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vendredi 27 avril 2018

Enquête à Brazzaville


Gaspard-Hubert Lonsi Koko, Pagaille à Mavoula! L’Atelier de l’Égrégore, collection «crime et suspense», 2018.
Roman après roman, la littérature policière africaine se fait une place dans les rayons des bibliothèques et des librairies. Il s’agit encore d’une littérature de niche, connue d’un petit nombre de privilégiés, qui se doivent de partager l’accès à cet ailleurs. Encore peu connu du grand public, L’Atelier de l’Égrégore s’est spécialisé dans tout ce qui concerne l’Afrique. Histoire, politique, économie, leur catalogue est impressionnant. Les esprits demandeurs de réflexion et de dépaysement y trouveront de quoi ravir leurs neurones. Les amateurs de littératures policières aussi, avec Gaspard-Hubert Lonsi Koko, auteur prolifique d’essais, de romans et de romans policiers. Après La Trilogie des Grands Lacs, trois enquêtes de Cicéron Boku Ngoi, Pagaille à Mavoula ! est son quatrième roman policier, le premier mettant en scène le détective Roger Dercky [lire la suite].

lundi 2 juin 2014

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20140602/0013 relatif à la dignité des citoyens de la RD Congo

Le Président de la République Démocratique du Congo a reçu le samedi 31 mai 2014, au Palais de la Nation, les Ambassadeurs ainsi que le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies accrédités auprès du gouvernement de Kinshasa. A cette occasion, le premier magistrat a évoqué le comportement des « combattants  » vivant surtout dans les pays occidentaux qui « se [caractériseraient] par des actes de délinquance et/ou de criminalité contre leur pays, sous l’alibi d’une lutte pour la démocratie ». Ainsi a-t-il estimé incompréhensible que des pays amis [comme la France, la Belgique, l’Angleterre et les Etats-Unis, NDLR] qui partagent avec le peuple congolais la nécessité d’éradiquer, au besoin par les armes, les Idéologies négatives, dangereuses pour l’existence même desdits peuples et de la nation congolaise puissent tolérer ou encourager, sur leurs propres sols, de telles attitudes chez « des délinquants en provenance de la République Démocratique du Congo ».
Le Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC) reconnaît au président de la République Démocratique du Congo la totale liberté d’exprimer son point de vue à l’attention des Ambassadeurs et du Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, en l’occurrence Martin Kobler. En revanche, au moment où nos compatriotes sont humiliés, traités comme moins que rien et refoulés comme du bétail par les autorités du Congo-Brazzaville, un tel discours, de la part de celui qui est censé être le garant du respect à l’égard de son peuple, ne peut qu’encourager encore plus les expulsions de nos compatriotes vivant à l’étranger. Ainsi le RDPC regrette-t-il que les déclarations du président de la République puissent cautionner davantage l’attitude inadmissible des autorités du Congo-Brazzaville, avant même la tenue de la commission mixte entre les deux Congo, et encourager les refoulements massifs de nos compatriotes vivant hors des frontières nationales.
En conséquence, le Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo rappelle le devoir patriotique en vue de la dignité et de la responsabilité de nos compatriotes au regard de tous ceux qui, sans aucune exception, encouragent la haine entre les différentes populations de la République Démocratique du Congo et incitent par leurs discours, ainsi que leurs actes, à la chosification du peuple congolais.

Fait à Paris, le 2 juin 2014

Pour le Bureau du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC),

Gaspard-Hubert Lonsi Koko
Porte-parole

lundi 19 mai 2014

Expulsion vers Kinshasa : Lettre ouverte au président Denis SASSOU NGUESSO



Monsieur le Président de la République,

Nous souhaiterions attirer fraternellement votre attention sur l’opération « Mbata ya mokolo » initiée par les administrations de la République du Congo à l’encontre des migrants originaires de la République Démocratique du Congo.

Notre inquiétude ne réside pas dans le fait d’avoir expulsé plus de 83 000 de nos compatriotes qui séjournaient sur votre sol, votre pays étant souverain. Ce sont plutôt les éventuelles conséquences des informations sur les violations des droits fondamentaux de la personne humaine qui nous préoccupent davantage.

Par conséquent, nous, membres de la diaspora RDCongolaise, nous nous demandons avec force et vigueur si les expulsés sont victimes d’un règlement de compte entre Kinshasa et Brazzaville. Nous nous interrogeons sur les véritables motivations de ces refoulements, dans la mesure où les extraditions judiciaires auraient été le processus le plus approprié.

C’est parce que nous privilégions la sagesse que nous voulons connaître les tenants et les aboutissants, ayant débouché sur l’humiliation de nos compatriotes ; c’est parce que nous prenons en compte la dimension étatique que nous souhaitons le rassemblement sur les deux rives du fleuve Congo, au vu des relations millénaires entre nos deux peuples, de tout ce qui est épars ; c’est parce que nous sommes des humanistes que nous avons à cœur de soutenir toute initiative favorable au plus grand bienfait de nos populations et tenons à ce que tout soit entrepris dans le meilleur délai afin de mettre un terme au climat de haine qui s’installe entre nos deux peuples ; c’est parce que nous tenons à sauvegarder les intérêts de nos compatriotes vivant dans votre territoire que nous recourrons à la voix diplomatique en vue de la résolution pacifique, en toute fraternité, des conséquences dues à l’expulsion des plus de 10 % d’entre eux ; c’est parce que nous sommes conscients que l’on ne résout pas positivement les rapports entre Nations par la passion que nous prenons en compte, dans notre démarche, les obligations morales qui cimentent nos rapports, ainsi que l’amélioration et la poursuite d’un bon voisinage.

Aucune entrave au principe inhérent aux obligations morales et fraternelles ne doit être tolérée. La violence n’ayant jamais rien arrangé, l’objectif de notre initiative consiste à chercher la vérité en vue de la solidarité.

Nous estimons que, dans ce moment difficile, nos cœurs devront plutôt se rapprocher en même temps que nos mains pour que la grandeur de ce geste et son sens profond puissent lier davantage, comme dans le passé, nos deux peuples dans le temps présent et dans le futur.

Votre tâche, qui consiste à faire en sorte que nos deux peuples vivent en harmonie, n’est pas au-dessus de vos forces – à la condition qu’elle devienne ce qu’elle doit être : l’humanisme au service des populations. L’harmonie, tout comme le bien, se diffuse.

Ainsi espérons-nous avoir des interlocuteurs responsables en vue d’un échange constructif sur des mesures susceptibles de répondre aux pratiques inhumaines ayant porté atteinte à l’honneur d’un peuple frère.

Nous pensons que seules la tolérance mutuelle, ainsi que le respect des autres et de soi-même faciliteront les échanges culturels, traditionnels et économiques, ainsi que l’entente cordiale entre Kinshasa et Brazzaville.

Espérant pouvoir compter sur les relations fraternelles ayant toujours liées nos deux peuples et sur votre compréhension, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération.

Fait à Paris, le 19 mai 2014

Les signataires :
Gaspard-Hubert Lonsi Koko, Ferdinand Lufete, Modeste Mputu-Mulenda, Emmanuel Mutombo-Lupetu, Samuel Tambue-Kanyuka

Contact :
- congolaisdefrance@gmail.com
- 0033612066872

jeudi 18 novembre 2010

L'échec de la solution militaire

Depuis plus de 10 ans, l'Est de la République démocratique du Congo (RDC) est le théâtre de guerres à répétition avec son cortège de massacres et de réfugiés. En 2009, Kinshasa et Kigali décident de mener des opérations militaires communes pour pacifier la zone. Plus d'un an après, l'International Crisis Group (ICG) dénonce l'échec de ces opérations armées et prône une nouvelle "approche basée sur un dialogue transparent" [lire la suite].

vendredi 30 avril 2010

Communiqué n° 20100431/009 relatif au sommet des Chefs d’État et de Gouvernement de France et d’Afrique

Union du Congo salue positivement la tenue du sommet France-Afrique qui se tiendra à Nice du 24 au 31 mai 2010. Elle constate que ce forum des chefs d’État et de gouvernement de France et d’Afrique se déroulera dans un contexte historique fort particulier, relativement à la décolonisation des pays africains. En effet, cette année 2010, dix-sept États subsahariens célèbrent le cinquantième anniversaire de leur indépendance nationale et de leur souveraineté internationale.

Pour ainsi dire, en tant que dispositif d’impulsion, espace d’action et centre d’harmonisation des vues, l’organisation dudit sommet franco-africain tombe nécessairement à pic dans la mesure où elle contribue à renforcer l’amitié franco-africaine et à servir, davantage, de socle à la coopération sous toutes ses formes entre la France et ses partenaires privilégiés d’Afrique.

Vu la gravité des dossiers à traiter avec diligence, l’ampleur des enjeux à cerner avec lucidité et l’importance des défis à relever avec bravoure et abnégation, Union du Congo considère, à vrai dire, ce forum comme un vecteur de changement politique. Elle le considère comme un moteur de progrès démocratique à l’intérieur de cette communauté de destin politique et culturel qu’est en réalité les relations franco-africaines, c’est-à-dire une communauté dont les intérêts primordiaux des partenaires sont interreliés et dont les membres s’entraident mutuellement dans le but de sauvegarder leur sécurité physique, ainsi que de garantir l’essor économique et social de leurs collectivités respectives.

Partant de cette considération capitale, Union du Congo souhaite vivement que dans  son agenda, le sommet France-Afrique prenne en compte les revendications de la République démocratique du Congo en vue de garantir son intégrité territoriale et sa souveraineté politique, ainsi que la paix nationale dont dépend forcément l’épanouissement de tout un Continent.

Union du Congo recommande également à tous les dignitaires franco-africains de se pencher prioritairement sur les violences militaires qui déchirent les peuples du Tchad, du Soudan, de la Somalie... Sans oublier la question touarègue et la problématique du Polisario. Aussi leur recommande-t-elle d’accompagner fermement les peuples de la Guinée-Bissau, de la Guinée-Conakry et du Niger sur la voie salutaire de la réconciliation nationale et de la concorde politique.

Par ailleurs, Union du Congo exhorte la France et les pays africains à explorer minutieusement les voies et moyens permettant de résoudre les problèmes de la crise bancaire, économique et financière mondiale, lesquels ont une incidence directe sur la vie sociale des Africains.

Dans le même ordre d’idées, Union du Congo, fidèle à ses options et engagements, interpelle, sans relâche, la communauté franco-africaine sur la nécessité de se pencher urgemment sur les politiques publiques internationales et nationales, ainsi que sur les stratégies d’investissement en capital, lesquelles sont de nature à décimer l’environnement et les écosystèmes, à réduire à néant la sécurité du revenu et le pouvoir d’achat des ménages, à démanteler le tissu social et, par voie de conséquence, à détruire le filet de sécurité sociale.

Fait à Paris, le 30 avril 2010

Gaspard-Hubert Lonsi Koko

Président d'Union du Congo

lundi 18 janvier 2010

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20100118/069 relatif à l’éventualité d’une aide du gouvernement congolais d’un montant de 2,5 millions de dollars au profit d'Haïti

La République Démocratique du Congo a promis de débloqué 2,5 millions de dollars pour aider le peuple haïtien à faire face à la catastrophe ayant ravagé Port-au-Prince et sa région. D’aucuns ne peuvent mettre en cause le bien-fondé de ce geste humanitaire.

Néanmoins, rappelons que 107 000 réfugiés congolais ont fui des violences déclenchées depuis fin 2009 dans le nord-ouest de la République Démocratique du Congo (RDC) – dont 60 % se trouvent dans des conditions déplorables dans le district de Betou, province de la Likouala, au Nord du Congo-Brazzaville et 40 % sont éparpillés plus au Sud dans le district d’Imfondo –, que 18 000 autres ont trouvé refuge en République Centrafricaine, que 90 000 personnes quasiment sans assistance sont déplacées dans la province de l’Équateur. Rappelons aussi que, face à l’indifférence du gouvernement congolais, seuls les États-Unis et la France ont promis de donner des contributions totalisant 3,57 millions d’euros pour leur apporter assistance.

En tout cas, la majorité de la population congolaise a négativement réagi à l’annonce de cette aide à Haïti. En effet, les Congolais ne comprennent pas que leur gouvernement s’active pour des situations dramatiques survenues à l’étranger et reste inactif pendant que leurs compatriotes vivent dans des conditions catastrophiques et inhumaines, notamment des milliers de personnes déplacées dans l’Est du pays et dans la province de l’Équateur, qu’à Kikwit les dégâts de pluie paralysent les activités économiques, que les exactions contre les populations civiles s’amplifient à travers le territoire national, que les femmes et les enfants sont de plus en plus victimes de violences sexuelles, que des bandes armées ne cessent de terroriser les populations civiles, que 30 à 40 % de la population du Maniema sont en proie au paludisme...

Tout en louant cet élan de solidarité qui anime le gouvernement congolais à l’égard du peuple haïtien, Union du Congo estime que, par rapport à la catastrophique situation humanitaire en cours en République Démocratique du Congo et dans d’autres pays pauvres d’Afrique, il revient à l’Union africaine d’exprimer les souhaits de tous les pays africains et d’agir en leur nom s’agissant d’actions à mener au profit d’Haïti.

Le Bureau d’Union du Congo

Fait à Paris, le 18 janvier 2009

dimanche 11 octobre 2009

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20091011/051 relatif aux expulsions survenues respectivement en Angola, au Congo-Brazzaville et au Congo-Kinshasa

Ces derniers jours, la tension est montée d'une part entre l'Angola et le Congo-Kinshasa, et, d'autre part, entre le Congo-Kinshasa et le Congo-Brazzaville. En effet, chacun ayant réagi à la décision prise par l'autre, les trois pays ont réciproquement expulsé les étrangers (angolais, congolais de Kinshasa et congolais de Brazzaville) de leurs territoires nationaux. Rappelons que la République Démocratique du Congo est à la fois membre de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), au même titre que l'Angola, et de la Communauté économique des États d'Afrique centrale (CEEAC), au même titre que le Congo-Brazzaville.

En vertu de l'unité du royaume Kongo, Union du Congo demande aux autorités angolaises ainsi qu'à celles du Congo-Brazzaville et du Congo-Kinshasa de privilégier la diplomatie afin de mettre en place une réelle politique commune en matière d’immigration et, dans la même optique, de matérialiser officiellement une union douanière entre les trois pays. De plus, il est très important, du point de vue économique et géostratégique, de consolider les liens bantouphones.

Le Bureau d'Union du Congo

Fait à Paris, le 11 octobre 2009