mercredi 17 juin 2009


Gaspard-Hubert Lonsi Koko est l'invité, ce mercredi 17 juin, du Journal des Auditeurs animé par Eugenie Diecky sur Africa n° 1.

Sujet abordé : La balkanisation de la République Démocratique du Congo

Fréquence : 107.5 Fm (région parisienne)

Rédiffusion : 18 h 30 T.U.

mardi 16 juin 2009

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20090616/035 relatif à l'arrestation des Kuluna à Kinshasa

L’État congolais, déterminé à restaurer son autorité à Kinshasa, a opté pour la lutte contre les Kuluna. Ainsi a-t-il procédé, très récemment, à l'arrestation et à l'emprisonnement de tous ces délinquants qui troublent la paix sociale et l'ordre public dans les quartiers de la capitale. De plus, ces Kuluna continuent à semer l'insécurité dans plusieurs quartiers, défiant l'autorité de l'État.

D'aucuns constatent que, en dépit de toutes les mesures envisagées par le ministre de la Justice dans l'espoir de combattre ce phénomène, l'insécurité ne cesse d'augmenter un peu partout en République Démocratique du Congo. D'après certaines sources, celle-ci est encouragée par ceux-là même qui sont censés rétablir l'ordre pour enfin arrêter les innocents au motif qu'ils sont les auteurs d'actes inciviques.

L'objectif non avoué des opérations de rafles systématiques menées par la police ne consiste-t-il pas à s'en prendre à la jeunesse, actrice du changement dans les urnes lors de prochaines échéances électorales ? Les observateurs avertis soutiennent que cette mascarade permet au gouvernement congolais de mater des jeunes gens qui, en réalité, dénoncent le chômage galopant et réclament leurs droits sans arrêt bafoués.

En tout cas, Union du Congo pense que la seule façon d'empêcher ce phénomène de délinquance de se propager à travers les quartiers de Kinshasa, c'est de créer dans l'urgence des emplois de proximité et d'initier une vraie politique sociale susceptible de consolider la cohésion nationale.

Le Bureau d'Union du Congo

Fait à Paris, le 16 juin 2009

lundi 15 juin 2009

Opération Kimya II : la première et dernière victime c’est la population

Avant même le déclenchement officiel de l’opération Kimya II au Sud-Kivu, son impacte négatif commence à se manifester.

Des dizaines de milliers de personnes déplacées dans les territoires de Kalehe, Shabunda et Mwenga. Cela implique entre autre la fermeture de toutes les écoles primaires et secondaires opérationnelles dans les milieux d’où les gens fuient, c’est-à-dire une année scolaire perdue pour tous ces enfants, avec tous les sacrifices consentis par eux-mêmes et leurs parents. Quand la population fuit massivement ainsi, c’est la famine : pour les déplacées et pour les familles, déjà pauvres, qui accueillent ces personnes en détresse. Une épidémie de choléra se signale déjà dans le territoire de Kalehe.

Mécontentement des Forces Armées Congolaises (FARDC).

Le samedi 6 juin, au Parc national de Kahuzi-Byega, lors du passage d’une délégation officielle, les militaires basés dans cette contrée et leurs familles ont déclaré à ces autorités leur ras-le-bol. Leurs femmes ont marché avec des calicots sur lesquels on pouvait lire «Mbongo ebima» (que l’argent sorte), pour réclamer le salaire de cinq mois impayés de leurs maris. A la question des journalistes, le Chef d’Etat Major des FARDC a reconnu officiellement que c’est vrai et que la faute est due à la «désarticulation de la chaine de paie». Interrogés sur les exactions commises par les soldats FARDC sur les populations locales, leurs officiers ont avoué les faits en ces termes :
«C’est vrai, comment voulez-vous que ces soldats vivent ? Il nous est impossible d’imposer la discipline à des soldats qui ne sont ni nourris ni payés». En d’autres termes, quand les autorités tiennent un tel langage, les exactions sur la population sont maintenant officialisées! Comment alors des militaires dans ces conditions peuvent-ils aller au front et remporter la victoire ?

Echec du Programme Amani au Sud-Kivu

Les Mayi-Mayi qui s’étaient déjà ralliés aux FARDC, se sentent discriminés vis-à-vis de leurs «collègues» du CNDP qui ont le commandement de l’opération «Kimya II». Ils risquent ainsi de se désolidariser de l’armée nationale et soit de se rallier aux FDLR pour combattre les FARDC, soit de créer d’autres groupes armés autonomes. Le danger apparaît d’autant plus grave si l’on considère un autre fait. Dans le cadre du «Programme Amani», pour ce 30 juin, 15.000 Mayi-Mayi étaient attendus dans les Centres de brassage de Luberizi et de Kalehe. Or, à ce jour, seul 1200 combattants se sont présentés à ces Centres, et 79 d’entre eux ont disparu à nouveau dans la brousse . Les restants 13.875 ce sont donc des troupes potentielles qui pourraient se battre contre les FARDC, compte tenu aussi du fait que le Gouvernement à promis la guerre contre les groupes armés non brassés d’ici cette date du 30 juin.

Elections locales et guerre

Les préparatifs des élections locales et municipales en RD Congo sont maintenant accélérés. Le 7 juin 2009, les opérations de révision du fichier électorale ont déjà débuté à Kinshasa. Selon le calendrier de la Commission Electorale Indépendante (CEI), ces opérations doivent débuter sur le reste de l’étendue de la RDCongo le 2 août prochain. Etant donné qu’aux Kivus (Nord et Sud-Kivu) plusieurs circonscriptions électorales sont administrées par les FDLR, la population se pose deux questions : - Fera-t-on guerre et élections au même moment aux Kivus, ou bien ces deux provinces seront-elles exclues du processus électoral en RDCongo ? - Au cas où cette dernière hypothèse s’affirmerait, devrons-nous à ce moment-là dire que les deux Kivus sont régis par un « statut spécial » ?

Face à cette opération qui se prépare, les réfugiés Hutu armés des FDLR renforcent leurs positions de guerre, alors qu’ils souhaitent rentrer chez eux, mais dans un cadre politique bien négocié .

Les FRF

Au même moment que toutes ces cartes sont en train de se dévoiler, les FRF, branche du CNDP au Sud-Kivu, se désolidarisent du Programme Amani et formulent les mêmes revendications avancées par le CNDP au Nord-Kivu. Dans l’entre-temps, des correspondances non rassurantes de mauvaise gestion sont en train de s’échanger à Kinshasa entre la Présidence et le Gouvernement de la République, et une partie des députés nationaux ne cesse de crier à la violation de la Constitution par la Présidence de la République.

Tout devient un «imbroglio», un désordre total, créé sciemment, de toute pièce : pour quelle finalité ? En définitive, la victime c’est la population misérable des Kivus. Elle est victime de tous côtés : des FDLR, des FARDC, des Mayi-Mayi aussi, de nos autorités, ainsi que de la Communauté internationale.

Fait à Bukavu, le 9 juin 2009.

Néhémie Bahizire
© Congoindépendant 2003-200

jeudi 11 juin 2009

Coltanrush, part 1 from Bantunani live at Paris - song against war in Congo


Le titre "Coltanrush" des Bantunani, premier single du nouvel opus "Born2groove", s'inscrit dans l'affirmation de la Nu-Rumba comme forme d'expression musicale d'une nouvelle Afrique dans laquelle le groove est un instrument de "conscientisation" et d'engagement.

Cette chanson dénonce, dans un groove mélancolique, le silence autour de la guerre en République Démocratique du Congo. Elle rejette avec véhémence l'origine ethnique du conflit et désigne le jeu pervers des mains invisibles sur les richesses de l'Afrique.

A travers ce vidéo-clip, au-delà d'une esthétique sobre à caractère pluri-ethnique, on réalise que le les Bantutani livrent un témoignage à la fois solennel et universel qui, porté par le visage d'un enfant, rappelle l'urgence de la situation. L'objectif de ce message, porté par Michel Nzau, c'est de conscientiser l'opinion internationale dans son rapport à l'Afrique et à l'Homme noir...

Dans le cadre de la sensibilisation de l'opinion internationale, un concert des Bantunani sera organisé à la rentrée.

Les Bantunani soulignent que la moitié des fonds perçus liés au téléchargement du titre Coltanrush sera reversée à l'association Union du Congo afin de venir en aide aux enfants et femmes du Kivu.

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vendredi 5 juin 2009

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20090605/034 (La RD Congo sur Africa n° 1)

Le dimanche 7 juin 2009 à 12 h 30 TU (*), le président d'Union du Congo, M. Gaspard-Hubert Lonsi Koko, sera l'invité de l'émission « Les cartes du monde », présentée sur la radio Africa n° 1(**) - avec la collaboration de l'hebdomadaire « Continental » - par M. Francis Laloupo.

Lors de cette émission, que d'aucuns qualifient de rendez-vous de la géopolitique, M. Lonsi Koko répondra aux questions relatives à la République Démocratique du Congo.

Le Bureau d'Union du Congo

Fait à Paris, le 5 juin 2009

(*) 14 h 30, heure de Paris.
(**) Fréquence à partir de Paris : 107.5 FM.

jeudi 4 juin 2009

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20090604/033 (Bantunani : le coltanrush)


Le titre "Coltanrush" des Bantunani, premier single du nouvel opus "Born2groove", s'inscrit dans l'affirmation de la Nu-Rumba comme forme d'expression musicale d'une nouvelle Afrique dans laquelle le groove est un instrument de conscientisation et d'engagement.

Cette chanson dénonce, dans un groove mélancolique, le silence autour de la guerre en République Démocratique du Congo. Elle rejette avec véhémence l'origine ethnique du conflit et désigne le jeu pervers des mains invisibles sur les richesses de l'Afrique.

A travers ce vidéo-clip, au-delà d'une esthétique sobre à caractère pluri-ethnique, on réalise que le les Bantutani livrent un témoignage à la fois solennel et universel qui, porté par le visage d'un enfant, rappelle l'urgence de la situation. L'objectif de ce message, porté par Michel Nzau, c'est de conscientiser l'opinion internationale dans son rapport à l'Afrique et à l'Homme noir...

Dans le cadre de la sensibilisation de l'opinion internationale, un concert des Bantunani sera organisé à la rentrée.

Union du Congo attire également l'attention des hommes et des femmes de volonté sur le fait que 50 % des sommes relatives à la vente du single "Coltanrush" serviront à une action humanitaire au profit des enfants congolais (une école, les enfants de rue...) et des victimes de la guerre dans l'Est de la République Démocratique du Congo.

Union du Congo soutient donc ce combat pour la République Démocratique du Congo et la réhabilitation de l'honneur du peuple congolais, mais aussi pour l'Afrique de demain. Ainsi souhaiterait-elle que les médias diffusent très largement le clip, diffusé en avant première sur le portail de Jeune-Afrique.

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Le Bureau d'Union du Congo

Fait à Paris, le 4 juin 2009

mardi 2 juin 2009

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20090602/032 (RDC : loi d'amnistie pour faits de guerre et insurrectionnels)

Union du Congo attire l'attention du peuple congolais et de l'opinion internationale sur le caractère anticonstitutionnel de la loi d'amnistie, adoptée par la chambre basse le 7 mai dernier et promulguée dans la foulée par le président de la République, relative aux groupes rebelles ayant sévi dans l'Est de la République Démocratique du Congo. En effet, l'article 52 de la Constitution congolaise stipule : « Aucun individu, ou groupe d'individus, ne peut utiliser une portion du territoire national comme base de départ d'activités subversives ou terroristes contre l'État congolais ou tout autre ».

Or, cette loi d'amnistie - qui exclut théoriquement du champ d'application les crimes de génocide, les crimes de guerre et les crimes contre l'Humanité commise dans l'Est de la République Démocratique du Congo - légitime la mutation du CNDP en parti politique et réhabilite purement et simplement ses membres. A partir du moment où elle n'est pas du tout conforme à l'article évoqué ci-dessus, il y a lieu de constater la violation de la Constitution de la République Démocratique du Congo.

Union du Congo propose à la société civile et aux partis politiques congolais d'empêcher l'entrée, de fait, en vigueur de la loi d'amnistie adoptée par la chambre basse le 7 mai dernier et promulguée par le président de la République. Ainsi Union du Congo leur demande-t-elle de saisir le Conseil constitutionnel pour inconstitutionnalité à cause :
- d'une part, du non-respect de l'article 52 de la Constitution ;
- d'autre part, du caractère anticonstitutionnel du dispositif qui reconnaît à la justice le pouvoir de déterminer les cas de personnes amnistiables, alors que le législateur doit dire la loi et non pas la faire ;
- d'autre part encore, du fait que le décret qui attribuera à la justice le pouvoir de déterminer les cas de personnes amnistiables permettra au gouvernement d'agir dans le domaine de la loi.

Par ailleurs, Union du Congo rejette d'ores et déjà "toute idée de la participation immédiate" du CNDP au sein des institutions de la République. Si jamais le gouvernement congolais ne prend pas en compte les arguments évoqués supra, Union du Congo sensibilisera le peuple congolais en vue, en dernier ressort, d'un référendum sur la loi d'amnistie pour faits de guerre et insurrectionnels.

Le Bureau d'Union du Congo

Fait à Paris, le 2 juin 2009