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jeudi 17 mars 2011

Les Che de l'écran

Sur le modèle de la révolution arabe, la diaspora congolaise en Europe se mobilise pour réclamer le changement de régime en RDC. Depuis le début de l'année, des manifestations que l'on peut qualifier des " journées de colère " sont organisées en Belgique, en Grande-Bretagne, en Allemagne et en France. Des appels à la mobilisation sont lancés sur le réseau social Facebook. L'internet est paré de toutes les vertus, et on parle presque de "révolution numérique".
Véritable catalyseur, Facebook a joué un rôle déterminant dans le déclenchement de la révolution arabe, mais aussi dans leur intensification et leur hiérarchie. Contournant les institutions, dispositifs de prohibition et de filature, et ce malgré un taux de pénétration mis à rude épreuve, Facebook s'est improvisé instrument d'expression personnelle, de libération et d'affranchissement moral.
Des expressions comme " cyberésistance " ont émergé, un blogueur résistant a été nommé ministre, les requêtes " Ben Ali " ont explosé sur Google Tendances, un Egyptien a baptisé sa fille " Facebook " en hommage au rôle tenu par la structure… Facebook a troqué son usage initial contre celui d'étendards de la révolution.
A l'instar des peuples arabes, les Congolais de la diaspora misent sur le réseau social Facebook pour accélérer ce qu'ils appellent " la libération du peuple congolais ". Les commentaires et échanges entre internautes tournent autour des mêmes griefs: situation économique et sociale désastreuse, massacres d'étudiants, manque de liberté d'expression, arrestations arbitraires, assassinats des journalistes, intimidations, violences faites à la femme congolaise, tripatouillage constitutionnel… "Le peuple n'en peut plus de subir toute cette souffrance", peut-on lire sur ces pages.
Les périodes révolutionnaires s'accompagnent souvent d'un romantisme qui se fixe sur les lieux et les choses. L'apogée de l'Internet ressemble à celle de la radio sous l'Occupation de la France par les Allemands. Les Français écoutaient Radio Londres comme d'autres ont pris des nouvelles de Tunis et du Caire via Facebook et Twitter. L'usage de la radio ne vous transformait pas davantage en résistant que celui d'Internet aujourd'hui, mais a sans doute donné à quelques-uns l'impression d'être aux premières loges de l'Histoire en train de se faire…
Si Internet a été un outil au service de la libération des autres peuples, pourquoi ne le serait-il pas pour les Congolais, s'interrogent-ils. Osons dire qu'il pourrait l'être, à condition qu'il tienne son rôle, celui d'un outil, et participe à la diffusion des idées constructives pour l'avenir du Congo, et non pas un instrument au service des individus cyniques, prompts à la polémique stérile qui frise l'incompétence et l'irresponsabilité.

"L'HEURE DE LA PRISE DE CONSCIENCE COLLECTIVE A SONNE !" 

Partout, les mentalités changent. Les peuples n'ont plus peur et veulent en finir avec des régimes moins regardants sur les droits de l'Homme.
Pilotés par les partis politiques d'opposition représentés en Europe comme l'Union du Congo (UDC), le Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo( RDPC), l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), le Mouvement de Libération du Congo (MLC), l'Alliance des Bâtisseurs du Kongo (ABAKO) , le Bundu Dia Kongo (BDK)… et les associations congolaises, dont l'Avenir du Congo-Devoir de Mémoire, les Femmes Congolaises en Action (FCA), le combat des Congolais de la diaspora , notamment ceux de France s'inscrit dans cette démarche. Un appel lancé à la mobilisation sur Facebook est toujours suivi d'effet.
Les manifestations organisées les 19 février et 12 mars dans les rues de Paris témoignent de la volonté des Congolais de France d'œuvrer avec détermination pour faire bouger les choses en RDC. Ils attirent l'attention de la communauté internationale sur les atteintes aux droits fondamentaux commises au Congo et sensibilisent leurs concitoyens à la question de ces droits.
Les annulations, sur les scènes européennes, des concerts des artistes musiciens Congolais venant de Kinshasa ne sont pas pour leur jeter l'opprobre. Selon "Bana Congo" ou "les combattants", initiateurs du boycott, "L'heure de la prise de conscience collective a sonné !". Les temps ont changé, la récréation est terminée. Les artistes musiciens congolais sont réputés pour chanter et danser à la gloire des membres de l'establishment et donnent ainsi l'impression de méconnaitre la situation de misère dans laquelle vit la population.
Largement diffusé sur Internet, ce débat est au cœur de l'actualité sur les pages Facebook. Les internautes en font leurs choux gras et chacun y va de son commentaire.
Le Congo peut-il être libéré par des révolutionnaires exilés à 8.000 kilomètres du territoire national ? Cette question inonde les pages des Facebookers et suscite échanges et commentaires qui font quelque peu sourire dans les milieux congolais des gens avisés où l'on sait le poids des silences dans les "affaires politiques". L'Histoire ne nous apprend-elle pas que toutes les révolutions ont été impulsées à partir de l'extérieur ?

FRINGALE DE LIBERTE 

A la lumière du changement qui s'opère dans le monde, on peut oser dire que le vent de la révolution qui tourne actuellement sur le monde arabe va atteindre les pays d'Afrique noire. Les Africains subsahariens aspirent aussi au changement et sont prêts à faire de même.
Plusieurs ingrédients semblent déjà réunis pour qu'en Afrique noire tout implose. Les caractéristiques des modes de gouvernance sont quasi identiques : la mainmise sur le denier public avec des méthodes illégales, la corruption, le despotisme, la nature répressive des libertés, les dérives monarchiques dans les Républiques… Ces pratiques seront sans doute la cause des soulèvements des peuples noirs d'Afrique.
Comme les Tunisiens et les Egyptiens, les Africains subsahariens ont la fringale de liberté et veulent se débarrasser de l'injustice sous toutes ses formes. Les révoltes des peuples arabes constituent un signal fort pour les autorités africaines.
Chaque pays a bien sûr ses spécificités, le processus peut prendre plus ou moins de temps, être plus ou moins rapide ici ou là, mais il est sur les rails…La puissance du système ne peut résister devant la volonté du changement, cette volonté qui se transforme, à force d'être opprimée, en une force capable d'écraser les redoutables régimes.

FACEBOOK, UN PAIN BENI POUR LA DIASPORA 

Depuis quelques années, toutes les révolutions, qui se sont soldées par des succès retentissants, sont basées sur la mobilisation des peuples engagés et insatisfaits du système. Et ce, grâce aux nouvelles techniques de l'information et de la communication (NTIC) qui font partie intégrante de notre quotidien.
Internet est devenu un des concepts fondamentaux de la démocratie. Il désigne le lieu symbolique où peuvent s'exprimer toutes les opinions qui structurent le jeu politique, où l'on traite des questions relevant de la collectivité.
On peut certes épiloguer sur les insuffisances de l'Internet qui, selon certains zélateurs de la science, n'est pas la martingale de la démocratie. Mais ses vertus émancipatrices ne sont pas à négliger comme le soutiennent bon nombre d'experts avertis.
Pour les Congolais de la diaspora, Facebook, c'est du pain béni. La Toile leur permet de partager les idées, les rapproche et les galvanise. A la manière des Tunisiens et des Egyptiens, Internet est devenu l'accélérateur du changement politique, social et économique.
Ils ont désormais le sentiment d'avoir leur mot à dire dans le destin de leur pays. La magie de l'Internet leur confère la conviction que son utilisation est un acte politique, qu'ils se transforment en acteurs du changement, en Che Guevara de l'écran.

Robert Kongo, correspondant en France

© Le Potentiel

lundi 4 octobre 2010

La diaspora congolaise de France se félicite du rapport de l’Onu

A l’initiative d’un collectif d’associations congolaises de France, un rassemblement était organisé le 2 octobre à Paris.

Près d’une centaine de personnes ont répondu à l’appel lancé par un collectif d’associations congolaises de France (COJESKI France, Debout Congolais, Devoir de Mémoire, Avenir du Congo, Union du Congo…) à se rassembler, place de la République Dominicaine, dans le 17ème arrondissement de paris, pour se féliciter du rapport établi par le Haut Commissariat aux droits de l’Homme des Nations unies sur les actes criminels commis par l’armée rwandaise dans la région du Kivu, en République démocratique du Congo.

« A partir du moment où les rapporteurs parlent clairement de crimes de guerre, d’actes génocidaires, de crimes contre l’humanité, de crimes sexuels… cela ne pouvait nous laisser indifférents. J’estime qu’il est de notre devoir, nous Congolais, de venir manifester notre présence ici, près de l’Ambassade du Rwanda en France», a déclaré Gaspard- Hubert Lonsi Koko, président d’Union du Congo. Et d’ajouter sur un air quelque peu désabusé : « Dans le rapport qui est publié, on met seulement l’accent sur le génocide des Hutus au Congo. Mais s’il y’a des Hutus rwandais, il existe aussi des Hutu congolais. Donc, il faut souligner qu’il y a eu aussi des morts congolais. Aujourd’hui, nous venons témoigner du sang versé des Congolais » [lire la suite]

Robert Kongo

© Le Potentiel

vendredi 10 septembre 2010

Rassemblement contre les crimes de l'armée rwandaise en République Démocratique du Congo

COJESKI France, Debout Congolais, Devoir de Mémoire - Avenir du Congo
et Union du Congo organisent un Rassemblement contre les actes criminels
de l'armée rwandaise en République Démocratique du Congo


Samedi 2 octobre 2010 de 14 h 00 à 19 h 00

Place de la République Dominicaine
à Paris 8ème et 17ème
Métro : Monceau
(Non loin de l'ambassade du Rwanda)


Nous, peuple congolais, venons de prendre connaissance du rapport provisoire établi par le Haut Commissariat aux droits de l'Homme des Nations Unies. Ce rapport n'étant pas encore officiellement publié, il le serait en principe le 1er octobre 2010. Les rapporteurs disent que certains des faits intervenus en République Démocratique du Congo pourraient être qualifiés d'actes génocidaires. La crédibilité de l'ensemble de ce rapport laisse penser que la majorité de ces violations des droits de l'Homme sont exactes.

En conséquence, Nous, peuple congolais, demandons aux Nations Unies :

- de publier officiellement ce rapport et de mettre fin à l'impunité totale dont jouissent les auteurs de différents crimes (crimes sexuels, crimes de guerre, crimes contre l'Humanité, l'utilisation d'enfants soldats, les exécutions sommaires des populations civiles...) en République Démocratique du Congo en permettant des actions en justice contre leurs auteurs ;

- d'aider la République Démocratique du Congo à protéger ses citoyens et à poursuivre les auteurs des crimes commis sur son territoire ;

- d'œuvrer en faveur d'une justice transitionnelle en instaurant, par exemple à Paris, un Tribunal Pénal International pour la RD Congo (TPIRDC).


TOUCHE PAS À MON PEUPLE !

LE SANG DES CONGOLAIS N'A PAS DE PRIX !

Contacts : 0033626442201 ou 0033646576252
E-mails : kongolaisyasolo@gmail.com


mercredi 23 juin 2010

RD Congo : Etats des lieux et Perpectives d'avenir

 
Avenir du Congo - Devoir de Mémoire (DC) organise une Conférence/Débat sur les thèmes ci-contre : États des lieux et Perspectives d'avenir pour les 50 ans des indépendances de la RD CONGO et de l'AFRIQUE.
 
Des éminents conférenciers essaieront de réfléchir et d'échanger avec les participants pour bâtir un Congo plus beau et une Afrique plus dynamique.
 
Date et lieu :
Vendredi 02 juillet 2010 de 18 h 00 à 22h00
Salle Pierre Nicole
9, rue Pierre Nicole
75005 PARIS

RER B, station Port Royal ou Luxembourg
(en face de l'école nationale de sourds-muets)

Contact :
E-mail : rdc.devoirdememoire@gmail.com
Tél. : 06 67 91 22 18