Affichage des articles dont le libellé est ray lema. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ray lema. Afficher tous les articles

mardi 3 septembre 2013

CINQ QUESTIONS A RAY LEMA

1. Lors d’une émission sur une antenne de radio africaine à Paris, vous débattiez sur la situation politique en Afrique. Etes-vous un artiste engagé ?
Je suis un artiste très engagé pour la reconnaissance de la culture africaine. Notre culture a été prise en otage depuis des lustres. J’essaie de militer pour que nous devenions des personnes libres dans la tête. Pour ce faire, il faut que nous réhabilitions  notre culture car elle est un atout de développement et un facteur d’identité et de cohésion sociale. Il est donc temps que l’Afrique  se reconstruise, au sens large du terme, pour donner une meilleure image d’elle-même. L’avenir de nos enfants, petits enfants… en dépend.

2. La gouvernance des pays africains depuis les indépendances est tant décriée. Une autre Afrique est-elle possible, selon vous ?
Absolument. Rien dans la vie n’est statique car il n y a pas une nuit éternelle ni un jour éternel. Je pense sincèrement que l’Afrique s’éveillera. Je parle beaucoup avec des jeunes africains. Ils sont dans les entreprises et ils sont créatifs. Ils pensent tous que l’Occident s’essouffle. Par contre , en Afrique, nous avons des potentialités pour assurer notre développement. Il nous faut sortir de cette passivité et ne pas  nous contenter de regarder l’Occident comme un modèle. Je crois en l’Afrique qui reste un continent d’avenir ; un continent au potentiel considérable. Nous avons des génies en Afrique.  Je dis que demain, c’est l’Afrique [lire la suite].

Propos recueillis par Robert Kongo

vendredi 16 août 2013

Ray Lema : « Notre musique est victime de son succès »

Pianiste, guitariste, et compositeur de renommée internationale, le musicien congolais Raymond Lema a Nsi, dit Ray Lema, nous a accordé une interview dans laquelle il nous donne  son avis sur l’état de la musique congolaise aujourd’hui, telle qu’il la conçoit et la perçoit. Pour étayer son récit, il revient sur quelques faits marquants de sa carrière. Il évoque aussi ses débuts en musique, ses goûts musicaux, son nouvel album, l’action des combattants…Chaleureux et aimable, l’homme et l’artiste s’interpénètrent.
Qu’est devenu l’artiste musicien que vous êtes ?
Je suis toujours le même artiste. Un parmi tant d’autres qui existent dans le monde. Je fais des disques, des tournées…Je ne suis pas devenu quelqu’un de spécial à part ce que je suis.

Beaucoup de mélomanes congolais ne vous connaissent pas. Comment expliquez-vous cette méconnaissance, par le grand public, de votre talent, malgré votre renommée sur le plan international ?
Simplement parce que je ne sers pas assez la musique dominante. Il y a une musique dominante au Congo : la rumba. C’est quelque chose, dont je me plains d’ailleurs. Comme directeur de musique du Ballet national congolais, j’ai été missionné par la présidence du Zaïre, à l’époque, de sillonner le pays afin de réunir au sein du Ballet national les représentants des meilleurs musiciens de toutes les ethnies de notre grand pays. J’ai ramené à Kinshasa environ 70 musiciens. Nous avons travaillé et monté des spectacles ensemble. Je connais donc le nombre de musiques différentes que nous avons au Congo. Ce que je ne comprends pas, bien que j’aime la rumba, c’est la dominance d’un seul type de musique dans un pays aussi riche, culturellement et artistiquement, qu’est le Congo. Je refuse même de le comprendre. Que fait-on pour promouvoir un peu plus notre culture et notre art ? La question mérite d’être posée, car la culture et l’art constituent la véritable richesse d’une nation, ainsi que le moteur de son existence et de son développement [lire la suite].
Propos recueillis par Robert Kongo

mardi 5 avril 2011

Des Congolais en guerre contre Kabila et la pornographie musicale

Fally Ipupa, Werrason et Papa Wemba ont vu leurs concerts annulés en Europe


Constitués en groupes d’activistes politiques opposés au pouvoir du président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, de nombreux Congolais vivant en Europe veulent réinstaurer les bonnes mœurs chez leurs compatriotes. Ils ont pour noms « Bana Congo », « Patriotes combattants » ou encore « Bakolo Congo ». Pour ce faire, ils ont pris pour cible des chanteurs doublement accusés de faire allégeance au pouvoir de Kinshasa et d’attentat à la pudeur, à travers leur production musicale. Werrason, Papa Wemba et récemment Fally Ipupa ont vu leurs concerts annulés en France et en Belgique, suite aux pressions et manifestations [lire la suite].

René Dassié

© Afrik.com