et lacustre. Une réorganisation complète des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) s’imposera pour assurer efficacement la défense du territoire national. 
Œil d’Afrique : Quelle approche économique préconisez-vous, dans le cadre de la mondialisation, par rapport à d’éventuels accords avec des partenaires étrangers ? 
Gaspard-Hubert Lonsi Koko : La liberté totale d’entreprendre sans garde-fous, s’agissant d’un pays sans cesse gouverné par des régimes dictatoriaux, conduit au règne des mafias, à la déchéance de l’État, au blocage des pans entiers de la société, à la misère de plus de la moitié de la population. 
Ayant à l’esprit le fait que l’autonomie du peuple congolais sera aussi fonction du savoir-faire, tout contrat avec les partenaires étrangers sera conditionné par le transfert de techniques et de technologie. Le Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo proposera un partenariat avec les institutions éducatives et les centres de recherches locaux pour que ce transfert des compétences soit durable et puisse aider non seulement à la construction de notre système éducatif mais aussi jouer un rôle d’appui à la recherche et au développement (R&D) au niveau local. 
Sans être hostile à la liberté d’entreprendre, tout en étant favorable à la régulation du marché, le RDPC privilégiera un modèle politique en mesure de contrôler le capitalisme et de l’empêcher de dégénérer au seul profit du pouvoir financier. 
Œil d’Afrique : Comment votre structure politique conçoit-elle l’avenir de la République Démocratique du Congo dans la région des Grands Lacs ? 
Gaspard-Hubert Lonsi Lonsi Koko : Dans une société de plus en plus mondialisée, le gouvernement du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo encouragera la Solidarité internationale, mais à condition qu’elle ne se décline pas au détriment des intérêts du peuple congolais et du panafricanisme. En effet, pays aux valeurs humanistes, la République Démocratique du Congo devra apporter sa pierre dans les efforts en vue de l’amélioration matérielle et morale, du progrès intellectuel et de la Justice sociale pour un monde meilleur. Le sang versé du simple fait d’être né Congolais impose au RDPC d’œuvrer pour la reconnaissance du génocide congolais. C’est le facteur déclencheur du pardon. C’est le prix d’une réconciliation nationale et d’une Paix durable dans la région des Grands Lacs africains. 
Propos recueillis par Roger Musandji 

jeudi 23 octobre 2014

RD Congo : 65 milliards USD de croissance économique en 2020

Le 15 octobre 2014, l’assemblée nationale a estimé recevable le projet de budget du gouvernement pour l’exercice 2015 – estimé à environ 9 milliards USD – présenté deux jours plutôt. Envoyé pour amendement à la Commission économique et financière de la chambre basse du Parlement, ce texte devra être transmis au Sénat avant d’être soumis à la signature du Président de la République pour promulgation. Le Premier ministre, Augustin Matata Ponyo, a souligné à cette occasion l’engagement du gouvernement dans la réduction du train de vie des institutions politiques, l’objectif étant d’opérer une meilleure redistribution et d’intensifier les efforts en vue d’une plus grande mobilisation des recettes qui proviendraient à 79 % des ressources internes et à 21 % des ressources externes.

Le déficit et le faible niveau budgétaire

Compte tenu de la faiblesse des recettes prévues dans le projet de loi de finances relatif à l’exercice 2015, de l’inefficacité des réformes fiscales et du laxisme dans l’application des lois budgétaires, auxquels il faudra ajouter l’absence de contrôle, l’impunité ainsi que la modeste contribution des secteurs minier et des hydrocarbures, le Premier ministre a promis d’engager des réformes idoines, en matière de sécurité et de développement économique afin d’atteindre les 48 milliards USD de recettes sur les cinq ans de la mandature. A cet effet, il a souligné à juste titre que « les questions sur la fraude et l’évasion fiscale, notamment dans la phase d’exportation, la lutte contre l’impunité et l’exercice efficace du contrôle exigent que les institutions ad hoc soient renforcées effectivement dans leurs missions ».
Selon Augustin Matata Ponyo, les recettes internes connaissent ainsi un taux d’accroissement de 7,4 % par rapport aux assignations de l’exercice passé et sont constituées des recettes de douanes et assises, des impôts, des recettes non fiscales ainsi que des recettes des pétroliers producteurs. Or, d’aucuns n’ignorent que les recettes mobilisées et réellement canalisées dans les caisses de l’Etat congolais ne reflètent guère le potentiel fiscal ou la vraie capacité contributive du pays. Ceci constitue, à n’en pas douter, un manque à gagner et prive l’Etat d’une partie de ressources pouvant satisfaire les besoins vitaux des populations.

Un budget à la hauteur des enjeux

C’est en mettant définitivement un terme à la fuite des recettes publiques que l’on pourra harmoniser le potentiel en ressources et les performances économique. En effet, le développement économique de la République Démocratique du Congo nécessite que le gouvernement s’implique sérieusement dans la maîtrise de l’endettement et des capitaux internes. Il est donc indispensable de privilégier la rigueur dans la gestion de la chose publique. C’est la condition sine qua non en vue d’un budget à la hauteur des enjeux en cours et à l’image d’immenses richesses dont regorge le sol congolais.
En principe, au vu de divers facteurs évoqués supra, le budget minimal de la République Démocratique du Congo pour l’exercice 2015 doit s’élever à 23 milliards USD. Mais comme on estime à environ 11 milliards USD les flux financiers illicites enregistrés par l’Etat congolais, soit 2 milliards de plus que la proposition gouvernementale, la prudence voudrait que ce budget s’élève dans un premier temps à au moins 12 milliards USD. La finalité consistera à dynamiser la croissance économique à plus de 65 milliards USD à la fin du quinquennat, soit une augmentation annuelle des recettes d’au moins 11 milliards USD de 2015 à 2020, et à encourager un meilleur usage des ressources externes.

Gaspard-Hubert Lonsi Koko

mardi 30 septembre 2014

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20140930/00019 relatif au budget 2015 de la RD Congo

Après avoir rappelé que le budget de l’État congolais n’était que de 300 millions de dollars américains, le Premier ministre Augustin Matata Ponyo a insisté sur le que fait « le pays dispose désormais d'un budget qui avoisine les 9 milliards de dollars américains. « C’est des progrès qui sont réalisés. Nous devons en tenir compte », a commenté devant la presse Augustin Matata Ponyo après avoir déposé au bureau de l'Assemblée nationale, le 29 septembre dernier, le projet de budget de l’État pour l'exercice 2015. Toutefois, le Premier ministre a reconnu le caractère modeste de ce budget au regard des potentialités de la République Démocratique du Congo.

Le Bureau du Rassemblement pour Développement et la Paix au Congo (RDPC) partage l'inquiétude du Premier ministre quant à l'absence d'ambition qui caractérise ce budget. Bien que celui-ci ayant progressé de 1 milliard USD par rapport au budget précédent, il est néanmoins de 1,2 milliard USD inférieur à celui qu'avait déjà proposé le RDPC l'année dernière (cf. l'article intitulé Le budget gouvernemental, un sérieux handicap à la stabilité et à la sécurisation de la RD Congo).

Tenant à tout prix à mettre un terme à la crise politique et à l'insécurité auxquelles la République Démocratique du Congo est confrontée, le RDPC se soucie davantage de la crédibilité du processus électoral en cours et de la réussite du mécanisme de suivi des accords d'Addis-Abeba. Par conséquent, plus ambitieux que le gouvernement Matata Ponyo, il propose un bilan global de 12,5 milliards USD pour l'exercice 2015.

Fait à Paris, le 30 septembre 2014

Pour le Bureau du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo,

Gaspard-Hubert Lonsi Koko
Le Porte-parole

lundi 6 mai 2013

Les biens de première nécessité en RD Congo


Le vendredi 3 mai dernier, après plusieurs tentatives infructueuses, l’Assemblée nationale a finalement voté la loi libéralisant le secteur de l’électricité en République Démocratique du Congo. La Société nationale d’électricité (Snel) perd de facto le monopole de production et de commercialisation de l’énergie électrique. L’objectif de l’initiative gouvernementale consiste à améliorer, grâce à la concurrence, la qualité du service de desserte en électricité. Ainsi le ministre des Ressources hydrauliques et Electricité, Bruno Kapanji, espère-t-il que la concurrence obligera les intervenants dans le secteur concerné à fournir des services de qualité aux clients.

Sur les traces du gouvernement précédent

Le 20 mai 2011, le ministre de l’Energie de l’époque, Gilbert Tshiongo, avait présenté à la plénière de l’Assemblée nationale un projet de loi relatif au code d’électricité en République Démocratique du Congo. Parmi les innovations qui étaient proposées par ce projet figurait, entre autres, la libéralisation dudit secteur : c’est-à-dire la fin du monopole de la Société Nationale d’Electricité. Selon l’ancien ministre de l’Energie, l’ouverture du marché de l’électricité à d’autres opérateurs améliorerait à terme la desserte et attirerait des investisseurs, car il s’en suivrait l’émulation et la concurrence.

La loi du plus fort

Pour le ministre des Ressources hydrauliques et Electricité, Bruno Kapanji, la Snel, qui gère jusqu’à nouvel ordre la quasi-totalité des infrastructures, continuerait à offrir ses services même si le secteur était libéralisé. Néanmoins, il conviendrait de rappeler que le libéralisme n’a cessé de profiter de la faillite de l’Etat congolais pour faire davantage main basse sur les secteurs clés de l’économie : l’eau, l’électricité, l’alimentation, les transports en communs (cf. le récent décret gouvernemental sur l’importation des voitures d’occasion)… Impuissant, le gouvernement de Mata Ponyo subit le libéralisme à outrance qu’imposent les bailleurs de fonds et d’autres institutions comme la Fonds monétaire international et la Banque mondiale.

Le respect des règles étatiques

Il ne faudra surtout pas que la lutte contre le libéralisme, compte tenu de l’incapacité de l’Etat congolais à créer des emplois, se fasse au détriment de la libre-entreprise et de la libre-concurrence. Les réalités locales étant ce qu’elles sont, il faudra plutôt recourir à quelque garde-fou : notamment le respect des règles qui seront définies par un État soucieux de l’aisance, du confort matériel et moral, ainsi que du bien-être du peuple. En conséquence, le gouvernement de Matata Ponyo devra harmoniser, dans l’urgence, les prix des biens de première nécessité – l’eau, l’électricité, la santé et la nourriture – sur le marché. Ainsi agira-t-il sur l’ensemble du territoire national en faveur de leur vulgarisation, l’objectif étant d’uniformiser les prix pour faciliter leur accessibilité.

Gaspard-Hubert Lonsi Koko

Source : Jolpress

jeudi 1 septembre 2011

Elections 2011 en RD Congo : Programme chiffré du RDPC - 3ème volet


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III – Le soutien à l’économie congolaise à travers le plan de relance agricole (PRA)

1 – Le cadre général

Depuis1996, la République Démocratique du Congo est sans arrêt déstabilisée. Effectivement, plusieurs groupes armés, aussi bien civils que militaires, ne cessent de terroriser les populations. En conséquence, des pans entiers de notre territoire, certains villages et villes dans l’Est, en particuliers dans des zones rurales, sont sous leur contrôle.
 Dans les régions de l’Est et dans la partie Nord-Ouest du pays, la situation reste dramatique et beaucoup de régions ne sont pas non plus à l’abri. De plus, les stigmates de ces conflits et affrontements, les violences à l’encontre des populations civiles caractérisées par les tueries des personnes innocentes, les viols des femmes, la destruction des maisons et les pillages des ressources agricoles (matériels aratoires et semences améliorées) ont provoqué le déplacement des populations dans les territoires orientaux et au-delà de nos frontières.
Aujourd’hui, les familles sont de plus en plus fragilisées à cause de l’insuffisance alimentaire, du faible taux de scolarisation des enfants, du faible accès aux soins de santé, du mauvais état des routes de desserte agricole, de l’impraticabilité du réseau des transports, de l’absence du marché, de l’accès insignifiant à l’eau potable et de l’inexistence des activités génératrices de revenus... Ces carences ont sans conteste des répercussions négatives sur le quotidien des Congolaises et des Congolais. En effet, la faible production, l’infime transformation manuelle, la difficile commercialisation des produits locaux et l’importation massive des denrées alimentaires devront en principe inciter au développement de la production locale.
(*) Lire le volet 3 du programme chiffré en PDF (PRA)

mercredi 3 août 2011

Qui est donc Lonsi Koko ?

Cette vidéo livre le parcours d'un homme politique habile – qui plus est un excellent organisateur – et d'un écrivain – plus précisément essayiste. Il est question d'un visionnaire, en l'occurrence Gaspard-Hubert Lonsi Koko, qui incarne à la fois l'espoir non seulement pour la République Démocratique du Congo, mais surtout pour la paix dans la région des Grands Lacs, la sécurité et la prospérité pour le peuple congolais, les droits politiques et civils en faveur des Congolais de l'étranger, le renouveau des relations entre le Nord et le Sud ainsi que le dialogue Sud-Sud.

Pour visionner la vidéo, prière de cliquer sur le lien ci-contre :

vendredi 29 juillet 2011

Elections 2011 en RD Congo : Programme chiffré du RDPC - 2ème volet

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II - Le schéma administratif, ou les régions administratives

Dans ce second volet du chiffrage du programme électoral du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC), il est question du schéma administratif, en l’occurrence les régions administratives. En effet, il va falloir s’épancher sérieusement sur les circonscriptions d’actions régionales afin de mieux cerner le fonctionnement des zones de défenses, des académies, de l’inspection du travail, de l’économie et des transports. Ainsi le RDPC clarifie-t-il ses intentions, s’agissant de la réforme générale des politiques publiques, de l’administration territoriale, de la déconcentration...

Rappelons surtout que les sommes allouées aux principaux ministères concernés, d’une manière ou d’autre, par les collectivités locales et la décentralisation s’élèvent à 2 405 000 000 d’euros, soit 35,37 % du budget prévisionnel pour l’exercice 2012.

(*) Lire le volet 2 du programme chiffré en PDF (RDPCprojetchiffre3)

mardi 12 juillet 2011

Elections 2011 en RD Congo : Programme chiffré du RDPC - 1er volet

logoRDPCCe schéma global de ventilation budgétaire, qui est établi sur la base de l’exercice gouvernemental en cours, sera forcément revu à la hausse ou à la baisse (budget rectificatif), car un budget est par essence une projection, donc une prévision. Dans la même optique, la prochaine étape du chiffrage concernera la publication du schéma administratif, en l’occurrence les régions administratives. En effet, il va falloir s’épancher sérieusement sur les circonscriptions d’actions régionales afin de mieux cerner le fonctionnement des zones de défenses, des académies, de l’inspection du travail, de l’économie et des transports. Ainsi le Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo clarifiera-t-il ses intentions, s’agissant de la réforme générale des politiques publiques, de l’administration territoriale, de la décentralisation...

L’élaboration de ce budget prévisionnel tient compte du processus de programmation et de budgétisation rationnel, ainsi que de la volonté d’indépendance au regard de l’étranger. Raison pour laquelle le Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo envisage d’entreprendre des réformes structurelles et « structurantes » en vue d’opérer une véritable innovation dans la gouvernance et l’éthique de la chose publique.

En tout cas, il est question d’un budget général hors dotations spécifiques et budgets annexes, ou de correction : c’est-à-dire en cours de l’exercice 2011 et en fonction des recettes, qui seront récupérées durant l’année 2012, dans le cadre de la maîtrise de différents gaspillages relatifs aux mauvaises dépenses de l’argent du circuit officiel et de la récupération de l’argent des filières dont il n’a pas le contrôle. Soulignons aussi que, selon l’option qui sera choisie le moment venu, soit chaque ministère aura son propre service de paiement de ses agents ; soit une centrale de paiement sera créée, laquelle se chargera de la paie de tous les agents de l’État.

(*) Lire le programme chiffré en PDF (rdpcprojetchiffre2B)

vendredi 24 décembre 2010

La République Démocratique du Congo, un combat pour la survie

Cet ouvrage paraîtra très prochainement chez L'Harmattan dans la collection Études africaines.


Dans cet ouvrage, il est question de la feuille de route pour une République Démocratique du Congo du troisième millénaire. Effectivement, en homme de foi et excellent visionnaire, Gaspard-Hubert Lonsi Koko trace avec conviction les sillons d’une politique audacieuse dont la finalité est – à court, moyen et long termes – la paix, la croissance économique et l’évolution sociale. Toutes les propositions de l’auteur s’articulent autour de quatre principes fondamentaux : la Liberté, l’Égalité, la Sécurité et la Prospérité.

Gaspard-Hubert Lonsi Koko confirme donc qu’il a réellement une ambition nationale. Une ambition collective pour réinventer, 50 ans après la décolonisation, la manière de faire de la politique et de rendre possible une alternative crédible en République Démocratique du Congo. Ainsi propose-t-il à ses concitoyens un projet de société d’avant-garde fort, humaniste et fraternel, lequel pose les véritables fondements du Congo d’avenir.

L'auteur :

Ancien cadre du Parti Socialiste français et auteur de plusieurs ouvrages, Gaspard- Hubert Lonsi Koko a présidé le Club de réflexion Enjeux Socialistes et Républicains ainsi que le Club Afrique. Il est actuellement le Président d’Union du Congo et le porte- parole du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC).

ISBN : 978-2-296-13725-7

Prix : 11 euros.

Pour se procurer déjà cet ouvrage, prière de cliquer sur le lien ci-contre : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=33224 

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